Mon boss ne m'aime pas, comment faire ?
Accueil  > Conseils > Conseils carrière > Mon boss ne m'aime pas, comment faire ?

Mon boss ne m'aime pas, comment faire ?


Il vous dit sans cesse que vous êtes mauvais et peu réactif. Il vous prend systématiquement à partie en public et cette situation vous exaspère. Or, pas facile de changer de manager, même si celui-ci ne vous aime pas. Voici donc quelques conseils pour faire évoluer positivement vos relations avec votre patron.

 

Pourquoi ai-je l'impression qu'il ne m'aime pas ?

La perception d'être aimé ou pas par l'autre est éminemment subjective. Il faut donc commencer par s'interroger sur l'origine des reproches : s'agit-il de problèmes de fond ou de divergences de forme. Dans le premier cas, il s'agit sans doute d'un décalage entre votre contribution réelle et votre contribution perçue par le manager. Sur la forme, il peut y avoir incompatibilité d'humeur ou de caractère.

 

Impliquer son entourage

Qu'est-ce qui dans mes comportements au travail justifie des critiques de la part de mon boss ? Que puis-je faire évoluer dans ma manière de travailler pour améliorer mes relations avec mon supérieur ? « Répondez précisément à ces deux questions avec sincérité, puis demandez à un ou plusieurs collègues de confiance d'y répondre pour vous », suggère Jidé Tidjani-Serpos, créateur de Psychoboss. « Il faut effectivement en parler à un tiers pour savoir s'il s'agit d'un délire ou d'une réalité. Cela peut être une personne de la DRH », recommande Thierry Chavel, coach au sein d'Alter& Coach -BTC Partners.

 

Pas de règlement de compte en public

Pour la énième fois, vous vous sentez humilié en réunion ? « N'allez surtout pas au conflit frontal, vous tomberiez dans le jeu de l'infantilisation. Demandez à le voir en aparté afin de faire un point factuel sur ce qui vient de se passer. Ceci montre une certaine maturité face à l'entreprise », insiste Serge Assayag, associé en charge du centre de compétences RH du cabinet Weave.

 

Etablir une communication informelle

Pour faire évoluer vos relations avec votre boss, vous devez faire un effort pour créer de l'empathie avec lui. Pour susciter cette « intimité informelle », préférez les fins de journée, les pauses café.... « Tendez-lui une perche pour qu'il vide son sac. Par exemple, « j'ai l'impression que tu n'es pas pleinement satisfait de mon travail, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre pourquoi, peut-on parler des aspects sur lesquels tu souhaites que je progresse ? », conseille Jidé Tidjani-Serpos.

 

Reformuler ses réponses

Ecoutez et reformulez ses propos pour lui faire entendre que vous avez bien écouté ses remarques. Poussez-le à donner des exemples concrets pour chacun des points évoqués. « Cette étape est doublement importante. D'abord, elle permet de mieux cerner ce que vous pourriez faire différemment pour lui donner plus grande satisfaction. Deuxièmement, elle permet d'entamer la conversation en plaçant votre supérieur dans une position de confort qui le prépare à recevoir favorablement vos remarques à suivre », argumente Jidé Tidjani-Serpos.

 

Exprimer vos souhaits de changement

Après l'avoir remercié pour son feedback et vous être engagé à faire de votre mieux pour faire évoluer la situation, exprimez vos attentes. Comme lui, parlez de manière factuelle, exprimez vos sentiments, assumez la subjectivité de ce que vous éprouvez (« parce que j'ai besoin de me sentir valorisé pour progresser dans mon travail ») et formulez positivement vos souhaits. Avec une phrase du genre : « j'aurais préféré que tu m'expliques concrètement et calmement ce que tu aurais souhaité que je fasse différemment dans ma présentation ». Ceci fait, votre relation avec votre supérieur devrait prendre une tournure plus constructive. Cependant rien ne garantit sa durabilité.

 

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr



Commentaires

* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.




