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Défendre parcours universitaire

Universitaires, adoptez les bons réflexes en entretien d'embauche


Ne nous voilons pas la face : un DRH est plus disposé à dérouler le tapis rouge à un étudiant de grande école qu'à un jeune diplômé d'université. De ce fait, apprendre à valoriser ses stages, petits boulots, activités associatives lors de l'entretien s'avère déterminant pour rassurer le recruteur sur la richesse de votre personnalité.

Le niveau de sélection et le prestige des grandes institutions rassurent les recruteurs. Mais si un universitaire est distancé sur le plan de la formation initiale, il ne l'est pas forcément sur la faculté d'adaptation, la force d'implication, ou encore la capacité à travailler en équipe. A chacun de choisir les bons arguments pour éveiller la curiosité du recruteur.

 

Stages et petits boulots, des « plus » à mettre en avant

 

« Un diplôme prestigieux n'a jamais été un sésame pour la réussite ». Pour Pierre Blanc-Sahnoun, coach au sein de la Coopérative atlantique des ressources humaines (CoopRh), ne pas sortir d'une grande école ne condamne pas forcément un candidat à occuper des fonctions subalternes. « Un bon cursus universitaire associé à des stages, voire des petits boulots de qualité, a aussi des chances de séduire un DRH à condition de bien mettre en valeur ses expériences professionnelles » explique Pierre Blanc-Sahnoun. Pourquoi ?« Car, elles illustrent plus votre personnalité que vos diplômes, poursuit le coach. Elles traduisent des qualités d'implication et d'adaptabilité. Un étudiant ayant beaucoup travaillé pour muscler son CV exprime une personnalité volontaire, voire passionnée, et de réelles capacités à s'engager.»

 

Les avantages des grandes écoles face à l'université sont connus : un réseau d'associations sportives et culturelles tentaculaires, un carnet d'adresses prestigieux, un système pédagogique basé sur une formation de haut niveau avec de nombreux stages obligatoires. « Les étudiants d'université doivent avoir à l'esprit que les stages sont aussi important que les diplômes pour un recruteur, indique Pierre Blanc-Sahnoun. Si un étudiant de faculté peut justifier d'un nombre de stages en entreprise équivalent à un élève de grande école, celui-ci marquera des points d'emblée. »

 

Les loisirs donnent de l'épaisseur à une personnalité

 

Loisirs et activités associatives peuvent également apporter un petit coup de pouce appréciable. A condition d'être présentés dans la « langue » de l'entreprise et non comme un passe-temps. Si, par exemple, vous avez dirigé le Bureau des élèves de votre université, organisé des débats littéraires dans la librairie de votre quartier, ou encore obtenu une bourse pour la réalisation d'un projet artistique, parlez-en comme d'une expérience professionnelle !Et n'hésitez pas à évoquer vos « objectifs », « motivations » et autres « résultats » lorsque vous détaillez votre implication. Qu'on se le dise, vos centres d'intérêts peuvent aussi vous donner de l'épaisseur. Et quand bien même vous vous rabâchez - pour les plus défaitistes d'entre vous - que les hobbies n'ont jamais permis d'acquérir de solides compétences mais tout au plus de les survoler, décomplexez-vous une bonne fois pour toute : « Il ne faut pas culpabiliser de ne pas être en mesure de mobiliser de nombreuses compétences, insiste Pierre Blanc-Sahnoun. Car en recrutant un jeune diplômé, un DRH mise davantage sur un potentiel qu'il n'achète des compétences. C'est pour cela qu'il est primordial d'axer votre présentation sur la richesse de votre personnalité et votre aptitude à intégrer sans difficulté une équipe. »

 

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Commentaires

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Vos réactions
  • E
    Très souvent et trop souvent un parcours universitaire est assimilé à un parcours théorique et sans stage. Les grandes écoles prennent de la place et trop de place dans l'esprit d'un recruteur. On en oublierait presque l'existence des IAE, par exemple, qui dépendent de l'université, mais dispensent d'enseignements aussi riches, denses et pratiques qu'une école de commerce, avec des concours d'entrée, des oraux, des travaux de groupe, des obligations de résultats et des stages, que bien souvent les étudiants doivent trouver d'eux-mêmes. Car s'il y a une différence entre un IAE et une école, c'est son réseau. Mais justement cela ne devrait-il pas être un signe de persévérance?
    Il est temps d'ouvrir ces opportunités aussi à ces jeunes diplômés, qualifiés et motivés, et de ne plus considérer que ce qui n'est pas école, n'est pas.

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  • Dairou jean-marc
    Cet article ne fait pas mention des étudiants "âgés" de l'université, qui subissent une au moins double discrimination. Le mieux est d'innover et de s'inscrire dans la création de services libéraux, lorsque la spécialisation le permet, évidement.

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