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Surqualifié ? Comment rassurer les recruteurs avec sa lettre de motivation

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Ce poste vous tient à cœur -ou vous n’avez vraiment d’autres choix-, mais au vu de votre expérience, vous êtes clairement surqualifié pour le job. Nos conseils pour rassurer et convaincre grâce à votre lettre ou mail de motivation.

La vérité, si je mens

Le pire serait de nier le décalage de niveau ou de chercher à noyer le poisson. Or le recruteur n’est pas idiot. Un rapide coup d’œil au CV lui permettra de constater une expérience longue comme le bras. Donc assumer en parlant vrai. « Une phrase du genre, "après 20 ans d’expérience en direction commerciale, je souhaiterais me concentrer sur tel secteur pour telles et telles raisons" », illustre Pauline Lahary, fondatrice de mycvfactory.com.

 

Pas surqualifié mais à forte valeur ajoutée

Pas question d’énumérer par le menu, tous les postes que vous avez brillamment occupés. Au contraire, sélectionnez uniquement ceux dont les compétences sont transposables dans le poste visé. Ainsi le recruteur pourra immédiatement vous projetez dans la fonction. Insistez sur le fait que vous serez opérationnel de suite.  « Être surqualifié est un atout mais c’est vrai que cela effraie les recruteurs. Donc étayez votre lettre de motivation d’anecdotes concrètes, marquantes et attestant de votre forte valeur ajoutée », conseille Pauline Lahary.

 

Vous ne venez pas chez lui par hasard

Vous postulez peut-être à ce poste par défaut mais le recruteur ne doit pas le sentir. « Vous devez au contraire lui démontrer que le poste visé correspond à votre projet professionnel du moment et que votre candidature répond à une vraie stratégie de carrière », poursuit cette spécialiste du recrutement. Oui, vous avez une solide expérience derrière vous, mais aujourd’hui, vous êtes prêt à relever un nouveau challenge. Donc si vous avez travaillé 15 ans dans des grands groupes, mais que vous avez aujourd’hui envie de participer à l’essor d’une start up, dites-le comme ça. De même, si vous souhaitez passer d’un poste fonctionnel à un job plus opérationnel pour être davantage en prise avec le terrain et les clients. Motivez votre choix de répondre à une annonce pour laquelle vous êtes, a priori, surdimensionné. « L’un de mes clients venant du monde du conseil en informatique avait très envie de se lancer dans l’univers des applis B to C. Pour faire ses armes dans le secteur, une mise à niveau de ses compétences s’imposait dans un poste inférieur en termes de responsabilités et de salaire. Son humilité et sa passion pour ce secteur ont convaincu un recruteur de lui faire confiance », illustre Stéphanie Roels, directrice du cabinet Elysée Coaching.

 

Misez sur l’adaptabilité

« De part leur expérience, ces candidats, notamment les seniors, ont connu tellement de situations différentes, qu’ils ne vont pas s’effondrer au moindre couac », insiste Karine Doukhan, directrice de la division Robert Half Management Resources. Donc dans la lettre de motivation, insistez sur votre capacité à prendre de la hauteur par exemple face à des situations de crise ou de croissance exponentielle d’une entreprise. « En quelques mots, évoquez votre disponibilité, votre résistance au stress et votre capacité à assumer vos responsabilités », ajoute Stéphanie Roels.

 

Monsieur/Madame Loyal 

Soyons honnête, compte tenu du marché de l’emploi des seniors, les quinquas, souvent très, voire trop qualifiés et expérimentés, galèrent pour décrocher un job. « L’emploi des seniors est compliqué. Donc contrairement aux juniors, ils ne sont pas dans la revendication immédiate d’un autre poste ou dans le zapping. Ils sont stables et loyaux envers l’entreprise. Deux qualités très appréciées des recruteurs en ce moment », insiste Karine Doukhan. Donc, appuyez également sur ce point dans le mail de motivation afin d’anticiper les éventuelles objections d’un recruteur.

