Dormez-vous assez ?
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Dormez-vous assez ?


Point de salut en dessous de 8 heures de sommeil par jour ? Pas si sûr. Tout dépend de votre nature mais aussi de votre dose de stress quotidien. Comment savoir si vous dormez assez ? Que faire si vous avez du mal à vous endormir ? Les réponses d'un spécialiste du sommeil.

Les Français dorment en moyenne 7h15 en été et 7h45 en hiver. En général, on n'a donc pas besoin de 8 heures de sommeil pour être en forme le lendemain. Selon l'enquête 2009 de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (1), près d'un tiers des jeunes actifs âgés de 25 à 45 ans, dorment moins de 6 heures par jour. Ce qui est peu.

Pourquoi les jeunes actifs dorment-ils moins ?

L'augmentation des temps de trajet, du temps de travail mais aussi le développement des loisirs, notamment le temps passé sur internet, sont les principales explications à la réduction du temps de sommeil chez cette population.

Quels sont les risques de ne pas dormir assez ?

Ils sont multiples et variés. Par exemple une augmentation des risques de diabète, d'obésité, d'anxiété, de dépression, d'irritabilité...

Comment savoir si vous avez bien dormi ?

D'abord, impossible d'évaluer son sommeil au saut du lit. Il faut laisser passer au moins une bonne demi-heure. Si vous continuez de bailler et avez l'impression d'être encore fatigué, c'est que la nuit n'a pas été bonne. « Si le week-end, la personne dort une heure et demie en plus que la semaine, c'est qu'elle est en privation de sommeil, » insiste Damien Léger (2), responsable du Centre du sommeil et de la vigilance à l'Hôtel-Dieu de Paris.

Pourquoi dort-on mal ?

Essentiellement à cause du boulot. En effet, selon une étude Réunica/ Occurrence publiée en novembre dernier, près de 40 % des actifs voient leur nuit perturbées par des préoccupations professionnelles. En tête des soucis : la charge de travail, la pression au boulot, le stress (pour 68 % des répondants), mais aussi les conditions de travail (45%) et le contexte économique (47%).

Comment évacuer cette pression professionnelle ?

Ne jamais s'endormir en gardant en tête les choses importantes à régler le lendemain. Mieux vaut les noter pour s'assurer de ne pas les oublier. Deuxième conseil dispensé par le professeur Léger : « faire une vraie coupure avec les mails et le téléphone tout simplement en les éteignant ». Pas comme, 50 % des jeunes adultes qui, selon l'INSV, conservent leur téléphone mobile ou accès internet connectés dans leur chambre durant la nuit. La bonne idée : investir dans un bon vieux radio-réveil plutôt que d'utiliser son téléphone comme réveil. Respecter une bonne hygiène de vie - sport, alimentation saine, peu d'abus... - favorise un bon sommeil. Enfin, assainir l'environnement de la chambre. Impossible de bien dormir au milieu d'appareils électroménagers (ordinateur, télé...), de caisses de rangement, de poussière, dans le bruit...

Quel impact sur le travail ?

Qui dort mal, travaille moins bien. Près de la moitié des personnes interrogées par Réunica estiment qu'au moins une fois par mois, leur journée de travail est perturbée par un manque de sommeil. Concrètement, cela se traduit par de la mauvaise humeur, un défaut de vigilance et de concentration, une baisse d'énergie. « Au travail, ces personnes sont souvent amenées à commettre des fautes voire à devoir recommencer plusieurs fois une opération. Elles manquent souvent d'initiative et sont dans la routine. Pire, elles prennent tout de manière anxieuse. Les petits événements comme les choses importantes, » observe Damien Léger.

Mais que font les employeurs ?

Ils planent. En effet, 83 % des DRH estiment que le défaut de vigilance lié au sommeil est un problème important pour la santé des salariés mais seules 10% des entreprises ont déjà mené des actions de prévention relatives à ces troubles.



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