Le jeu vidéo en quête de profils spécialisés
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Le jeu vidéo en quête de profils spécialisés


Bien que modeste en termes d'emplois, l'industrie du jeu vidéo recrute aujourd'hui massivement. Cadremploi.fr vous en dit plus.

Une enquête en Île-de-France et Rhône-Alpes du cabinet Ambroise Bouteille montre que le secteur compte 150 entreprises, avec environ 3 000 salariés. L'activité avait été durement touchée en France par la crise des années 2001-2004. L'expatriation était alors de mise pour les spécialistes du secteur, qui partaient souvent au Canada, le gouvernement local ayant instauré un crédit d'impôts pour soutenir les sociétés. La France vient d'adopter un dispositif comparable qui doit encore être adopté par décret. Sous l'impact des nouvelles consoles de jeux, le secteur retrouve un net dynamisme depuis 2006, mais les recruteurs ont des difficultés à dénicher les profils idoines.

Frédéric Weill, directeur groupement d'entreprises Capital Games, souligne la professionnalisation de l'activité, relevant que « le temps des amateurs éclairés est passé ». Ingénieurs-programmeurs, game designers (qui créent le scénario et l'adapte au jeu interactif) et graphistes, sont devenus des perles rares âprement disputées. Emmanuel Forsans, directeur de l'Agence française pour le jeu vidéo regrette que les jeunes diplômés aient tendance à déserter les fonctions de programmeurs, estimant souvent à tort qu'elles se résument à des tâches d'exécutants « alors qu'ils sont des pièces maîtresses : ils décident ce qu'il est techniquement possible de faire dans un jeu ». Du coup, les entreprises du secteur, telles qu'Ubisoft à Kiev, s'implantent au plus près de leur main d'œuvre nécessaire, ou vont sous-traiter en Chine. Certains groupes essaient -avec peu de succès semble-t-il- de faire revenir les cadres expatriés.

Un effort est également fourni en matière de formation. L'École nationale du jeu et des médias interactifs numériques, à Angoulême, ne permet cependant de former qu'une centaine de game designers par an. Des évolutions ont toutefois lieu en ce moment, avec par exemple le groupement d'entreprises Lyon Game, qui a créé en octobre 2007 Gamagora, en partenariat avec l'université Lumière-Lyon-II, où 45 étudiants obtiennent chaque année un des trois diplômes spécialisés dans le jeu vidéo.



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