Entretien : les pires bourdes des candidats
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Entretien : les pires bourdes des candidats


Qu’est-ce qui prend la tête aux chasseurs de têtes ? Qu’est-ce qui déconfit le plus stoïque des DRH ? Nous avons demandé à ces derniers de se souvenir des impaires de candidats qui les ont le plus marqués en entretiens d’embauches. Un florilège qui fait sourire, mais qui s’avère, aussi, instructif.

La question annexe éliminatoire

Le recruteur vous interroge sur vos loisirs ? Attention, terrain glissant ! « Une fois, un commercial m’a cité le scoutisme comme activité extraprofessionnelle, raconte Jean-Christophe Thibaud dirigeant du cabinet Lectia. Seulement, il s’est vraiment trop appesantit sur le sujet et, de fil en aiguille, il en est arrivé à m’expliquer pour quel candidat il avait voté aux dernières élections… » Résultat ? « Je l’ai écarté à cause de son manque d’à propos ». Dommage ?

L’intérêt déplacé

À la fin de l’entretien, le candidat est généralement invité à poser des questions au recruteur. Impossible, pour Vincent Cochet, manager opérationnel au sein du cabinet Humanessence, d’oublier celui-ci : « Les deux seules questions qu’il m’a posées après lui avoir présenté l’entreprise concernaient la salle de pause : dans quel bâtiment était-elle et à quoi ressemblait-elle ? ». De là à penser que le candidat le faisait exprès… Son CV était intéressant mais le recruteur, dépité, a dû l’éliminer.

Trop demandé, pas recruté

Au-delà des compétences et des qualités, ce qui fait la différence en entretien, c’est la motivation. Et pourtant… Thierry Andrieux, fondateur du cabinet Humanessence, se souvient : « je recevais un jeune homme ayant postulé à un poste de contrôleur de gestion. Aussitôt entré dans mon bureau, il s’est affalé sur le fauteuil, la tête dans une main. Il m’a avoué, l’air exténué, que c’était son 5e entretien de recrutement de la journée et m’a demandé avec le plus grand sérieux s’il allait devoir résumer son parcours une fois de plus… » Vu le contexte, la réponse a été non.

Un poste à la fois

« Avant de recevoir les candidats en entretien, je valide certains points au téléphone avec eux, explique Jean-Christophe Thibaud. Je leur parle notamment de la mission à pourvoir et de l’entreprise afin d’être sûr que ceux qui viennent soient réellement intéressés. Il m’est arrivé plusieurs fois de recevoir des commerciaux qui m’avouaient, le jour J, qu’ils n’étaient pas motivés par le poste mais souhaitaient savoir si je n’en avais pas un autre sous la main, comme s’ils étaient chez l’épicier ! » Cette remarque a refroidi le recruteur, qui avait visiblement préparé le terrain.

Une tenue inappropriée

En entretien de recrutement, l’habit fait presque toujours le moine. Pour mettre le recruteur dans sa poche, mieux vaut adopter le dress code correspondant à l’entreprise visée. Conservateurs, les recruteurs ? « Je me souviens d’un candidat rencontré dans le cadre d’un poste de comptable. Il était arrivé vêtu d’une tenue sportswear et d’un pull à capuche, raconte Thierry Andrieux. Lorsque je lui en ai fait la remarque, il était très étonné et m’a rembarré en me disant que ce n’était pas moi le client final… » Une insolence qui lui a valu de se prendre une veste.

Le bobard de trop

Les recruteurs auraient un sixième sens lorsqu’il s’agit de débusquer les imposteurs. Ce candidat, reçu par Vincent Cochet, en a fait les frais. « La signature qui figurait sur l’un de ses certificats de travail était la même que celle apposée sur son dossier de candidature. Lorsque je lui ai demandé si c’était un faux, il m’a félicité en me disant que j’étais le premier à le coincer ! » Même si ce candidat a reconnu son erreur plutôt que de s’enfoncer encore plus, il a rompu la fameuse « relation de confiance » instaurée avec le recruteur.

L’agressivité ne paie pas

En entretien, il faut veiller à ce que le rapport de force soit équilibré. Attention, donc, à ne pas faire du zèle ou à ne pas chercher à prendre l’ascendant sur son interlocuteur. « Je me souviens d’un candidat qui était extrêmement sur ses gardes. Au bout d’un moment, il a refusé de répondre à l’une des questions que je lui posais sur son parcours professionnel, se remémore Philippe Arsac, président du cabinet EuroWin Consulting Group. Il m’a retourné, du tac au tac : et vous, qu’auriez-vous fait dans ce cas là ? » Il arrive aussi qu’un recruteur ne comprenne pas la question.

 Aurélie Tachot © Cadremploi.fr



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