entretien d'embauche
Entretien : les 7 attitudes qui énervent les recruteurs
Les recruteurs sont des gens comme les autres. Ils ont leurs petites manies, leurs couleurs préférées, leurs vêtements fétiches... et des petits trucs qui les horripilent. Revue des attitudes qu'ils détestent le plus chez les candidats.
Le candidat qui arrive en retard et qui ne s'excuse pas
« Pour moi, la première des politesses, c'est d'arriver à l'heure, s'exaspère L., consultante dans un cabinet de recrutement de la région parisienne. Un entretien d'embauche ce n'est pas un rendez-vous comme un autre. On peut faire un petit effort pour régler sa montre. » Laurent Rodriguez, recruteur chez Lactalis et auteur du blog Recruteur et Candidat tolère un léger décalé dans les horaires. « Un imprévu est toujours possible, mais la moindre des choses, c'est de prévenir. »
Le candidat qui n'a rien préparé
« La personne qui vient et qui ne connaît rien de l'entreprise, c'est super agaçant. Même si c'est quelqu'un qui peut avoir un profil intéressant, elle nous donne l'impression de perdre notre temps », affirme Sandie Guichebaron, responsable RH dans une société d'ingénierie.
Même avis pour L : « Nous, on se prépare en amont d'un recrutement, on étudie le poste, on épluche des CV et des lettres de motivation... C'est une plaie quand le candidat n'a aucune question à poser parce que lui n'a pas eu deux heures à nous consacrer avant de venir nous rencontrer. »
Le candidat qui ne parle que de lui
« C'est sûr, les candidats sont là pour se vendre... mais on sait qu'ils travaillent rarement seul. Alors la personne qui ne parle que d'elle, sans jamais évoquer son équipe, son organisation, son entreprise, ça donne l'impression qu'elle ne pense qu'à son nombril. Et ça peut vite devenir usant », avant Laurent Rodriguez. « Il y a aussi celui qui essaie de se survendre ou de tricher sur son CV, ajoute Sandie Guichebaron. On le voit arriver de loin. »
Le candidat trop à l'aise
« Il m'est arrivé une fois de voir un candidat arriver en short à l'entretien, s'installer après m'avoir à peine dit bonjour et se vautrer sur sa chaise comme chez mémé, se souvient L. Ce jour-là , je me suis dit qu'après lui n'importe qui me paraîtrait le candidat idéal. » « C'est sûr qu'on n'est pas entre amis, poursuit Laurent Rodriguez. On peut arriver détendu, mais il y a des codes à respecter. Heureusement, la grande majorité des candidats le savent. »
Le candidat qui refuse de répondre aux questions
« Pour certains, chaque question est « trop personnelle ». Ca passe une fois... mais au bout de deux ou trois fois, j'arrête de poser des questions et je laisse la personne se débrouiller elle-même », explique Laurent Rodriguez. A priori, ce n'est pas bon signe. « Mais le pire, reprend le recruteur, ce sont les candidats très revendicateurs, qui nous prennent de haut. On sait que les process de recrutement sont lourds, compliqués et amènent à bien des frustrations. Mais quand vous avez réussi à décrocher un entretien, ce n'est plus le moment d'être remonté contre nous. »
Le candidat qui veut être calife à la place du calife
« Les petits jeunes sans expérience qui réclament un poste pour lequel ils n'ont pas eu le temps d'acquérir les compétences, je trouve ça assez gênant, note Sandie Guichebaron. Ils veulent tout de suite devenir chef à la place du chef et montrent ainsi qu'ils n'ont pas vraiment compris comment fonctionne une entreprise... Et c'est surtout prétentieux et arrogant. »
Le candidat qui ne parle pas
« On sait que c'est stressant un entretien et on est tolérant sur les manifestations d'angoisse. Mais les personnes à qui il faut soutirer chaque mot, qui ne répondent que par oui ou par non, c'est franchement épuisant », avance L. Idem pour Laurent Rodriguez : « Ca met très mal à l'aise. Et ce à quoi pense rarement le candidat, c'est que l'entretien peut aussi être très anxiogène pour un recruteur. Les opérationnels, notamment, ne sont pas forcément préparés à ce type d'exercice et peuvent être aussi stressés qu'eux. »
Tiphaine Réto © Cadremploi.fr


* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.
Répondre
Répondre
Répondre
Répondre
Répondre
Quand sur une période de 18 ans, vous avez été 15 fois sur le podium dont la dernière année, que vous êtes remis en question en vous attaquant à un master à l'âge de 48 ans, que cela a abouti à votre licenciement car il ne pouvait y avoir deux directeurs commerciaux pour la France, que ce n'était pas là votre objectif,qu'à la suite de cela vous avez envoyé 1500 CV sur un an, reçu 11 réponses, décroché 4 entretiens, les 4 suivis d'un second entretien, et que l'on finit par vous dire que vous êtes sur-dimensionné par rapport au poste, on ne peut s'empêcher de penser d'avoir atteint la limite d'age pour retrouver un emploi. Il semblerait que certaines directions préfère s'entourer de jeune cadres inexpérimentés et sous payés plutôt que d'avoir à faire à une personne opérationnelle de suite qui risque de mettre le doigt là où ça fait mal, c'est à dire le manque de remise à niveau des cadres supérieurs dans certaines entreprises et pas forcément les plus petites.
Alain
Répondre
Répondre
Si je vous avez écouté tous autant que vous êtes, j'aurai fait chômeur longue durée mais sans vous je fais entrepeneur et je recrute mon personnel, myself...A bon entendeur
Répondre
Il y aura certainement un article destiné aux recruteurs pour leur montrer ce qu'il ne faut pas faire à un candidat ... (Mais je comprends tout à fait le ras le bol exprimé dans les commentaires)
L'article en lui-même est assez bien fait mais pour finir, je citerai mon cher Werber :
"Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre" ...
A bon entendeur ...
Répondre
Répondre