Faut-il parler chinois pour travailler en Chine ?
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Faut-il parler chinois pour travailler en Chine ?


Vous êtes cadre, vous rêvez de partir à l’étranger et vous avez bien noté que la Chine est un marché d’avenir. Mais… faut-il parler chinois pour évoluer dans l’Empire du Milieu ?

[Article réactualisé le 14/06/2013]

À l’heure où les futurs diplômés recherchent activement leur premier emploi, la Chine continue d’offrir de belles opportunités aux étudiants français qui s’investissent dans la langue et la culture du pays. À moins de 30 ans, Maxime Bourget est déjà directeur général adjoint d’un grand groupe énergétique chinois du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Alors que la France subit un ralentissement de son activité économique, le marché chinois, en plein essor, offre en effet de beaux débouchés, notamment aux jeunes cadres, et peut permettre de booster une carrière. À condition toutefois, selon Maxime Bourget, de maitriser correctement le chinois : « Il n’est pas raisonnable, ni même productif, de penser pouvoir gérer un travail d'équipe sans parler la langue de ses collègues.» Un point de vue qui fait encore débat mais qui progresse, même au sein des entreprises françaises, qui « sinisent » progressivement leurs équipes et ont besoin de cadres maitrisant la langue et la culture locale. Cette évolution s’explique aussi par la progression fulgurante en France de l’apprentissage du mandarin, langue officielle chinoise. Ce constat demande toutefois à être nuancé en fonction des secteurs d’activité.

Dans certains secteurs, l’anglais peut suffire au début

Sur les postes de commerciaux, dans la communication ou le marketing, on vous demandera le plus souvent un niveau élevé de mandarin à l’écrit comme à l’oral. Même pour les ingénieurs, « la connaissance du chinois est parfois exigée », rapporte Noëlle Wu, DRH à la chambre de commerce de Shanghai. Dans d’autres domaines, une bonne maitrise de l’anglais sera en revanche suffisante, comme dans la Finance et le contrôle de gestion. À Pékin ou Shanghai, les entreprises françaises n’exigeront généralement pas non plus le chinois pour des postes de direction ou pour ceux qui requièrent une forte expertise technique. Cependant, dans le contexte concurrentiel actuel « parler le chinois peut permettre de faire la différence par rapport aux autres candidats français et étrangers», dit Noëlle Wu. Au-delà de la connaissance de la langue, le recruteur recherche en effet des personnes qui connaissent la culture et les traditions du pays et qui sauront aborder les Chinois sans commettre d’impair.

On manage les Chinois… en chinois

Un besoin que Frédéric Béraha, fondateur et dirigeant de GTE Hong Kong, une société de conseil qui aide les entreprises françaises à se développer en Chine, confirme : « Il est compliqué de gérer des équipes chinoises et un décalage va très vite se créer si l’expatrié ne parle pas chinois.» Ainsi, se reposer exclusivement sur des traducteurs n’est pas sans risque, ces derniers « ne traduisant pas exactement ce qui est dit pour éviter de froisser l’un ou l’autre… », témoigne Jean-Luc Josse, expert en production dans l’industrie du ciment à Pékin. Dans ce contexte, apprendre le chinois sert avant tout à ne pas « juger hâtivement, sur des interprétations fausses, ce qu’on a cru voir ou comprendre », ajoute-t-il. Que ceux qui luttent pour apprendre la langue de Confucius se rassurent, on ne vous demandera pas non plus de parler un chinois irréprochable. « Les chinois sont les premiers conscients de la difficulté d'apprendre le mandarin et je ne reçois jamais de remarques désobligeantes sur mes erreurs de chinois », témoigne Maxime Bourget. En dépit de la compétition grandissante, la Chine offre de réelles chances à saisir, en particulier pour ceux qui font l’effort d’apprendre le mandarin et de s’intéresser à la culture de l’Empire du Milieu.

Pauline Bandelier © Cadremploi.fr



Commentaires

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Vos réactions
  • rmgl
    A l’époque, il était question de taxer les machines automatiques, ce qui partait d’un sentiment louable, mais irréfléchi.
    Après avoir déposé ses brevets, mon père voulu s’expatrier vers la Chine. S’en suivi une réunion et ma sœur lui expliquait qu’il ne pouvait pas car il ne parlait l’anglais encore moins le chinois. Sa réponse fut logique : il frottait son pouce contre l’index dans un mouvement de va et vient et répondant : cela signifie argent et dans le monde entier ce signe est compris et suffisant.