Vos réactions
  • Nicolas
    Effectivement, trés théorique... en pratique, ne nous vous laissez pas faire.
    Tête haute et il faut prendre son courage à 2 mains et répondre du tac o tac. Je dirige une équipe et j'ai eu la chance de tester ce genre de management. Ma responsable de service ne pouvait pas me sentir et j'avais le droit à des reproches devant mon équipe (trés gamin comme comportement). J'ai fini par craquer... je lui ai balancé mes 4 verités + 1 passage à la RH pour signaler la situation.
    Depuis, elle ne m'adresse plus la parole et au moins, maintenant, elle me respecte et elle sait à qui elle s'adresse.
    Dans l'entreprise, il faut savoir se faire respecter pour être pris au serieux

    Répondre

  • J. A de La S.
    Je souhaite témoigner en tant que patron d'une équipe de cadres.
    Il serait équitable d'aborder la question de facon bilatérale.
    J'ai du faire face a une situation quasi similaire dans laquelle j'ai eu a gérer un de mes subordonnés embauché a sa sortie d'école de commerce, animé par des ambitions démesurées. Il se positionnait comme le réformateur, l'homme de la providence en vilipendant le travail de des collaborateurs en place...
    Effectivement, après quelques mise au point en présence de la DRH et le CE, nous avons pu reinstaurer un climat de travail normatif en reevaluant son profil, depuis notre cadre s'épanouit pleinement dans sa fonction d'agent de call center des réclamations.

    Répondre

  • Marine
    La plus grande difficulté n'est pas quand il y a des personnes pour régler ce genre de situations, mais plus quand le seul niveau hiérarchique au-dessus de vous c'est la Direction et qu'elle passe son temps à vous humilier, vous manipuler et vous faire tourner en rond dans un labyrinthe d'injonctions paradoxales, y compris en n'appliquant pas les dispositions légales ou conventionnelles les plus élémentaires, pour donner l'illusion qu'elle a le dernier mot et qu'elle maîtrise les situations et les gens : j'ai travaillé dans 2 entreprises comme cela, mes collègues et moi n'avons trouvé que 2 issues :
    1/ partir et laisser l'entreprise avec sa fuite de compétences et de talents ;
    2/ ou, la moins intéressante : rester et risquer la dépression parce que personne ne réagit, et que si vous "bronchez", la direction s'acharnera sur vous. Les autres se rendant ainsi observateurs et co-responsables de la situations par leur grand silence, mais on dira que c'est humain...

    Autre choix :
    3/ Une troisième alternative : celle de l'Inspection du travail, de l'avocat et des Prud'hommes, mais comme personne ne dit rien et a peur que cela le suive dans l'entreprise suivante... parce qu'il est difficile pour un recruteur d'entendre que son prédécesseur était une personne sans foi ni loi (sans parler d'éthique morale et professionnelle, ce type de personnes n'en est plus là...).
    Avant ou après la dépression.... à vous de choisir !

    M.

    Répondre

  • MSebastien
    Mon patron ne m'aime pas...
    Il est déjà évident que cette personne a un problème psychologique. le patron n'est pas là pour aimer et etre aimé.

    il est là pour fédérer, motiver, faire grandir les compétences et le talents des salariés.

    Ensuite, quand le patron est aussi mauvais tel qu'il est décrit ici - une formation management débutant s'impose pour la croissance de l'entreprise.

    Quand à l'employée : une seule question :

    As tu envie dans 10 ans de nous dire que ton patron ne t'aime toujours pas ?

    Si la réponse est non, je veux changer :

    1 - Tu commences par l'étrangler en 5 étapes
    http://0z.fr/aMKDj

    2- Tu apprends les techniques d'un conditionnement efficace face à un patron pour en faire une marionnette en 4 étapes
    http://0z.fr/x6SeX

    Merci
    a+

    Répondre

  • D
    Certaines personnes(chefs)souffrent de complexe de supériorité,ils pensent qu'ils sont le centre du monde et ils se permettent de dire et faire m'importe quoi à leurs subalternes. Ce qui n'est pas bien pour le maintient du bon climat dans le milieu professionnel .

    Répondre

  • Francois Thomas
    ... Très théorique tout cela ! Dans la réalité ca m'est arrivé, et j'essayais de me dire que tout cela était une vue de l'esprit. Jusqu'au jour ou une collaboratrice interrompit sa conversation avec un client pour me dire "Francois, jusqu'à quand vas tu le laisser te traiter de cette facon?" Ni une ni deux, je suis descendu demander au responsable des ressources humaines quelle réponse je devais donner à cette employée... Société américaine oblige, il y a eu enquête ... et avertissement écrit à mon Directeur. Je n'ai plus jamais eu de problème de ce type ... Mon conseil : escaladez le problème direct au service qui a en charge, dans votre entreprise, de régler ce genre de chose ...

    Répondre