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lola13

16/03/2016

à 14:53

Que je trouve cette discussion passionnante ! 44 ans, femme et cadre, à la recherche d'un emploi depuis plus d'un an et je crois rêver !

Je découvre la perversité du monde des "chercheurs d'emplois" et tout ce que nous devons endurer et supporter ! Et surtout, il faut garder la pêche et y croire !

Bon courage

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nawak

13/03/2016

à 17:09

Et connaissez vous la réponse à la question (non posée mais tellement perceptible) : et vous prendrez ma place dans combien de temps ?

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Piero73

14/03/2016

à 10:37

Cette question, on me l'a posée 50 fois ! et quand elle n'était pas posée pendant l'entretien, le recruteur avait lui-même imaginé la réponse .... Les entreprises qui recrutent sont encore très loin d'avoir une attitude ouverte et vertueuse envers les seniors.

Quand après des mois, voire des années de galère, on ne revendique qu'un peu de stabilité (quitte à y laisser 30 voire 50% de son précédent salaire), donc qu'on sera a priori les plus fidèles des collaborateurs (même si, avec notre expérience, on ne se laisse moins facilement marcher sur les pieds), et bien le recruteur nous répond : "à la première occasion de retrouver un job mieux payé ou avec plus de responsabilités, vous allez filer !".
Mais ça, c'est vrai quand on a 30 ans !

Donc cet article est bien sympa, mais dans la pratique, ça ne marche pas. Le senior qui décroche un job comme ça est une exception miraculeuse, car de nos jours, on trouve toujours quelqu'un de 30 ans qui a les compétences pour occuper ce poste. Et un recruteur (français, car à l'étranger c'est différent, question de mentalité) préférera TOUJOURS quelqu'un dans une dynamique de progression que quelqu'un dans une dynamique de régression.
On nous a éduqué dans nos écoles et universités à une carrière ascendante en termes de responsabilités et salaire. Personne n'imaginait qu'une carrière pouvait aussi être constituée de "hauts" et de "bas", parfois choisis, parfois subis.
Une "régression" de responsabilité sur un CV suscite toujours la suspicion du recruteur, qui va chercher à détecter une forme d'échec.

C'est pour cela que j'ai décidé d'être entrepreneur, car devant mes clients, je n'ai pas besoin de me justifier de mes "hauts" et de mes "bas".

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Zorglub

13/03/2016

à 10:41

C'est pourtant simple :
1-les entreprises ne recrutent plus de seniors car ils sont censés, ne plus pouvoir interagir avec la génération Y : ils ne sont pas flexibles, pas agiles et pas connectés et puis ils feraient tache dans les Happy hours (ça pourraient etre nos parents...) -ce sont nos amis gourous du numérique qui en ont décidé ainsi by the way...il faudra se pencher de plus près sur la réalité de ces assertions et leur y opposer beaucoup d'autres choses tout aussi importantes que peuvent apporter les seniors aux entreprises....

2-Les chasseurs et divers recruteurs vont tout faire pour écarter les seniors de la sélection proposée à leur client Le problème c'est qu'ils savent que ce n'est pas légal et donc ils vont : éviter les contacts, cloisonner les appels téléphoniques et lorsque il y aura entretien (et c'est de plus en plus rare), dire au senior qu'il est surdimensionné, pas assez ceci ou trop celà-leur seul but c'est de se débarrasser de ce candidat encombrant qui leur fait perdre du temps, car ils n'ont pas l'intention de "pousser" ces candidatures dérangeantes auprès de leur client.

3.Le chomage des seniors progresse donc de façon affolante et pire, le désespoir s'installe chez ceux qui sont sur la touche depuis plusieurs semestres, voire plusieurs années traités finalement comme...... des chiens...... par les sociétés de recrutement. Ils ne retrouveront finalement que par "copinage" .

