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Partir pendant la crise : est-ce une bonne idée ?

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Partira, partira pas ? Risqué pas risqué ? Pas facile en temps de crise de franchir le seuil de son entreprise pour aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Une chose est sûre, votre départ doit être motivé par de bonnes raisons. Conseils de pros et témoignages de cadres qui l'ont fait.

Oui, c'est une bonne idée de changer d'entreprise si votre situation en interne, est intenable et irréversible. « En cas de problèmes relationnels avec son management, de mauvaise ambiance et/ou si on ne croit plus à l'avenir des produits ou services de sa société, il faut bouger. Car, dans le contexte actuel, les choses ne vont pas changer », prévient Anne Saüt, dirigeante du cabinet Diversity Conseil.  

Oui, si l'on vous propose « LE » poste dont vous rêvez. « Attention tout changement doit s'inscrire dans un projet professionnel à moyen terme. Pas question d'accepter un nouveau poste similaire au sien, sans perspective d'évolution. Il faut soit gagner en responsabilité, soit gagner en expertise », insiste Nicole Prud'homme, directrice Talent Management chez Hudson.  Solène, 36 ans dont 15 ans d'expertise dans les études stratégiques, a hésité 3 mois avant d'accepter le poste de ses rêves qu'un ancien client lui offrait : « J'ai d'abord dit non car j'étais encore en période d'essai et les deux postes me paraissent identiques. Sauf qu'à la fin de ma période d'essai, le périmètre de mon poste avait déjà diminué à cause de la crise. En face au contraire, on me proposait un budget, une équipe, un lien hiérarchique direct avec le PDG et carte blanche pour innover justement parce que c'était la crise. Je gagnais sur tous les tableaux. Sans parler du salaire qui avait augmenté du fait que j'avais hésité... mais ça ce n'était pas fait exprès.»

Non, ne quittez pas l'entreprise si votre chef vous refuse une augmentation, une promotion ou une expatriation. « Souvent, l'employeur peut s'engager à répondre à ces attentes dans les trois ou six mois à venir, cela mérite peut-être un peu de patience, » insiste Anne Saüt.

Non, on ne change pas de boîte si l'on a des doutes sur la future nouvelle entreprise. Attention certains employeurs n'ont aucun scrupule à embaucher des cadres pour boucher les trous et à  s'en débarrasser à la fin de sa période d'essai qui dure désormais 4 mois, renouvelable une fois. Soit 8 mois, une durée largement suffisante pour mener une mission à bien... avant de prendre la porte soi-même. Une mésaventure qu'a connue ce cadre de la grande distribution spécialisée : « Sur 35 directeurs de magasins recrutés, 30 ont été licenciés ou, comme moi, sorti avant le 6e mois d'essai. Je l'ai découvert grâce à des témoignages sur l'Internet. Comme moi, ces personnes avaient été recrutées en CDI par cette enseigne renommée pour simplement boucher un trou dans un organigramme. »

Les précautions à prendre avant de signer le  nouveau contrat. Décortiquez la définition du poste visé. S'agit-il d'un remplacement ou d'une création de poste en lien avec un projet ? A quel stade du projet se trouve-t-on ? Quel est le budget prévu ? Qui seront les forces en présence ? Quel en est le calendrier ? Qui sera le boss ? « Crise ou pas, ces questions doivent vous permettre de décrypter si votre futur poste sera pérenne ou pas », insiste Jean-François Roquet, directeur général associé du cabinet François Sanchez Consultants.

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METE

27/10/2010

à 14:48

bonjour à tous

moi j'ai fait le grand pas après 2 ans de galère dans une entreprise et une direction castratrice, hurlante et insultante, j'ai dit stop trop tard parce que ces 2 ans de calvaire m'ont complètement détruite. aujourd'hui quoi dire à un recruteur sur la question POURQUOI AVAIT VOUS QUITTE VOTRE EMPLOI ou PEUT ON PRENDRE CONTACT AVEC VOTRE ANCIEN EMPLOYEUR?
je ne trouve pas et j'ai un entretien mardi 2 novembre
merci de votre aide

see you soon

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Abdallah

08/04/2009

à 11:40

J'ai décidé de quitter mon entreprise ou j'occupais le poste de DAF. Quel paradoxe pour quelqu'un qui est supposé gérer entre autres le "Risque". Je suis peut être atypique, mais ma décision n'est elle pas en adéquation avec ce qu'attend une entreprise à savoir : prise d'initiative, combatif etc... De toute façon, je ne pouvais plus cautionner l'immobilisme et le n'importe quoi de mes supérieurs, je tente donc l'aventure ailleurs avec une prise de risque certes, mais mesurée.