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  • ivolguine
    L'Anglais peut suffire surtout dans le monde des Affaires. mais car il y un mais,même si de grands intellectuels comme Claudel n'ont pas accroché pour" cette langue et ses mondes barbares" ,nous sommes aujourd'hui plutôt partisans de l'effort de parler la langue du pays pour entrer dans sa culture et son esprit .Bien que vétéran Waibin ,plutôt handicapé linguistique ,j'ai poussé un peu loin ma curiosité en m'immergeant dans le chinois populaire et vivant plutôt que dans celui de Langues O et c'est ce qui m'a élevé au rang d'étranger à plus de 90% chinois .L'effort et la singularité ont été payants dans tous les aspects de la vie ,y compris surtout en considération .Ce n'est pas seulement flatteur .
    Si on n'a ni la curiosité ni l'envie et le goût ,on peut vivre et travailler en Chine avec le seul outil anglais ( comme devraient le faire les commerçants parisiens avec les touristes étrangers en assimilant tout de même quelques bribes d'anglais) Mais si on est encore jeune ,on devrait faire comme aujourd'hui tous les jeunes du monde entier .Se mettre au chinois ,langue d'avenir

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  • banal99
    - Pas vraiment , car si c'est pour le business , il faut parler Anglais !
    - Sinon en chine , le Français passe très bien aussi , car beaucoup d'entreprises sont Française !

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  • virgiledegeneve
    Vivant en Chine depuis plus de 6 ans, je ne peux que constater que TRES peu de LaoWai / occidentaux parlent le chinois. La règle, c'est qu'ils ne parlent pas du tout.
    A chaque fois que je rencontre des chinois et que je parle le mandarins, ils sont toujours très surpris !.
    Il y a encore bcp de gens qui viennent en Chine s'en vraiment vouloir faire l'effort de s'intégrer....C'est vrai que la langue est difficile.....et bcp ne sont pas là pour s'intégrer et restent être entre occidentaux...
    C'est dommage. mais c'est comme ça.
    Ce qui est je pense le plus important, c'est l'oral..... Si vous devez gérer des équipes, des marchés, ..... si vous êtes réticents à apprendre la langue, cela signifie que vous ne vous intéressez pas au pays !! ce n'est pas très cohérent.
    Pour ma part, j'ai passé de trop nombreuses années sans parler le mandarin car je n'avais pas le temps.......et que ma société n'a rien fait pour m'y inciter.
    Je ne peux que le regretter.
    Aujourd'hui, je me débrouille....et je progresse pas à pas.Cela me permets de comprendre la culture et la façon dont les chinois pensent et reflechissent et son "formatés" comme nous le sommes par le français.
    Mon objectif est de progresser encore et encore...pour mieux comprendre cette très riche culture....et j'aime aussi découvrir combien il est intéressant de découvrir une culture si différente de la notre.

    Ma conclusion : si on est motivé, attiré par la culture chinoise de façon sincère, on peut très bien réussir en Chine sans parler le chinois.....car les Chinois seront enchantés de vous aider à comprendre leur culture et leur langue......... mais si cette perspective d'apprendre une langue très différente.....dont les 4 tonalités jouent un rôle essentiel.... il vaut mieux choisr un autre pays...

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  • christophe
    il y a 25 ans j'ai appris le chinois an langues ô. J'ai constaté depuis que je n'ai été contacté qu'une seul fois pour cette raison, mais il fallait être spécialiste des pierres précieuses et je ne suis qu'ingénieur. Je travaille et j'ai travaillé avec des chinois et ils n'aiment pas lorsque vous cavez les capacités à comprendre

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  • toto
    nin hao,
    nin zai na jia zhongguo gongsi yao gongzuo, name nin xuyao shuo zhongwen.
    on demande bien de parler la langue du pays, ici en Europe, alors réciprocité comme première mesure de bienséance oblige.
    mais aller pour trouver un travail ne suffit peut-être pas comme motivation, car la culture chinoise ce n'est pas celle européenne et le choc peut être rude.

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