4. Mais le point intéressant dans cette histoire du chomage des seniors, c'est de qui tout celà est-il la faute ?

et bien tout simplement de l'Etat et de l'inspection du travail. Vous savez certainement que toute entreprise a l'obligation de tenir un registre des entrées et sorties des employés. Il suffirait donc de faire des controles auprès des entreprises et de vérifier combien d'employés seniors ont été recrutés sur l'année par rapport au nombre total d'employés recrutés. Si il n'y en a pas eu alors il est de la responsabilité de l'Etat de faire respecter la loi sur l la discrimination qui punit de 75000 euros d'amende et de trois ans d'emprisonnement ceux qui discriminent; (donc les DRH et les DG) des entreprises concernées je pense qu'après un ou deux exemples bien "salés", celà pourrait bien faire infléchir les choses et permettre d'adapter une partie de l'emploi aux seniors. Je signale à l'occasion de ce post, que on pourrait également se pencher sur le sort des stages multiples des jeunes qui sont un véritable scandale en France, car illégaux, mais c'est un autre sujet.

Messieurs, Mesdames les seniors, le problème est en France que nous ne vivons plus dans un état de droit mais dans un état de la lacheté, de la collusion et du rejet de l'autre. L'Etat fait promulguer des lois qu'il ne fait pas appliquer ensuite-c'est la forme la plus subtile du mépris des citoyens-probablement ceux que l'on appellera à terme "les sans dents" puisque faute d'avoir un revenu économique ils ne pourront plus aller chez le dentiste...
Tout les autres discours fumeux pour vous apprendre à bien vous présenter, bien vous comporter en entretien, bien expiquer que vous n'etes pas surdimensionné... ne sont que poudre aux yeux, visant à détourner votre attention de la prise en compte de la vraie responsabilité de la situation en l'occurence celle de l'Etat- mais celà ne touchant pas les fonctionnaires....ça ne les empeche pas vraiment de dormir....Nous, Si !!

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stéphane

21/03/2016

à 19:47

Parfaitement d'accord avec vous !
On masque la réalité. Employer des séniors difficilement malléables d'après eux, alors que nous ne demandons qu'à avoir du travail, mais en ont-ils ? et surtout combien de marge sont-ils prêts à se faire sur le dos des plus précaires, des plus fragiles en vendant des compétences que certains juniors n'ont pas et en refusant ces mêmes compétences d'un sénior expérimenté. Ou en refusant de former parce que ça leur coûte cher ! Mais si ça leur coute cher à eux, combien croient-ils que cela nous coûte ? C'est Kafkaïen !
Pour qu'il y ait du travail en France, il faut non seulement des idées, mais des finances. On ne fait rien avec rien.

80% des autoentrepreneurs si ce n'est pas plus vivotent ! On lance des plans de relance économique basé sur les services à la personne sauf que ces personnes sont démunies et ne peuvent payer les prix qu'on leur impose.
A force d'avoir endetté les communes, par des contrats basés sur l'emprunt indexé sur le cours de la monnaie suisse, certaines collectivités au bord du gouffre financier ont dû augmenter les impôts des citoyens locaux. Bravo aux Banques qui ont mis ces élus pas très regardant sur la gestion ou ignorant des turpitudes du business dans cette gabegie !

Quant aux entreprises qui cherchent des clients, et si possible des clients rentables on leur souhaite bien du mérite, alors qu'elles traitent avec des partenaires fournisseurs qui sont référencés (c'est à dire qu'ils seront retenus éventuellement car il y a toujours la mise en concurrence) s'ils font minimum 1 millions de CA (enfin sur le papier), on comprend que les affaires restent dans les mains d'une minorité qui ne redistribuera que des miettes. Par conséquent pas de quoi générer du travail dans ces conditions d'attributions de marché et de corruption généralisée.

