Les "bons" défauts en entretien d'embauche
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Les "bons" défauts en entretien d'embauche


"Selon vous, quels sont vos défauts ?" Les recruteurs adorent cette question. Les candidats la détestent. Pouvez-vous vraiment révéler le pire de vous-même sans plomber l’entretien d'embauche ? Oui, en argumentant et en les présentant sous leur meilleur jour. Bref, en rendant vos défauts "présentables". Mode d’emploi.

[Mis à jour le 27/08/12]

Voir aussi notre article sur les qualités en entretien d'embauche.

Défaut n°1 : Je suis pessimiste

Votre propension à envisager les évènements d’une manière négative est ancrée en vous. « Mais ce défaut reste audible par les recruteurs car les personnes pessimistes sont en général prudentes et prennent le temps de la réflexion avant de passer à l’action », explique Pascale Baumeister, auteur de « Révéler sa véritable personnalité avec le personal branding ».

Défaut n°2 : Je suis désordonné

Ce défaut présente également une qualité. Vous êtes désordonné mais vous vous y retrouvez toujours dans votre désordre. Donc pas de crainte à avoir pour le recruteur. Précisez également, que malgré ce penchant pour le fouillis, vous respectez toujours les procédures à la lettre.

Défaut n°3 : Je suis contrôlant

En clair, vous avez du mal à déléguer. Dommage, vous visez justement un poste de manager. Alors pour rassurer le recruteur durant l'entretien, précisez-lui que du coup, vous êtes tellement investi dans votre tâche que l’entreprise peut compter sur vous en tout circonstance. "Vous êtes alors le garant de l’atteinte des objectifs", résume Pascale Baumeister.

Défaut n°4 : Je suis sensible

Attention terrain glissant, les émotions n’ont guère droit de citer dans les entreprises. Donc, il va vous falloir argumenter sérieusement ce défaut en entretien d'embauche. "Les personnes sensibles sont très observatrices et disposent de sens particulièrement développés. Leur sensibilité va de paire avec leur créativité. Et puis, autre avantage: elles prennent en général soin de ne jamais heurter les autres", détaille notre experte. Une ambiance plus apaisée assurée.

Défaut n°5 : Je suis ambitieux

Alors même si officiellement, le terme fait peur (surtout aux candidats d’ailleurs), en off, les recruteurs adorent ceux qui affichent leur ambition. Tout est une question de forme. Évidemment, impossible de lancer que dans deux ans, vous vous voyez déjà calife à la place du calife. Préférez des tournures du genre, "j’ai déjà une bonne vision de l’avenir, j’aime mener des projets sur le long terme, j’ai besoin de considérer dès maintenant mes perspectives d’évolution dans l’entreprise. Le terme ambition étant donc à manier avec parcimonie.

Défaut n°6 : Je suis introverti

Ce défaut est audible en entretien à condition de ne pas postuler pour un job dans le cadre duquel l’expression et la créativité sont indispensables. « Les introvertis sont des personnes posées qui ne parlent pas pour ne rien dire. Un profil idéal pour des fonctions administratives comme la finance par exemple », précise Pascale Baumeister.

Défaut n°7 : Je suis lent

Pour convaincre, vous allez devoir faire l’éloge de la lenteur. « En argumentant par exemple que vous allez toujours au fond et au bout des dossiers », conclut Marc Traverson, coach, directeur associé d’Acteüs et auteur du blog Troisième Voie.

Voir aussi l'article : les défauts qui font fuir les recruteurs afin d'éviter les impairs.

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr [article réactualisé en juillet 2012]

La chronique du DRHache : "Évitez les défauts bâteaux"

"Même si on essaye d'éviter de tomber dans le piège de l'entretien bateau sur-préparé de part et d'autre, on ne peut s'empêcher de poser parfois des questions péniches du style " quelles sont vos trois qualités majeures", inévitablement suivies des trois défauts qui vont bien. Soyons clairs : nous sommes en France, donc les trois qualités, c'est officiel, on s'en fout, on va juste vérifier si le candidat ne se met pas trop sur un piédestal. Tout cela n'est qu'un entrainement pour la question suivante, la seule qui intéresse nos âmes sadiques d'anciens scolarisés cassons-tout-on-verra-bien-ce-qu-il-reste : "Citez-moi vos trois défauts principaux". Hmm oui comme ça.

