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Ces femmes coachs déterminées à briser le plafond de verre

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Dans le monde trop masculin de l’entreprise, des femmes ont décidé d’en coacher d’autres. Témoignages de deux d’entre-elles qui contribuent à l’épanouissement des cadres et hautes dirigeantes françaises.

Les femmes se mettraient-elles elles même des bâtons dans les roues en termes de carrière professionnelle ? C’est en tout cas à partir de ce constat que certaines ont choisi de devenir coachs professionnelles. Elles veulent aider les cadres et hautes dirigeantes à surmonter leurs peurs et ne plus douter de leur place au sein de l’entreprise.

D’anciennes cadres de grandes entreprises

Nathalie Antonio Giraud, fondatrice de Rêv’Elle Coaching, a passé la première partie de sa carrière professionnelle à l’étranger, dans des fonctions marketing et commerciales, au sein de multinationales : « C’était bien, mais ça ne me plaisait pas forcément », confie-t-elle avec le recul. C’est après avoir été  victime de harcèlement moral, qu’elle fait une pause de cinq ans pour réfléchir. Au fil de ces années, elle se forme à la programmation neuro-linguistique, à l’art-thérapie et finit par se reconvertir en coach. Comme elle, Goretty Ferreira, fondatrice de l’Agence pour l’entreprenariat féminin a connu une première vie dans la finance, à des postes de direction ou au sein de comités exécutifs : « J’ai toujours fait attention à la place de la femme dans la société et au sein du monde professionnel », remarque-t-elle.

Leur crédo à toutes les deux : allier une approche personnelle et professionnelle. Apprendre à se connaître, se comprendre, contrôler ses émotions et ses limites doit aider à progresser sur sa relation aux autres et faciliter l’évolution en entreprise.

« Déconstruire pour reconstruire »

« Ayant vécu ce que vivent les femmes que j’accompagne, je comprends mieux ce qu’elles ressentent », souligne Nathalie Antonio Giraud. « Les écoles de commerce nous transmettent une vision très masculine et agressive du business. Mais les femmes, sont intuitives et ont besoin de subtilité pour se mettre avant », poursuit-elle. Un point de vue illustré par Goretty Ferreira : « J’ai coaché une manager qui pensait ne pas avoir sa place parce qu’elle reprenait simplement un modèle de management tyrannique en contrariété avec ce qu’elle était vraiment ».

Si les femmes ont besoin de subtilité c’est parce qu’elles investissent beaucoup d’affect dans leur travail : « Les femmes ont tendance à ne pas mettre de limite entre le personnel et la fonction », explique Cécile Gubler, une cadre chez Total qui a eu recours au coaching. « Les deux agissent l’un sur l’autre, ajoute-t-elle. Dans mon cas, une critique sur mon travail ou de l’agressivité à l’encontre de ma fonction, cela me touchait personnellement et pouvait m’amener à adopter des comportements anormaux en milieu professionnel ». En effet, qui ne serait pas surpris de voir un manager fondre en larmes devant son équipe ? « Il faut arriver à déconstruire pour reconstruire », explique Goretty Ferreira. Pour y parvenir, cette coach, concentre son travail sur la notion d’émotion : « Accepter, nommer, comprendre et savoir répondre à ses émotions pour éviter qu’elles ne prennent le dessus sur notre raison et la façon dont nous nous comportons », conclut-elle. 

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dufrene

08/02/2016

à 18:16

L'idée est intéressante mais le vrai problème c'est que quand une place de manager ou direction se libère les mâles co-optent leurs copains ou choisissent un mâle ! De la même façon j'ai du faire face à 3 ou 4 reprises (en 15 ans) à du machisme sous des formes diverses - on me rabaissait et j'étais payée 30% de moins sous un prétexte bidon; harcèlement "sexuel" 2 fois... Aujourd'hui je salue ces hommes qui refusent de participer à une réunion s'il n'y a pas de femme ou qui refuse un jury "très mâle" (ex. salon BD Angoulème) . Il faudrait que dès qu'une femme est manager qu'elle entraîne d'autres femmes au lieu, au contraire, de se tirer dans les pattes.

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juriscapa

22/02/2016

à 13:00

tout à fait d'accord avec votre analyse Dufrene. La réalité est la suivante: Aucun esclave n'aurait été libéré sur le bon vouloir des maîtres. Dans l'entreprise, les maîtres de par la traditio , par simple héritage. Seule une règle coercitive (type amendes systématiques en cas d'audit révélant des différentiels de salaires du type des amendes infligées en cas de concurrence déloyale) peut amener les choses à changer. Et les comportements suivront.
Certes il y a quelques mysogynes convaincus mais la majeure partie des personnes encourageant ces pratiques ne se rebellent pas simplement parce qu'il est de bon ton d'avoir une attitude mysogyne dans l 'entreprise.
C'est comme l'alcool au volant: avant que les campagnes n'incriminent l'alcool au volant, un mari qui ne pouvait pas reconduire sa famille au sortir d'un déjeuner dominical bien arrosé était un homme faible ne tenant pas l'alcool. Aujourd'hui il passera pour un irresponsable.
Se rappeler que dans tout d'un rapport de force: entre la partie faible et la partie forte, la liberté opprime et la loi affranchit (Lacordaire).

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