L'emploi des séniors passe trop souvent par la précarité, parce qu'il n'y a jamais eu assez de travail pour tous quelles que soient les époques et nous ne sommes pas dans le pays (7ème puissance mondiale) du plein emploi ! Les recruteurs trouvent tous les prétextes pour évincer des candidatures sauf s'il n'y a pas de concurrents sur telle ou telle discipline. Certains employeurs ou responsables plus jeunes ne veulent pas avoir à diriger des séniors. Serait-ce irrespectueux que d'avoir à commander ou à avoir des séniors qui travaillent pour gagner leur vie ? car en termes de motivation, c'est bien la première nécessité vitale qui nous importe plus que tout autre considération.

Fin 2010 la chambre des notaires avait calculé le patrimoine moyen des français qui s'élevait à 150000 euros et on nous présente royalement sur France 2 au 13h que la Franchise est un business qui marche avec des investissements pour le franchisé de l'ordre de 800000 euros pour la Fnac et Darty (il y en a des moindres certes !) ...comme étant des exemples de relance économique .... De qui se moque t 'on ?

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Philippe

09/03/2016

à 19:25

A chaque fois que j'ai rencontré un recruteur, passage obligé après avoir fait fonctionner mon relationnel, la sentence tombait, pas fait pour ce poste, dixit "des jeunes RH francais tres diplomés et competents !!! Evidemment mes supérieurs hiérarchiques me connaissant depuis de longues années, prenaient le parti de m'intégrer quand meme. Et la surprise, j'ai toujours surperformé dans les postes occupés. J'en deduits que je n'ai pas le profil ou que les recruteurs en France ont un gros problèmes. Et bien c'est la deuxième solution car l'esprit francais et completement fermé contrairement à d'autres pays ou on met les gens en poste et ensuite on vire s'il n'a a pas de résultat tout simplement. Et il faut que les cabinets de recrutement justifient leur salaire dont tres peu ont des compétences mais se servent de logiciels... Et oui nous sommes a l'ère des machines et bientot il n'y aura plus de travail et surtout plus besoin de recruteurs...

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Piero73

14/03/2016

à 11:00

Bien d'accord avec ça, le système des cabinets de recrutement en France est juste lamentable.
J'ai même été reçu récemment dans un cabinet par un consultant plus jeune que mes enfants, 6 mois d'ancienneté, pour un poste de niveau Direction Générale. Ce jeune, très courtois et agréable au demeurant (ce qui n'est pas toujours le cas), ne se sentant probablement pas légitime pour juger de mes compétences sur un poste dont il n'avait manifestement pas compris l'envergure (c'est moi qui lui ai expliqué le contenu), a fini par me raconter sa vie, son parcours .... Le monde à l'envers. Mais au final, c'est son chef qui est intervenu pour sabrer ma candidature, normal ils avaient un gars de 30 ans à placer sur le poste.

Ces cabinets sont pour la plupart des parasites, surtout bons pour prendre un gros paquet de billets aux entreprises.
Combien de fois ai-je vu un poste non pourvu pendant des mois, voire des années ? le cabinet de recrutement présentait des candidats non retenus pas l'entreprise .....
J'ai beaucoup recruté moi-même dans ma vie, je n'ai jamais eu besoin de cabinet intermédiaire, et j'ai toujours été content de mes collaborateurs. Bien sûr, c'est un peu long et fastidieux d'éplucher des dizaines de CV, mais après, la décision se fait en 2 minutes, dès le début de l'entretien : "j'ai envie, ou je n'ai pas envie de travailler avec elle/lui". Et ça, aucun cabinet de recrutement ne peut le faire à ma place !

J'ai travaillé en Suisse, le processus de recrutement a été ultra-rapide : "Vous avez les compétences ? on va voir ça ....."
Ca dure ce que ça doit durer, si cela ne va pas, pour des raisons économiques ou plus personnelles, le processus de séparation est aussi très rapide.

Ceci étant dit, et puisque c'est d'actualité avec la réforme du Code du Travail, j'ai toujours été en CDI, et j'ai été licencié 3 fois pour motif économique. A chaque fois, j'ai eu 2 jours pour faire mes valises. Alors qu'on ne vienne pas me dire qu'en France, c'est difficile de licencier. Quand il y a une VRAIE raison, c'est super simple. Et le CDI ne protège personne.

