Partir avec son équipe
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Partir avec son équipe


« On ne change pas une équipe qui gagne. » Cet adage en tête, le cadre qui s'est vu proposer un poste dans une autre entreprise peut être tenté d'emmener son équipe de rêve avec lui. Quels arguments faire valoir pour les convaincre ?

En débarquant dans une nouvelle entreprise, tout est différent : la structure hiérarchique (souvent), le produit (parfois) et les collaborateurs (toujours). Sauf que le cadre dirigeant, aussi autonome et performant soit-il, a besoin de se rassurer de temps à autre. Et plus la pression s'annonce forte dans la boîte qui vient de l'embaucher, plus l'idée de quitter son ex-employeur avec les meilleurs éléments de son ex-équipe sous son aile prend tout son sens. Car après tout, les performances (remarquables) et les objectifs commerciaux (explosés) qui lui ont valu ce nouveau job, sont le fruit d'un travail collectif, pour paraphraser un fameux coach footballistique. Alors autant continuer à travailler avec le milieu de terrain marketeur, l'arrière gestionnaire et le buteur commercial qui ont forgé la réussite du département et sont les artisans indispensables de vos futures victoires.

Convaincre son équipe

Encore faut-il les convaincre. Surtout s'ils sont parfaitement heureux dans l'entreprise que l'on délaisse. Evidemment l'axe principal de la proposition à leur formuler est d'une simplicité confondante, puisqu'il s'agit de leurs émoluments, qui seront forcément plus élevés qu'actuellement. L'argent appelle ses petits frères : les avantages divers qui vont de la note de frais à la voiture de fonction. Hélas, le salaire et ses satellites ne sauraient suffire. C'est qu'en plus, il s'agit de convaincre ses ouailles de quitter une structure où ils se sentent valorisés depuis des années parfois.

Offrir des garanties

Le saut dans l'inconnu est une vertu pas toujours partagée par les cols blancs, aussi brillants soient-ils. Et pour les décider, le charisme de leur chef les incitant à les suivre ne saurait suffire. Qu'adviendra-t-il de leur personne en cas d'échec de leur meneur dans sa nouvelle mission ? C'est qu'ils débarquent en terra incognita où ils peuvent être perçus, au mieux comme des lieutenants de celui qui a échoué ou, au pire, comme des responsables dudit échec au même titre que leur guide spirituel et débaucheur. Il leur faut des garanties. Et ce n'est pas leur mentor qui saurait leur fournir. Mais bel et bien les dirigeants qui l'ont lui-même embauché. Pour faire simple, la proposition de débauche ne doit pas émaner du cadre soucieux de garder son équipe, mais de sa nouvelle entreprise. Elle doit convaincre cette équipe en lui proposant, non seulement de continuer le travail en commun, mais bien au-delà, d'intégrer les petits nouveaux au reste de la structure. L'isolationnisme est l'ennemi d'un recrutement de groupe réussi.



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