Licenciement, restructuration... Que faire ? : Cadremploi
Accueil  > Conseils > Conseils carrière > Ca sent le roussi ? 8 trucs pour ne pas rester sur la touche

Licenciement, restructuration... Que faire ?

Ca sent le roussi ? 8 trucs pour ne pas rester sur la touche


Dernier plan social en date ? Celui annoncé hier par la Société Générale. Les centaines de collaborateurs potentiellement concernés ont évidemment de quoi s'inquiéter de leur sort. Lorsque cela sent le roussi, dans une boîte, pas question de rester les bras croisés. Voici 8 pistes à explorer pour éviter de rester sur la touche.

1 - Jouer la neutralité : vous sentez que votre poste est sur la sellette ou que le projet qui vous occupe à plein temps va être abandonné. « Pour autant, pas question de se poser en victime et de montrer que l'on est en position de faiblesse. Donc on essaie de rester le plus neutre possible », conseille Evelyne Bertin, conseil de dirigeants au sein du cabinet Arts de liens.

2 - Remonter à la source de l'information : par gros temps, pas question de se contenter de rumeur et de « on dit ». Vous devez remonter au plus près de la source d'information. Parfois à votre N+3. « Au risque de se griller avec les managers directs, mais peu importe, il faut savoir exactement à quoi s'en tenir », prévient d'emblée Evelyne Platnic Cohen, fondatrice et dirigeante de Booster Academy.

3 - Redoubler d'effort : continuer à produire les delivrables demandés. Par temps de rumeurs et de suspicion, les ragots à la machine à café, les pauses cigarettes et radio moquette tournent à plein régime. Restez en dehors de ces bavardages qui nuisent à la productivité de l'entreprise. Autrement dit, pendant que les autres glandent, « faites encore mieux, vite et bien, soyez dans l'action », préconise Evelyne Platnic Cohen.

4 - Valoriser son travail : soyez sûr de vous et de votre valeur ajoutée et surtout faites le savoir. Pour cela, accepter de travailler un peu plus par exemple pour participer au groupe de travail en lien avec le futur investisseur de l'entreprise, avec les acheteurs potentiels. En plus de vous valoriser, vous obtiendrez des infos de première main. « Ayez une oreille attentive. Celui qui ne se bouge pas, a de toute façon l'oreille coupée d'office », assène la dirigeante de Booster Academy.

5 - Faire des alliances : pour cela, il faut étudier le terrain, voir qui est open à une éventuelle alliance, qui ne l'est pas. « Avant de proposer une alliance, il faut savoir ce que l'on est prêt à céder soi-même pour espérer recevoir en retour », insiste Evelyne Bertin.

6 - Réseauter pour l'avenir : si vous avez senti le vent tourné et dans la foulée vous êtes inscrit à un ou plusieurs réseaux professionnels (interne ou externe, physique ou virtuel), c'est bien... mais c'est trop tard. Il aurait fallu anticiper. Donc n'en attendez pas grand chose dans l'immédiat. Réseauter pour l'avenir.

7 - Rendre service : « en temps de crise, impossible de rester centré sur soi et ses petits problèmes. Il faut relativiser et s'ouvrir aux autres. Donc n'hésitez à rendre service en faisant passer un cv ou en recommandant une personne », conseille Evelyne Platnic Cohen. C'est aussi un moyen de se sentir utile et valorisé.

8 - Travailler son employabilité : c'est le moment de s'interroger sur la mise à jour de vos compétences. Si demain, vous postulez ailleurs, avez-vous un niveau d'anglais suffisant ? Etes-vous au fait des dernières mises à jour des logiciels informatiques avec lesquels vous bossez au quotidien ? « Utilisez vos heures capitalisées au titre du droit individuel à la formation pour suivre quelques cours d'anglais ou autre. Vous avez eu vent, mais par la bande, que le repreneur de l'entreprise était allemand, rien ne vous empêche de vous achetez une méthode de mise à niveau. L'objectif est à chaque fois d'anticiper le coup d'après », insiste Evelyne Platnic Cohen.

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr



Commentaires

* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.




Vos réactions
  • La r
    @sylvie.
    Vous avez raison, il faut travailler son employabilité en amont. Et face à un plan social, les personnes visées sont bien démunies. Nous cherchons des pistes, des conseils concrets pour agir face à une situation difficile. Bien cordialement.

    Répondre

  • LAKHLIFI
    Ces conseils sont certes, de bon sens, mais n'apportent pas forcément les résultats escomptés. Obn a beau rester en dehors des rumeurs, fournir les délivrables et même faire plus que ce qu'on attend de nous, lorsque la "haute direction" a décidé de supprimer votre poste, tout celà ne servira à rien. J'ai vécu un plan social il y un an et j'ai pu constater que l'entreprise ne s'intéresse pas du tout à ce qui a été fait aupravant, à la compétence et à l'investissement.
    Il faut effectivement travailler à son employabilité, mais bien en amont. Car en cas de projet de plan social, je peux vous dire que les budgets sont bloqués pour ceux concernés par le plan. Et on vous dit que les heures ne sont pas perdues puisqu'au moment du départ on calcule vos droits. Mais dans ce cas le calcul se fait ainsi : nb d'heures acquises au titre du DIF * 9.15 € = somme utilisable pour financer une formation. Mais cherchez une formation à 9.15 € de l'heure!!!!!! Elles ne sont pas légion.
    Bref, ces conseils vous donnent juste bonne conscience.

    Répondre


Vous devez renseigner tous les champs :