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stéphane

21/03/2016

à 19:26

Parfaitement d'accord notamment avec votre dernière remarque. Les employeurs semblent toujours se plaindre de ne pas être en capacité de se débarrasser d'un collaborateur encombrant voire coûteux. C'est peut-être effectivement le cas pour les TPE mais on trouve toujours un motif même des fallacieux tel que : prendre le café sur son temps de travail est considéré comme du vol... et oui il fallait y penser !

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Richard

10/03/2016

à 19:25

L'esprit français s'adaptera. C'est surtout qu'une fois qu'on a embauché quelqu'un il est très difficile et coûteux de le virer s'il ne donne pas de résultats. Donc on prend son temps pour trouver le profil qui a le plus de chances de donner satisfaction, quitte à passer à côté de perles. Tout le problème vient de la rigidité du système français, mais à voir ce qui se passe en ce moment tout le monde ne semble pas convaincu.

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stéphane

21/03/2016

à 19:48

Curieux comme cette rigidité du système nécessite beaucoup de souplesse des candidats !

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Piero73

14/03/2016

à 11:21

Pas d'accord avec vous.
Voici mon témoignage : pendant 25 ans j'ai été en CDI (maintenant je suis entrepreneur), et j'ai perdu 4 fois mon travail.

La première fois, suite à une divergence avec mon DG, j'ai signé une rupture conventionnelle : facile, rapide (1 semaine de pré-avis effectué, le reste payé) et pas cher (surtout que je n'avais que 2 ans d'ancienneté);
Les 2 fois suivantes, licenciement pour raison économique : selon la bonne règle du "last in - first out", je faisais partie des "condamnés" (malgré mon statut "protégé" de délégué du personnel cadre pour le 2ème cas). Ultra rapide (2 jours de pré-avis effectué, le reste payé), et pas cher pour l'entreprise.
La 4ème fois, période d'essai (4 mois) non confirmée, pour des raisons économiques et probablement plus personnelles : ultra-rapide (pas de pré-avis), coût nul pour l'entreprise.

Tout ceci pour dire que, contrairement à ce qu'on veut bien nous faire croire :
- le CDI ne protège personne en France,
- le CDI (et a fortiori le CDD) ne bloque aucune entreprise, et qu'il est très facile de licencier quand il y a de VRAIES raisons (c-à-d économiques),
- et que pour tester un candidat, il existe les périodes d'essai renouvelables (en 2 fois 4 mois, on arrive à savoir si la personne tient la route ou non, à condition cependant de la manager un minimum ....)

Le problème en France tient à notre éducation et la mentalité qui va avec :
on est nourri aux mathématiques et à l'illusion que la vie est faite de problèmes bien posés avec une solution unique.
Résultat : les recruteurs ne veulent prendre AUCUN risque, et quand il s'agit de remplacer quelqu'un, ils recherchent son clone ! Les intitulés d'offres d'emploi sont juste délirantes. J'ai vu par exemple récemment une entreprise fabriquant des fenêtres en PVC qui cherchait son responsable de BE : l'offre stipulait "10 ans minimum d'expérience dans la fenêtre PVC" ! Si le type a besoin de 10 ans pour comprendre la structure d'une fenêtre PVC, c'est inquiétant ..... Et c'est comme ça pour tous les recrutements, on va chercher les expériences qui correspondent exactement au poste, sans analyser les transpositions de compétences.
En Suisse, en Angleterre, en Italie, en Espagne, bref partout, c'est totalement différent. Vous venez, vous faites vos preuves ou vous partez. La période d'essai française doit servir à ça.

Donc on se cache derrière les soit-disant lourdeurs du Code du Travail pour masquer la simple frilosité culturelle de nos recruteurs.

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stéphane

21/03/2016

à 20:11

Tout à fait exact !

