A Monaco, les profils internationaux ont la cote
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A Monaco, les profils internationaux ont la cote


Aurélie Ruzziconi et Elisabeth Rossi, respectivement en charge du département finance et du département entreprise du cabinet Norman Alex, font le point sur les recrutements dans la principauté.

Quelles ont été les conséquences de la crise sur les recrutements dans la principauté de Monaco ?

Aurélie Ruzziconi : Monaco a subi la crise financière de plein fouet, mais en décalé. Les recrutements sont donc moins importants, même s'ils ne sont pas nuls. Les solutions sont avant tout cherchées en interne, forçant les employés à effectuer plusieurs tâches diverses. Quand le recrutement se fait en externe, les processus sont devenus beaucoup plus longs dans le temps et les critères de sélections bien plus exigeants.

Elisabeth Rossi : Beaucoup de PME ont souffert de la crise. Les plus fragiles ont licencié. Les plus stables financièrement ont gelé les recrutements. En revanche, il y a toujours des embauches dans le domaine industriel, mais uniquement au sein des sièges sociaux -le Prince ayant décidé de fermer les usines de production-. Les structures familiales ont également conservé une relative bonne santé et continuent à recruter, que ce soit dans la plasturgie, la pharmacie, l'agro-alimentaire ou la cosmétique... Mais d'une manière générale, à mon avis, les recrutements ont chuté de 50 %.

 

Quels sont les profils qui sont le plus recherchés à Monaco ?

Elisabeth Rossi : Les employeurs sont de plus en plus exigeants. Parler au moins trois langues est presque indispensable pour être secrétaire à Monaco et on nous demande très souvent des profils aussi polyvalents dans les tâches que spécialistes. En gros, les candidats doivent être des experts dans tous les domaines ! De plus, les entreprises recherchent presque systématiquement des profils ayant eu des expériences à l'international.

Aurélie Ruzziconi : Pour la banque en particulier, une bonne connaissance des pays émergeants d'Amérique latine, du Moyen Orient ou de l'Asie est un réel plus. Entre la crise et le renforcement des mesures anti-blanchiments, la clientèle européenne se tarit et Monaco cherche à se diversifier sur de nouveaux marchés.

 

Quels sont les secteurs dans lesquels on peut encore faire sa place ?

Elisabeth Rossi : En entreprise, les profils que nous recherchons le plus sont liés au domaine financier. Ce sont des responsables comptables, des comptables expérimentés, des contrôleurs de gestion... Les juristes d'entreprises spécialisés sont aussi très appréciés à l'heure actuelle.

Aurélie Ruzziconi : On cherche régulièrement des banquiers privés ayant un rôle de commercial et de gestion de portefeuille. Dans le back et le middle office, on cherche des juristes bancaires, des compliance officers, des ingénieurs en sécurité informatique... Il ne faut pas non plus négliger les sociétés fiducaires, les sociétés d'administration et les family offices qui sont très présents dans la principauté. Et d'une manière générale, comptables, traders et sales sont aussi les bienvenus.

Quelles sont les possibilités d'évolution de carrière ?

Aurélie Ruzziconi : Elles sont sensiblement similaires à celles qu'on trouve en France. Néanmoins, le foisonnement de groupes à dimension mondial dans une si petite zone favorise les mutations à l'international.

 

 



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