Journée mondiale de la procrastination
Haro sur la procrastination

Votre devise est « remettre au lendemain ce qu'on peut faire aujourd'hui ». Mais laisser les petites tâches reportées s'accumuler, risque tôt ou tard de vous déborder. Nous vous dévoilons le grand secret pour y remédier : s'organiser.
Le compte à rebours s'égrène. Plus que quelques jours, quelques centaines d'heures et autant de milliers de minutes avant la grande pause, la trêve des plagistes, les vacances estivales. Mais alors qu'en toute logique, vous devriez flotter sur un nuage d'euphorie, vous êtes encore plus stressé que d'habitude. La faute à tout ce qu'il vous reste à faire avant le jour J. Toutes ces tâches à accomplir avant de cliquer une dernière fois sur l'icône « éteindre » de votre ordinateur pour ne plus y toucher jusqu'à la rentrée, ajoutées aux dispositions qui permettront à ceux qui restent de gérer les affaires courantes en votre absence.
Tout le monde vous le dit, il faut or-ga-ni-ser votre emploi du temps jusqu'à l'heure H. Surtout, il va falloir lutter, pendant les quelques jours restants contre une fâcheuse tendance qui ressurgit très souvent dans ce genre de compte-à -rebours : la procrastination. Il ne s'agit nullement d'une affection gastrique, mais tout simplement d'une manie qui consiste à remettre systématiquement à plus tard ce que vous pourriez réaliser illico. Rassurez-vous, tout le monde a plus ou moins un penchant naturel pour ce vilain défaut. Sauf que certains résistent mieux que d'autres et si ce n'est votre cas, quelques petits trucs peuvent vous apprendre à lutter. Et à ne pas transformer un départ en cauchemar.
Lister
Pour commencer, il est important de morceler. Cette tâche est tellement énorme que vous baissez les bras et remettez son exécution aux calendes grecques ? Découpez-la en multiples petits boulots et inscrivez-les sur votre « to do » liste quotidienne. Ce sera plus facile à attaquer et surtout, en barrant chacune des tâches effectuées au fur et à mesure de leur accomplissement, vous verrez votre travail progresser. Les petits ruisseaux font d'énormes fleuves et petit à petit, la lourde tâche sera abattue et vous serez motivé pour passer à la suivante.
La technique de la carotte
Evidemment, certains procrastinateurs sont si profondément atteints que même morcelée, la tâche fastidieuse sera remise à plus tard. Pour ces irréductibles, on prévoit une thérapie de choc : la carotte. Il faut se fixer des objectifs précis à exécuter en temps limité pour obtenir une récompense. Une sorte de sprint pour décrocher une médaille. Une demi-heure pour boucler tel prévisionnel après quoi vous pourrez, au choix, vous rendre à la machine à café pour écouter les derniers ragots, visiter le site de coquillages-et-crustacés.com pour vous mettre dans l'ambiance des vacances, ou vous offrir n'importe quel autre bon point. L'essentiel est d'avoir un objectif et de travailler pour l'atteindre. Mais aussi d'y croire : pas question de déborder la demi-heure impartie. Prévoyez une alerte sur votre messagerie, faites sonner votre portable, apportez un réveil ou demandez à un collègue de chanter l'Hymne à la joie à l'heure dite, l'essentiel est d'avoir terminé. Ainsi concentré sur vos objectifs horaires, vous pourrez rapidement mesurer le chemin accompli.
Hiérarchiser les tâches
A condition d'avoir pris un minimum de précautions. Car il est difficile de se concentrer sur des tâches prioritaires en se laissant déborder par les fausses urgences et les vraies futilités. Tous ces petits imprévus qui peuvent occuper une journée de travail entière doivent être hiérarchisés. Eteignez votre mail pendant vos sprints, fermez la porte de votre bureau, branchez votre répondeur ou débranchez votre téléphone. Placez une pendule dans votre champ visuel. A la fin de chaque séquence de travail intensif, barrez la tâche accomplie sur votre « to do » liste. Remettez à plus tard ce qui serait tombé entre temps et qui n'y figure pas. Mais, au fait, ce ne serait pas de la procrastination, ce dernier conseil ? Parfois, un défaut correctement appliqué, peut se transformer en qualité.

* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.
Il n'en est rien, même s'il est parfaitement vrai que les anglo-américains l'utilisent bien davantage que les français.
"Procrastination" vient tout bonnement du latin "pro", qui signifie '"en avant" (1) et "cras", "demain"..
S'ajoute seulement une terminaison transformant cette agrégation de mots pour en faire un substantif.
Etymologiquement, le sens est donc : "l'élément que l'on place en avant" afin de résoudre demain le problème qu'il pose.
(1) que l'on trouve aussi dans "profession". Ce terme vient donc de "pro" et du verbe "for, fari" qui signifie "parler", et qui est présent dans la seule lettre "f" du mot "enfant",c'est-à -dire celuii qui ne parle pas (encore).*
La profession est donc l'élément (descriptif de soi-même) que l'on met en avant pour informer du caractère jugé majeur de sa personnalité sociale. .
Merci Mamie Nova....
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Ayant commencé à 18 ans en bureau d \'études ,gravi toute les marches au point d \'être responsable et gérant d \'une société de moyenne importance ,la preimère chose que j \'ai mis en exergue ,dès la 6 ème ,étant enfant ,ne jamais reporter au lendemain le travail à faire .JE M\' EXPLIQUE.
Aussi simple la tâche est elle à faire ,sorti de la classe ,il reste en mémoire les traces du cours fraichement étudié,donc le devoir ou les exercices attenants en découlent .
Pratiquez de la sorte a la sortie d \'un breafing, et notez succintement les tâches qui vous incombent directement .Après une heure ,relisez ce condensé, et vous verrez que cela est très efficace dans la durée .Il me reste encore 15 ans à travailler ,et en appliquant quotidiennement ce principe ,je ne suis JAMAIS Dépassé.
L\'urgence se règle toujours .Surtout quand on est sur site ,avec 4000 personnes QUI ATTENDENT après vôtre jugement ,pour avancer le chantier.
Le temps , \'c est de l \'argent ,mais là , vous jouez quotidiennement votre avenir.
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Quant à l'appropriation du terme par la médecine, elle n'en interdit pas l'usage par le commun des mortels. Nous (communs des mortels) parlons bien de migraine sans avoir fait vérifier par la sécu que c'est bien ça.
Sur le fond : il doit en exister bien des variantes, de la procrastination. Et donc bien des approches : psychologiques, médicales, littéraires...
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+ sérieusement, trop d'immédiateté empêche la fermentation intellectuelle minimale, indispensable à un travail bien pensé !
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C\'est une maladie reconnue par le corps médical, qui affecte le lobe frontal gauche (si je me souviens bien).
Cette affection engendre des troubles du passage à l\'acte.
Le malade qui en est atteint ne peut rien à son comportement, qu\'il ressent comme une espèce de crainte irrationnelle.
Votre article parle plutôt de la paresse et du manque d\'organisation. Et il suggère d\'ailleurs d\'excellent conseils.
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