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En réponse à Richard

AX

11/03/2016

à 15:49

Avant de l'embaucher il y a une période d'essai ou l'employeur peut se défaire de son employé si celui ne convient pas pour le poste proposé !!!!

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Benoit

10/03/2016

à 15:02

Je suis tellement d'accord avec le message de Philippe.

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Ani

09/03/2016

à 16:27

Bon au Canada (Québec) c'est différent des commentaires fait précédemment par mes amies de la France. Cet article correspond tout à fait à la position et perception des quiquas dans le marché actuel. La valeur ajoutée que nous apportons et les qualités personnelles développées font tout à fait partie des avantages qui sont considérés par un éventuel employeur. Mais bien entendu encore faut-il qu'il ait des opportunités d'embauches ... alors bonne chance à tous ceux et celles à la recherche d'un nouveau boulot :-) Ani

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Roberto

09/03/2016

à 14:51

je suis tout à fait Delphine, les RH ou les cabinets de recrutement ne lisent pas les lettres de motivation,pourquoi faire ? Arrêtez de nous balancer ce "vieux modèle". Il y a une masse de candidats sur le marché, il suffit de se baisser pour trouver le candidat qui cadre, les CV sont lus dans un premier temps par un logiciel qui fait le tri, la productivité grâce à la numérisation se fait aussi sentir dans ce secteur d'activité.

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S.V.Simonneau

09/03/2016

à 12:48

Merci pour cet article plein de bon sens . Le diagnostic sur la valeur ajoutée des Seniors expérimentés en termes de compétences immédiatement transposables et opérationnelles, de disponibilité, solidité, flexibilité, fiabilité.... est souvent juste.
Les conseils des différents participants à cet article pour répondre à un job pour lequel un Senior serait surqualifié sont pertinents, cependant peu opérables en réalité pour avoir moi-même suivi cette méthode depuis 2 ans déjà.
Les recruteurs (DRH et cabinets) définissent et critérisent préalablement le profil du candidat en fonction du job à pourvoir et veulent être rassurés. Aussi, un profil atypique, Senior ou surqualifié qui plus est, en regard d'un poste à pourvoir (même si la motivation du candidat est réelle) ne sera jamais prioritaire pour les recruteurs qui doivent répondre rapidement et efficacement aux exigences de leurs clients.
Devant l'afflux des candidatures pour tel ou tel job à pourvoir, les recruteurs préfèreront choisir la sécurité et donc le candidat qui répondra pile poil au profil prédéfini.
J'ose dire ici que c'est normal.... Mais que c'est bien dommage !
Il faudrait beaucoup d'autres articles comme celui-ci pour sensibiliser et changer le regard des acteurs économiques français sur l'emploi des séniors qualifiés qui veulent travailler ; votre article en ce sens n'est pas inutile... Alors merci.
Allez, continuons d'avancer. "tout ce qui ne tue pas rend plus fort" comme dirait Nietzsche !.

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Ulysse92

09/03/2016

à 11:37

Parfait ....tout ceci sauf que c'est de la théorie PURE ! La pratique est totalement différente !
Outre le jeunisme et le tour-over, les recruteurs se foutent de l'expérience et/ou de la valeur ajoutée. De plus à leurs yeux, vous êtes "sénior" à 45 ans !!!
Pourtant à partir de 50 ans, ils devraient prendre conscience que les prétentions salariales ne sont plus forcément du même niveau.
Par ailleurs, si vous postulez à des postes sous-qualifiés par rapport à votre niveau, personne ne vous contactera pour autant..De peur que vous compreniez le job en 3 mois et vous "piquiez" la place de plus jeune au dessus de vous !! Ça c'est aussi la réalité !
Alors la solution est où ??? parce que d'avoir eu des responsabilités ou une carrière antérieure, personne ne s'y intéresse...Les recruteurs ne regardent que les 3 dernières années et encore...quand ils veulent bien comprendre la spécificité....

