Survivre à l’appel masqué d’un recruteur
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Survivre à l’appel masqué d’un recruteur


Candidats, il peut arriver qu’un recruteur vous appelle à l’improviste, pour un petit brief par téléphone suite à la réception de votre CV par exemple. A-t-il une question ? Veut-il vous tester ? Est-ce un entretien ou une simple demande d’info préalable ? Ce qu’il faut savoir pour marquer des points.

Votre téléphone sonne et il y a un recruteur à l’autre bout du fil. Êtes-vous projeté, soudainement, en entretien d’embauche ? Rassurez-vous… en général, ce n’est pas le cas. Le recruteur a très certainement une question précise relative à votre candidature. Mais il peut arriver aussi (à chaque recruteur ses techniques) qu’il se serve de cet intermède pour vous « tester ». Deux mots clés pour le candidat, donc, dans ce cas de figure : écoute et aplomb.

Ecouter ou rappeler ?

Pour bien comprendre le besoin du recruteur et pouvoir y répondre, un environnement calme est de rigueur. Si vous êtes en pleine réunion, en voiture ou à la sortie de l’école du petit dernier… n’hésitez pas à proposer à votre interlocuteur de le rappeler ultérieurement.

Si vous êtes dispo, l’entrée en matière est importante. Le recruteur tarde à préciser sa demande ? Quoi qu’il arrive, ne vous montrez pas déstabilisé. M. le DRH, si vous briguez un poste nécessitant aplomb et proactivité, veut sans doute vous « tester ». Après les salutations d’usage, vous pouvez sans doute lui demander : « Avez-vous besoin d’une information complémentaire relative à ma candidature ? En quoi puis-je vous aider ? ». Bien sûr, tout dépend du contexte de l’appel et de vos contacts préalablement établis avec le recruteur : quoi qu’il en soit, vous pouvez devancer sa demande en formulant ce type de question.

Vos contacts et un CV à portée de main

L’erreur à éviter : sembler avoir oublié… que vous avez postulé au sein de son entreprise. « C’est pour quelle offre déjà ? Rappelez-moi la date de l’envoi de ma candidature ? »… « Pour éviter ce genre d’impairs susceptible de faire douter de la motivation et de l’organisation du candidat, je conseille de tenir à jour un historique précisant la date et la nature de vos échanges, avec une liste des entreprises et cabinets de recrutement contactés… et de la conserver à portée de mains », recommande Pierre Denier, consultant et coach en projet professionnel, auteur du blog Haut les coeurs.

Mieux vaut également avoir un CV : à travers ce coup de fil, votre interlocuteur peut chercher à valider les grandes lignes de votre parcours, vos compétences majeures, ou avoir une question précise sur une information présente dans votre CV. Certains peuvent vouloir estimer vos prétentions salariales pour le poste brigué ; vous devez donc être au clair sur cette question et pouvoir fournir, au moins, une demande médiane au recruteur.

Surveillez votre langage…

Au téléphone, le recruteur prêtera une attention particulière à votre expression orale . Donc soignez vos formulations, en évitant par exemple les phrases négatives. Pensez en outre que même au téléphone, le sourire s’entend… Surtout si vous visez un poste en lien avec la clientèle. A bannir également les injonctions de type « euh », « ouais » ou « ok ».

Les questions à poser

Si vous avez postulé auprès d'un cabinet qui bosse pour le compte d’un « client mystère », c’est le moment d’essayer de lever le voile. « Le candidat peut profiter de cet entretien téléphonique pour demander qui est l’employeur final. Il n’obtiendra peut-être pas la réponse, mais il a le droit de le demander », ajoute Pierre Denier.

Vous pouvez aussi demander au recruteur des précisions sur la suite du process de recrutement et le timing, solliciter un entretien en face-à-face, voire lui demander ses coordonnées. Vous pourrez ensuite éventuellement lui adresser un mail de remerciement post entretien téléphonique voire un mail de relance si vous n’avez pas de nouvelles dans les délais indiqués.

