Aux éditions Leduc
Comment dire à un collègue qu'il sent mauvais sous les bras ?

Pour Alexandre Dubarry, consultant en entreprise, il n'y aurait pas moins de 35 profils gênants et générateurs de conflits potentiels qui séviraient dans les open space. Explications avec l'auteur d'un ouvrage plutôt cocasse paru aux éditions Leduc.
Qui n'a jamais côtoyé le "semeur", qui laisse toujours traîner ses détritus dans les couloirs de la boîte ? L'"accro au portable", qui fait profiter tout l'open space de sa sonnerie intempestive ? Le "collant", qui insiste pour vous faire une, deux, voire plus de bises en arrivant au boulot ? Ou encore le "crado" (sans commentaire) ? Pour chaque cas de figure, le consultant Alexandre Dubarry a rédigé une petite fiche pratique visant à déjouer les dommages collatéraux. Son drôle de livre, qui se propose de nous apprendre Comment dire à un collègue qu'il sent mauvais sous les bras, est disponible en librairie aux éditions Leduc.
« A force d’entendre toujours les mêmes anecdotes chez mes clients, j’ai compris qu’il y avait là de quoi écrire un livre, rapporte l’auteur, qui a donc décidé de relever le défi. « Au-delà du collègue qui sent mauvais, j’essaie d’évoquer toutes les gênes liées à la promiscuité de la vie en entreprise », explique ce dernier.
Ce qu’on peut faire de pire
Comment gérer ces diverses « nuisances » du quotidien ? Parmi les comportements à proscrire, l’auteur cite d’entrée l’agression, souvent blessante, envers ces collègues pas tout à fait comme les autres : « Vous vous en mordrez les doigts et, chaque fois que vous les verrez, vous serez taraudés par la culpabilité et le remords ». A contrario, le mode passif, qui consiste à se taire et à encaisser le coup, ne vaut guère mieux. « Non seulement ce comportement est inefficace, mais il peut encourager les importuns à poursuivre », avertit Alexandre Dubarry. Le consultant dénonce également la stratégie du manipulateur qui voudrait utiliser la ruse. Mauvaise pioche : « Vous vous façonneriez une réputation de fourbe et finiriez par perdre la considération des personnes qui vous entourent. »
Les bonnes questions à se poser
Pour résoudre ces conflits de manière constructive, le consultant prône la communication non violente. Pour commencer, il suggère de se poser 5 questions pour identifier le contour de la gêne. Quels sont les faits neutres et objectifs ? Qu’est-ce qui me dérange vraiment ? Comment ai-je fait jusqu’à aujourd’hui ? Finalement qu’est-ce que j’aimerais obtenir ? Et, enfin, quelles possibilités s’offrent à moi ? « Le meilleur moyen de ne pas entrer en conflit est véritablement de s’entraîner à exprimer les faits ou les éléments problématiques de la manière la plus factuelle et la plus objective possible », assure-t-il.
Les 11 commandements
Pour bien se préparer, Alexandre Dubarry a établi une liste de « règles d’or » résumées en 11 points précis. Par exemple rester calme et zen quoi qu’il advienne, « car votre collègue risque évidemment de mal prendre dans un premier temps ce que vous allez lui dire ». Il faut aussi se méfier de la faim, de la fatigue ou de l’alcool (sic) : de mauvais conseillers qui « modifieront votre perception, exacerberont votre sensibilité, et finiront par amplifier démesurément vos réactions ». Quiconque veut se lancer dans la critique des petits travers de son voisin de bureau devra aussi prévoir un laps de temps nécessaire « pour amortir le choc lié à l’évocation du sujet sensible ». Le tact est une autre règle : attention aux mots qui tuent. On évitera ainsi de lâcher tout de go à ce fameux collègue cité dans le titre qu’il sent mauvais voire qu’il pue. On essaiera plutôt de préparer une phrase d’accroche neutre et bienveillante. Exemple ? « Serais-tu d’accord pour aborder une question délicate qui me met un peu mal à l’aise ? » On pourra ensuite poursuivre, toujours sans asséner de jugement de valeur, en ajoutant : « C’est très subjectif, je sais, mais il se peut que je ne sois pas le seul à ressentir cette gêne… » Bonne continuation…
Céline Chaudeau © Cadremploi.fr

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Bien souvent, ces personnes sont accoutumées à leurs odeurs et ne s'en apperçoivent pas de la gêne qu'ils peuvent causer.
Leur dire simplement , c'est leur rendre service. Je ne vois pas où il y a conflit dans cette démarche.
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La journée suivante, elle ne sentait plus et j'ai pu ainsi garder de bonne relation avec elle tout en n'ayant plus cette gêne très ennuyante quand je venais dans son bureau.
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