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LAPONIE62

09/03/2016

à 10:56

Bonjour, entièrement d'accord avec les différents commentaires que j'ai pû lire quant à cet article. Avec une expérience de plus de 19 ans et un parcours professionnel complet et diversifié et en 7 mois je ne suis parvenue qu'à décrocher un seul entretien au cours duquel où on m'a demandé si je n'allais pas m'ennuyer dans le poste.. Difficile donc d'être surqualifiée ou tout simplement sur-expérimentée.

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Delphine G

08/03/2016

à 21:27

Que cet article est amusant!
Combien de fois les lettres de motivation sont-elles lues?...
Affirmation confirmée par plusieurs DRH de mes connaissances.
S'il vous plait: un peu de sérieux.
@Salambo: rassurez-vous: nous sommes nous aussi "fliqués".
Cadre depuis 15 ans, aucun accès à "Pôle emploi cadres": il faut habiter à Paris. J'habite une merveilleuse commune du "NeufTrois". Ce qui équivaut à être lépreuse.
Et l'Apec ne peut rien pour moi: "Je ne comprends pas: vous connaissez toutes les ficelles, vos cv sont parfaits, vos lettres aussi, votre réseau est mobilisé. Et en plus, vous n'êtes pas chère!!! Vous devriez avoir trouvé depuis longtemps!"...
Bonne chance à tous.

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Mairesse Franck

08/03/2016

à 21:19

Je viens de lire et l'article et les commentaires...j'ai aujourd'hui 48ans, oui c'est mon anniversaire ! Çe qui me désole c'est qu'en faite, vous avez tous raison, j'en suis moi même à trois ans de galères. Après plusieurs années passées à l'étranger, je suis revenu en Françe en Octobre dernier...pôle emploi est tout simplement pathétique et je rejoins la personne qui indiquait, qu'ils ne sont là que pour vous radier à la moindre erreurs. Çe qu'il me sauve, c'est que de toute façon je n'ai droit à rien, c'est l'avantage de ne rien attendre...à ce jour, j'ai ete contraint de repartir en Afrique, je n'ai toujours pas de boulot, mais on peut au moins me loger et la vie est moins coûteuse. Je continue malgré cela à envoyer, sans conviction bien sur, les Cvs, je suis un bon élève, je fais comme tout le monde...inscriptions multiples sur les principaux sites de recherche d'emplois, et me Voila a plus de 1500 candidatures, alors ce que j'en pense, c'est juste de la foutaise en boîte ...ça fait des années que je fais cela...alors bon, j'espère effectivement revenir un jour en France, mais vous qui avez déjà du mal là bas, imaginez moi ici...bon courage, parce qu'il en faut et surtout continuez de croire en vous ! Bonne chance

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meem hawlett, clea,

14/03/2016

à 00:32

quelle opiniatreté !
je suis admirative.
et bon anniversaire...

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Veronique P. - Koshka

08/03/2016

à 22:00

Bonsoir,
Comme je vous comprends! Imaginez la même situation de retour de 10 ans d'expatriation avec un double handicap - femme et 55 ans!!! Et je vous assure que si l'Afrique ne fait peur à personne, il n'en est pas de même avec la Russie...J'ai fait un virage à 180 degrés, me basant sur ma passion de l'immobilier et de l'urbanisme, passant un BTS en 8 mois à raison de 15 heures par jour minimum de boulot, 7 jours sur 7... Résultat: je n'ai pas d'expérience et je suis trop vieille pour entamer une nouvelle carrière... selon les cabinets d'outplacement, l'APEC, les recruteurs. Ecoeurée... Je suis prête à travailler jusqu'à 70 ans - de toute façon je n'aurai pas le choix - mais encore faudrait-il que je puisse retrouver un emploi! Quel gâchis quand on pense à l'expérience accumulée, le coût des études lorsqu'on était jeune. Bon courage à vous.