Le jeu est le même mais en plus dangereux. On a appris aux candidats issus des écoles de commerce à se mettre en valeur par l'intermédiaire de leurs défauts, ils vont donc systématiquement vous envoyer du : "Je peux être un peu hargneux, lorsque je veux quelque chose j'ai du mal à lâcher prise", ou autre : "Mon défaut principal, c'est probablement d'aller trop au fond des choses".

On remarque que les deux phrases ci-dessus pourraient aisément être des illustrations de "tenace" et "perfectionniste" précédemment cités comme qualités, rejoignant ainsi "Focus", "pugnace", "dédié", "force de décision", "approprié" ou "synergies" dans le brouet indigeste du politically correct décérébré au fond duquel on peut noyer toute vérité hors du champ.

Le jeu va être plus intéressant avec les ingénieurs, moins formés par leurs écoles au jeu du double-talk mais plus conscient de leur valeur intrinsèque. Leur approche de la vie est à la fois plus pure, plus naïve et plus abrupte. Ils n'ont souvent pas eu à se remettre en cause devant une quelconque gente féminine (10 % de filles dans les écoles d'ingénieurs) et sont donc à même de vous présenter des personnalités incroyablement mal dégrossies, mais avec la tête très très très bien faite.

La pire réponse sera donc : "J'en sais rien moi". Et la meilleure pourra être : "Le silence ou la colère quand je suis confronté à l'injustice".

Ces questions systématiques ont finalement peu d'intérêt, et l'on recommande plutôt, en toute fin d'entretien : "Et maintenant, racontez moi votre journée idéale."



Commentaires

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Vos réactions
  • le bienheureux
    vous avez résumé en quelques phrases le domaine du travail en France qui incite plus à etre hypocrite avec l entreprise que etre soi meme , ce qui me fait rire en France qui est mon pays c est qu en France ont nous encourage à etre un menteur né , etc e qui est
    paradoxale ont nous dit soyez vous meme en entretien d embauche et quand nous sommes nous meme nous sommes jamais recruter , et en plus ne France c est le pays de la jalousie au travail excelllence et on peut dire que la vie des Français est basé sur la jalousie et l hypocrisie , les Français élèvent leur enfants depuis tout petit dans l hypocrisie , que cela soit en société et en entreprise

    concernant le travail les DRH en France sont des robots qui travaillent avec des grilles et si vous répondez pas à la question qu ils ont dans la grille vous etes pas recruter et donc les DRH en France ont aucune jujote , ils sont pas du tout perspicace , en plus ils peuvent souvent jalouser la personnalité d un candidat et une personne va dire pourquoi jalouser un candidat alors que le DRH gagne très bien sa vie , allez comprendre

    Eh bien en France c est fréquent en plus les DRH en France font souvent du sabotage dans leur entreprise dans laquelle ils travaillent en ne recrutant pas les bonnes personnes en le faisant exprès souvent , par exemple les DRH aiment pas recruter des étudiants car ils ne restent pas , mais en meme temps ils recrutent cela en premier allez comprendre ce qui ce passe dans leur cerveau quand ils ont des gens qui veulent rester ils les recrutent pas


    on va finir par croire que les DRH ont un problème mental et le pire les DRH en France font des entretiens pour certain poste comme ci vous alliez bosser à la DGSE du grand n importe quoi comme par exemple dans la vente alors que dans la vente cela manque de gens qui veulent y travailler ils font des manières pour embaucher des gens en boutique de luxe alors que beaucoup de gens parlent bien anglais certes pas un anglais de HARVARD mais ils savent vendre en Anglais , mais DRH SE COMPARE SOUVENT ALORS QUE EUX POUR CERTAIN ONT EU LA CHANCE DE FAIRE DES ETUDES A L ETRANGER DONC ILS PARLENT BIEN ANGLAIS
    ET DONCILS VEULENT UN ANGLAIS DE HARVARD DANS LA VENTE DE LUXE ALORS QUE LE NIVEAU FRANCAIS QUAND ON EST PERSPICACE EST TRES BAS EN ANGLAIS EN FRANCE ENSUITE VOUS AVEZ L AUTRE CAS DE FIGURE DU DRH QUI PARLE MAL ANGLAIS ET VOUS DEMANDE DE PARLER ANGLAIS ALORS QUE LUI MEME OU ELLE EST NUL EN ANGLAIS VOIR PLUS NUL QUE LE CANDIDAT MORT DE RIRE EN FRANCE ON A UN SOUCI DE DRH ET NON CANDIDAT PAS BON COMME ON VEUT NOUS FAIRE CROIRE


    EN FRANCE ON A SURTOUT UN PROBLEME DE DRH QUI ONT AUCUNE CONNAISSANCE EN DEVELOPPEMENT PERSONNEL

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  • PifPaf
    J'ai un gros défaut, je fais remarquer aux autres qu'ils font des fautes.
    Ecrire "droit de citer" cache-t-il un défaut comme l'inculture ?
    ;-(

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  • Franck
    Le 1 mars 2014, à 50 ans, avec 21 ans de commerce et un BAC-PRO de commercial.
    après avoir lu toutes les réponses des candidats depuis Août 2010.

