Savoir se vendre
Comment faire valoir ses intérêts malgré la crise

Pas question d'attendre la fin de crise ou le prochain plan social pour réagir. Vous aspirez à une promotion ? A une augmentation ? Vous souhaitez aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs ? Excellente idée à condition de savoir vous « vendre ». Nos conseils pour faire de vous des pros de la négo.
Une promo cette année
Il s'agit de faire preuve de créativité : actuellement ceux qui sortent du lot sont ceux qui ont cette capacité à anticiper le futur. « Pour cela, il faut aller voir son manager et lui ouvrir de nouvelles capacités de marché. Trouver un moyen d'influer sur la productivité de l'entreprise sans remettre en cause sa capacité de production », prévient d'emblée Cyril Capel, dirigeant du cabinet de recrutement CCLD.
Fiabilité à outrance : en période d'incertitude, savoir que l'on peut compter sur vous est crucial. Genre que vous allez livrer le projet en temps et en heure, que vous n'allez pas vous défiler pour le dîner client du lendemain à cause d'un problème (peut-être réel d'ailleurs) de baby-sitter. « Sans aller jusqu'au dévouement total, les employeurs misent en ce moment sur les collaborateurs qui restent un peu plus tard le soir pour boucler un dossier, ceux qui répondent au téléphone hors temps de travail. Pour eux, c'est rassurant », observe Evelyne Platnic Cohen, fondatrice et dirigeante de Booster Academy.
Opération augmentation
Pensez différé : Contrairement aux idées reçues, en temps de crise, le gel des augmentations n'est pas systématique. « Certains employeurs, dont je fais partie, mettent même un point d'honneur à accorder de substantielles augmentations à leurs meilleurs collaborateurs », précise Cyril Capel. Si votre boss n'est pas exactement dans cette démarche de fidélisation, négociez pour l'avenir. « Si les budgets ne sont pas là , inutile de s'écharper pour obtenir un fixe plus important. Mieux vaut expliquer ses réussites et faire des propositions pour l'année à venir en y incluant des demandes de compensations qui ne sont pas nécessairement du salaire. Par exemple, des jours de formation, du télétravail, une voiture de service voire un intéressement sur le futur chiffre d'affaires... Dans ce cas, préférez toujours une rémunération différée indexée sur des résultats à venir », ajoute-t-il.
Posez des questions : « C'est celui qui a quelque chose à vendre qui pose les questions. C'est donc à vous de demander plus en argumentant avec des faits précis. Un réussite, un chiffre », insiste Evelyne Platnic Cohen. Ensuite, quelle que soit la décision retenue, il faudra l'assumer. Et ne pas faire la tête pendant six mois si vous n'avez rien obtenu en plus. « Cela démontrerait qu'au final, le collaborateur n'est pas adaptable et qu'il n'était vraiment pas opportun de l'augmenter », ajoute-t-elle. Donc, doublement contre productif !
Décrocher un poste ailleurs
Mieux vaut se prévaloir d'une « personnalité corporate » au top : en ce moment, on le voit, les processus d'embauche s'allongent, les recruteurs sont plus indécis. Plus que jamais, ils veulent être rassurés par leur future recrue. « Les personnalités corporate, à savoir les candidats qui avant même d'intégrer l'entreprise sont déjà très impliqués, marquent des points », observe Cyril Capel. Un exemple s'impose. Vous jouez au rugby et l'entreprise visée met en avant la solidarité interne pour progresser ? « Lors des entretiens, rappelez que cette notion est aussi très importante pour vous et que si vous intégrez l'entreprise, vous mettrez cette valeur à son service », souligne-t-il. Attention à ne pas tomber non plus dans le léchage de bottes à outrance.
Sylvie Laidet © Cadremploi.fr


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"", les employeurs misent en ce moment sur les collaborateurs qui restent un peu plus tard le soir pour boucler un dossier, ceux qui répondent au téléphone hors temps de travail.""
Totalement faux : Un employé ne travaillera pas mieux en restant tard le soir... c'est un mal typiquement Français. Vous retrouverez ces informations dans tout guide sur le management même celui du débutant! Un employé pénalisant ça vie sociale à coté ne sera pas plus productif. D'ailleurs arrivez vous à faire un 9hr 19hr en restant productif après 17hr? : Non
Un simple sondage auprès de patrons : vous verrez que ceux appréciant que les salariés restant après leur horaires ne sont pas toujours les " bien vues " Outre des " petit chef " de grosses pme ayant la dent raclant le sol pour atteindre X postes promis, profiteront et donc seront content que des employés se dévouent. A noter que cette même personne ne fera jamais remonter cet investissement. D'une il fera passer le plus travaillé à son éloge et de deux il n'est pas décisionnaire sur les primes ou augmentation. Et pour être bien vue il minimisera les demandes d'augmentations de son équipe.
=> De plus en plus d'entreprise pratiquent un management dit " intelligent " ex / le groupe volkswagen depuis peu : Arrête des transferts mails sur blakberry de 18h à 7h30. Des grandes entreprises françaises dont je ne citerai pas le nom, interdise clairement le travaille le weekend et ferment leur locaux à 19hr pour éviter tout " overburn ".
=> Et les exemples sont nombreux. Cet article aurait été juste jusqu'en 2000 - 2004
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