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salambo17

08/03/2016

à 18:20

Lorsque l'on est quinqua, donc senior, retrouver un CDI est le parcours de combattant, je galère depuis plus de 2 ans après avoir tenté d'être travailleur indépendant. Pole emploi et ses conseillers ne servent à rien si ce n'est à contrôler que vous recherchez un job. c'est que l'on est tellement heureux au RSA !!!
A moins d'être dans une grande ville, les cadres ne sont absolument pas accompagnés mais surveillés, car au moindre écart ils sont radiés et l'inversement de la courbe du chômage passera par là !
L'article est un peu rassurant mais, quand on est au RSA avec bac plus 8 on est prêt à prendre un job sous-payé pour retrouver sa dignité !
merci pour vos articles.

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fafa

08/03/2016

à 21:19

Bravo pour cet article et c'est bien et important de témoigner de votre situation . Je suis dans la même cas : je galère pour retrouver un poste après 3 entretiens en 3 ans et quelques réponses "types" en retour à mes envois de candidature par internet .....
Pole emploi a rempli sa mission sur 3 ans d'indemnisation perçu- je suis entrain de faire 1 demande d'allocation logement à la CAF alors que je n'ai jamais eu besoin ni accès à ses services... c'est le monde à l'envers !
A 58 ans , ex chargée de clientèle et manager commerciale, je souhaite retrouver le contact client sur des postes itinérants sur 1 ou plusieurs départements : Mon Mari sais se gérer seul et plus d'enfants à charge, donc entièrement disponible ....
et bien, c'est me dévaloriser ou faire fuir mon futur manager qui pourrait craindre que je prenne sa place (dixit 1 consultant !) - Mais non, je n'ai plus rien à prouver , je souhaite juste faire le métier ou je sais que je vais m'épanouir, m'y sentir bien et donc faire des affaires !
Malgré nos compétences, savoir faire et une super santé et le plein d'énergie ainsi qu' une motivation à s'investir maxi, "ils craignent " (recruteurs et employeurs) que "je rencontre des difficultés à m'adapter ", bonne excuse !

On oublie qu'on doit cotiser jusqu'à 62 ans et peut être 65 d'ici là, que nous avons fait des études et donc commencé à travailler après 20/22 ans ou + : financièrement parlant comment pourrons nous nous en sortir si on n'embauche pas les seniors pour les mener jusqu'à l âge de la retraite ?
c'est l'inverse de nos parents qui ont peu cotisé et qui ont pu partir même avant 60 ans avec des retraites confortables....
Il serait temps de reformer intelligemment le monde du travail, faciliter les embauches, fluidifier les arrivées et les départs, s' ouvrir à des tas de possibilités pour que chacun s'épanouisse et gagne sa vie correctement dans un monde d'entreprises qui bougent !

> Répondre

CHARRIER GERARD

08/03/2016

à 17:57

Je ne suis absolument pas d'accord avec votre article pour les séniors s'est tellement dure de rebondir. Soit on se met auto-entrepreneur soit c'est le RSA. Quand on essaie l'intérim pour la première fois l'accès est bouché, ils ont déjà leur personnel. Plus de 500 candidatures et 4 à 5 entretiens c'est tout simplement affreux. Quand aux bureaux de recrutement c'est la même chose. Je ne sais plus comment prendre le problème et j'ai 54 ans !!!

> Répondre

En réponse à CHARRIER GERARD

CORINNE

08/03/2016

à 19:10

Malheureusement, je ne pense pas pouvoir vous remonter le moral. J'ai moi-même 51 ans, et, je rencontre exactement les mêmes problèmes..... Alors quoi faire ???? Je fait un CV adapté aux postes que je convoite.... Grande désolation......

> Répondre

Mwa Meme

08/03/2016

à 15:04

Quand est ce qu'il y aura d'autres avis que ceux de Robert Half dans les articles publiés sur votre site?

Ce cabinet n'est absolument pas représentatif des tendances du marché et semble le seul écouté....

C'est tout simplement se voiler la face que de boire ses paroles "qui ne sont pas d'évangile"...

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