    ça m'a pas apporté grand-chose de lire les écrits des autres candidats, j'ai toujours l’impression de tourné en rond,
    le prochain entretien sera aussi difficile et toujours""" plein d'imprévus""", les DRH sont jamais pareils et en plus ils sont 2 (pour les gros groupes).

    Seul un coût de chance avec un DRH """ayant envie de me prendre"""", me donnera un poste d'ATC itinérant (commercial itinérant).

    En un mot : faut attendre et croire à la chance! avec ces compétences.
    Cordialement, Franck Luginbuhl.

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  • Franck
    Sylvie Laidet, personnellement j'ai trouvé votre article pertinent et surtout tellement proche de la réalité, d’ailleurs désormais les DRH (surtout ceux des grands groupes) je vais les appelés "des DRHache", moi je les appelle des DRH industriels (tout dans les études et rien dans le savoir du terrain).

    Mais il ne faut pas oublier le 1er entretien, qui n'est pas l'entretien du jour (le RDV) mais le 1er coût de téléphone du recruteur, après avoir déposé une candidature sur une annonce.

    Il faut faire très attention à ce que l'on peut "s'imaginé ou comprendre" lors de ce coût de fil "(ou voulu nous faire comprendre!)". On s'imagine toujours des choses qui vont nous mettre en erreur (en défaut) le jour du RDV d'embauche.

    Si je peux donner un conseil, tout ce que l'on peut s'imaginé avant l'entretien, dû au coût de tél.(1er contact),............ça peut être un piège, """surtout ne pas en parler ou chercher à les mettre en valeur""" (le jour du RDV), on peut croire avoir des pistes sur le mental ou la stratégie de l'entreprise et du DRH............... et finir par s’étaler la gueule.
    Même si c'est le recruteur (DRH) qui en parle?.........faire attention à la réponse!
    Réponse "bref et concis" si possible.

    C'est moi qui pense ça, de par l'expérience que j'en ai eu.
    Cordialement, Franck Luginbuhl.

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  • Beling's
    Merci

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  • Beling's
    Xavier
    Je trouves votre message bien instructif , puis que sa me fait pensé à moi même parce que j'ai toujours horreur de faire connaitre mes défauts. Je me dis souvent que cela va me faire raté le travail. Donc je préfère parfois ne rien dire./-

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  • nikos
    Je me sens étranger à ce monde ou pourtant j'y suis né !
    la France pays de comédie, en étant cadre depuis plusieurs années répondre à la question de défaut quand l'entretien a marché c'est que j'ai dit des choses consensuelles et contradictoires.
    Il faut méme parfois répéter comme un péroquet.

    Ne pensez pas à parler réellement de vos défauts quel que soit les interlocuteurs RH ou Opérationnel vous n'étes pas au bon endroit ! De plus pays pessimiste par excellence dire la vérité revient à se sabrer littéralement et faire disparaitre toutes vos qualités.

    Voila donc comment réussir

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  • DP-PROBAT
    Vos exemples de remarques sont trop ciblées sur des personnes instruites mais, pas suffisamment intelligentes, il faut tout de même que vous vous rendez compte du contenu des descriptifs d'offres d'emploi de niveau Bac+2 dans le secteur du BTP sur tout le territoire, je vous confirme que la France va mal, j'ai aussi l'impression que vous résonnez comme tous ces spéculateurs de la discrimination (courtier en recrutement niveau Bac+5+7), des trous du cu qui n'ont jamais travaillé de leur vie, et il faut que la France puisse rebondir avec çà, et bien, le RDV du jour J est très loin dans le flou et dans le sombre.

    Je dis également qu'il ne faut pas négliger la génération des 50, 55 ans, il ne sont pas très instruits, mais ce sont les meilleurs tuteurs pour faire de l'encadrement dans diverses aspirations de beaucoup de métiers.

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  • Candice Bergen
    ca devrait suffir car ils ne sont pas mieux

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  • mad30
    Je pense honnétetement qu'il y a une différence entre le droit de citer, et le droit de cité.

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