Parler le Chinois : est-ce vraiment utile ?

Le chinois ne reste exigé que dans de très rares cas. La plupart des personnes qui apprennent cette langue le font sur place, et davantage dans le but de rencontrer la population locale.
Malgré l'attrait grandissant que suscite la Chine d'un point de vue professionnel, la maîtrise du chinois n'est encore que dans très peu de cas indispensable. « Nous recherchons rarement des personnes qui parlent mandarin. Et pour en trouver, nous nous adressons aux personnes qui sont déjà en Chine ou y ont travaillé », souligne Eric Stevenin, manager senior chez Hays International.
Cette langue n'est dans quasi aucun cas obligatoire, dans un premier temps du moins. Et ce même si vous souhaitez partir travailler là -bas. Par exemple dans les endroits à forte exposition internationale, comme les zones côtières telles que Shanghai par exemple, « l'anglais est assez présent pour les populations cadres », témoigne Patrice Defay, practice manager automobile et industrie pour la Chine chez Accetis International. En s'éloignant de ces zones, dans le centre du pays par exemple, « le chinois peut être un plus pour la vie quotidienne mais il n'est toujours pas forcément nécessaire ».
Industrie, BTP et ferroviaire
Les secteurs où le chinois peut être demandé sont « l'industrie (industrie lourde, matériaux, agroalimentaire, produits semi-finis, mécanique), le BTP (ouvrage d'art) et le ferroviaire », explique Eric Stevenin. Pour les postes basés en France, il peut également devenir nécessaire « par exemple pour des merchandisers qui doivent aller auditer des usines de fournisseurs chinois. Cette langue est alors fondamentale, au moins au niveau conversationnel. Elle est nécessaire aussi dans le domaine de la vente, notamment dans l'habillement où de nombreux services achats sont basés en Chine », souligne Patrice Defay.
Managers en contact avec des chinois
Tout dépend également du type de poste. Un general manager n'aura pas besoin de s'initier à la langue du soleil levant - il devra compter dans ses équipes des chinois qui parlent anglais - contrairement à un manager en prise directe avec des techniciens, des ingénieurs, etc., s'il fait la jonction entre le personnel local et la direction.
C'est plus souvent pour la vie quotidienne que les personnes qui ont rejoint la Chine se mettent à l'apprentissage du chinois, comme Morgan Lefevre, commercial à Shanghaï. Il a commencé à apprendre le mandarin un an après son arrivée à raison de quinze heures par semaine pendant huit mois, « afin de pouvoir rencontrer des chinois qui ne maitrisent pas l'anglais ». Il a opté pour une école plutôt qu'une université « pour des raisons de coûts et car la taille des groupes est limitée (moins de 10 personnes) ».
Le problème, c'est aussi qu'il n'existe pas que le mandarin. « Il est parfois important de parler le cantonnais, dans le sud de la Chine ou à Hong-Kong par exemple, explique Patrice Defay. Ce n'est pas absolument nécessaire pour survivre professionnellement - car de nombreuses personnes parlent anglais - mais permet de créer son réseau et de mieux se faire accepter localement. »
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La Chine se dit Zhong Guo = Pays du milieu.
Le Japon se dit Ri ben = Origine du soleil.
Comme quoi apprendre et savoir parler la langue du pays avec lequel on bosse - a fortiori quand on bosse dans ce dit pays - permet d'éviter les impairs, les incompréhensions et de répandre des âneries !
Et juste pour réfléchir un peu... Que penseriez-vous d'un manager étranger qui vient diriger une entreprise en France et qui ne parle pas un mot de français??? Comment le prendriez vous si ce manager était votre manager??? Tous les cadres français parlent-ils suffisamment anglais pour le comprendre???
Quand on bosse avec un pays étranger, il faut apprendre (langues et coutumes) pour comprendre et répondre correctement à la demande mais aussi pour se faire comprendre.
Ceci étant dit, cet article résume très bien, selon moi, l'état d'esprit français.
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Le chinois ne vous fera pas reussir mais devient absolument indispensable
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Le chinois ne vous fera pas reussir mais devient absolument indispensable
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Le chinois n'est pas vu comme une nécessité pour être expatrié en Chine. Tout le monde vous dit "Bah, mais là -bas les cadres parlent déjà anglais" sans se soucier du mélange détonnant des brouilles créées par la juxtaposition du franglais et du chinglish. On n'emploiera pas de gens qui parlent chinois, voilà le message. Deuxième message, baisse des packages expats locaux ; si vous parlez chinois, c'est que vous êtes chinois, on va donc vous payer à la chinoise. Et vous pouvez bien sûr oublier votre billet d'avion, vous êtes en contrat local.
Disons que le monde de l'expatriation avec un régime salarial à la française, s'il a existé, se réduit comme peau de chagrin et que le peu de places qui restent sont jalousement gardées au bénéfice de ceux qu'on juge dignes, mûrs au niveau carrière, d'être envoyés au "pays du soleil levant" (sic), quitte à ce qu'ils se cassent les dents et reviennent 6 mois après, eux-mêmes ou leur conjoint en dépression.
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Même si la nécessité de le parler dépend de l'activité, du poste, de la durée dans le pays, cela permet d'établir ces relations d'amitiés en apparence mais aussi d'intérêt sur le fond, une caractéristique culturelle des chinois, subtile, faite de rites et de comportements, auxquels les occidentaux ne font pas toujours attention, ignorent, parfois méprisent et que la connaissance de la langue permet de mieux appréhender. Et ça n'empêche pas la convivialité!
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Dernier point, le pays du soleil levant (cité dans l'article), c'est le Japon et non pas la Chine.
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