Sylvie Laidet @ Cadremploi.fr



Commentaires

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Vos réactions
  • Bonape
    Quand je lis les commentaires, je constate que de part et d'autre, les arguments, bien que fondés en partie, manquent de modération.
    On ne peut pas tirer la couverture que d'un seul côté. Il y a des gens corrects dans toutes les corporations, y compris dans la corporation dite des "chômeurs". Les recruteurs sont obligés de faire des choix dictés par leurs clients ou entreprises, choix certainement difficiles parmi un nombre important de candidats pour un seul poste à pourvoir. Les personnes candidates fondent un espoir à chaque contact et malheureusement, l'échec prend souvent une plus grande dimension du fait de la situation précaire. Humainement, ce sont des choses très difficiles à vivre et nous sommes souvent confrontés à un rapport de forces déséquilibré...ceci est le fruit de notre mode de fonctionnement au niveau de la société. Nous retrouvons ces problèmes dans toutes les situations, l'égoïsme, l'appât du gain, le pouvoir sont autant de phénomènes qui nuisent aux rapports entre les humains...et pire, la notion de respect est piétinée à longueur de temps. Il est clairement constaté que dans les sociétés dites "chasseurs de têtes" ou autres recruteurs, l'humain n'est absolument pas ou peu considéré. Comme précisé, ce sont des sociétés !...donc on parle marges, profits, termes dans lequel l'humain n'a pas sa place, c'est un produit. Être candidat relève aujourd'hui plus de la maîtrise des règles de marketing. Ce que l'on a tendance à oublier est l'usage que l'on va faire de ce "produit". Selon cet usage, le produit apportera beaucoup ou...rien à son nouvel employeur, car le "produit" n'a pas de garantie et pas de service après-vente. Un humain reste un humain et son passé ne révèlera pas toujours ce qu'il sera capable de faire dans le futur. Etudier l'humain ne relève pas d'une science exacte et heureusement !
    Les techniques employées par les cabinets de recrutement sont souvent plus que discriminatoires et injustes et ne permettent en aucun cas de mettre en avant les qualités du...recruteur lui-même !...On ne traite pas un humain comme un vulgaire pack de yaourts.

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  • Krouble27
    En clair soyez irréprochables, car le recruteur lui a parfaitement le droit d'être incorrect et d'insister pour vous imposer un pseudo entretien éclair, auquel lui est parfaitement préparé .. et vous non. C'est ce que les "Erre Hache" appellent l'égalité, l'équité, ou autre terme fumeux.

    Il s'imposent, même là ou vous un chien n'oserait pas mettre sa truffe. Il y a deux minutes que vous aviez les mains dans la vaisselle, par politesse vous décrochez et vous répondez aimablement à un type ou à une femme que vous ne connaissez ni d'ève, ni d'adam (ni d'ailleurs d'ailleurs), et voila que ce goujat, mal poli de surcroit, qui éternue son nom plus qu'il ne se présente, insiste pour imposer son inquisition dans votre espace privé alors que vous l'y recevez.
    Ben voyons !

    Le fait qu'il aurait peut être un travail (payé correctement ?) à vous proposer lui octroierait donc le droit du prince ?

    Non mais ! Faudrait voir à pas déconner quand même ! Ces malotrus pourraient frapper avant d'entrer et n'entrer que si ils y sont autorisés ... et n'oubliez pas de vous laver les mains avant de serrer la mienne qui sort de faire la vaisselle.

    Bref, les pratiques Air Hach indiquées dans cet article sont contraires au respect le plus élémentaire.

    LA solution contre ces appels indésirables : filtrez ! Si ils veulent absolument vous parler, ils vous laissent un message, ce qui vous laisse le temps de choisir votre moment et de vous préparer. car si vous avez dû envoyer 20 CV pour décrocher un à deux entretiens, il y a fort à parier que pris de court vous vous emmêliez les pinceaux dès que vous avez décroché.

    Et si le R'Hache (quel joli nom) réfléchissait deux dixièmes de seconde, il comprendrait qu'il n'y a rien d'humainement civilisé dans sa démarche.
    D'ailleurs quand le RH redevient simple citoyen au chômage, pur produit de consommation sur le l'étal du marché du travail ... il approuve.

    Bon courage à toutes et tous !

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  • perth
    IL y a toujours des entretiens par téléphone aux USA :ensuite oui, il y aura contactsiens directs avec les dirigeants de la société .Le recruteur n'est là que pour constater si vous entrez dans le moule voulu par la société .Vous devez savoir ce qu'il faut dire et poser vos questions également ;comme pour tous entretiens d'embauche

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