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rembeau brice

24/03/2009

à 11:21

J'ai une grosse envie de partir mais l'attrait de nouveaux horizons s'accompagne d'une bonne part de risque surtout quand on a femme et enfant. Ceci étant dit qui ne risque rien n'a rien et le temps passe vite

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rembeau brice

24/03/2009

à 11:20

J'ai une grosse envie de partir mais l'attrait de nouveaux horizons s'accompagne d'une bonne part de risque surtout quand on a femme et enfant. Ceci étant dit qui ne risque rien n'a rien et le temps passe vite

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BERTHET

17/02/2009

à 13:53

J'ai quitté ma société il y à 18 mois pour une autre plus importante. Je me suis trompé : la politique commerciale n'est pas à la hauteur, pas d'échanges constructifs. J'aimerais retrouvé une PME à dimension humaine. Jean-Marc

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Manu

13/02/2009

à 12:28

Et bien moi, je ne suis pas un cadre à proprement dit (je n'en ai pas le salaire, ni réellement les responsabilités dans ma fonction) même si j'en ai le statut mais je dois changer de région (Bordeaux) pour raison personnelle...avec ou sans nouveau job, le moment venu (septembre 2009 environ), je pense prendre un risque mais espère le compenser par le bien être personnel qui m' attend.

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christelle

12/02/2009

à 13:34

J'ai quitté la société de transport dans laquelle j'évoluais depuis 1 an, sans avoir de proposition derrière, même si la conjoncture est difficile. Je pense que c'est une décision certes risquée mais réfléchie. Je reste confiante quant à mon profil et les opportunités qui pourraient se présenter. Ne pas se sentir bien le matin avant d'aller bosser et ne plus croire ni en sa direction, ni en la politique commerciale de la société sont, je pense, 2 motifs valables.

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Fred mugnier

11/02/2009

à 21:15

Moi aussi je quitte une boîte où j'avais 6 ans d'ancienneté. J'en ai fait part à mon chef aujourd'hui. Il a accusé le coup car il ne s'y attendait vraiment pas. Je change de poste, de pays et de secteur d'activité mais je vais créer un service commercial de A à Z. Je n'ai qu'une petite expérience du management mais le défi et les perspectives de développement personnel, de l'entreprise et de salaire sont énormes. Et, y'a pas à dire, que ce soit en France ou à l'étranger, il n'y a que les PME pour vous offrir de telles perspectives. On ne les trouve plus dès que la taille de la société est plus importante.
Je suis mort de trouille mais j'ai envie de foncer et de me défoncer.
Savoir si je vais être à la hauteur : réponse dans 2 mois!!!

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Fred mugnier

11/02/2009

à 21:14

Moi aussi je quitte une boîte où j'avais 6 ans d'ancienneté. J'en ai fait part à mon chef aujourd'hui. Il a accusé le coup car il ne s'y attendait vraiment pas. Je change de poste, de pays et de secteur d'activité mais je vais créer un service commercial de A à Z. Je n'ai qu'une petite expérience du management mais le défi et les perspectives de développement personnel, de l'entreprise et de salaire sont énormes. Et, y'a pas à dire, que ce soit en France ou à l'étranger, il n'y a que les PME pour vous offrir de telles perspectives. On ne les trouve plus dès que la taille de la société est plus importante.
Je suis mort de trouille mais j'ai envie de foncer et de me défoncer.
Savoir si je vais être à la hauteur : réponse dans 2 mois!!!

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binard

11/02/2009

à 20:44

Moi aussi je change littéralement de job d'ici à 15 jours car je pensais avoir fait le tour de mon boulot de commercial qui me lasse après 17 ans d'expériences.
Mais je pense que c'est justement en temps de crise qu'il faut "oser" prendre des risques car cela prouve que vous possédez un esprit positif et de challenge qui commence à être une rareté pour certains patrons qui recrutent.

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macia magaly

10/02/2009

à 15:38

Et bien moi aussi j'ai décidé de quitter l'entreprise où je travaillais depuis plus de 10 ans....Et oui je m'y ennuyé, je ne me sentais plus à ma place, alors j'ai fait comme Frabrice Larue, je suis partie sans avoir un autre contrat, mais comme lui, je reste globalement confiante. Ce n'est jamais le bon moment pour partir et je pense que le mot "crise" est un peu trop/mal utilisé. C'est en étant cohérent avec ses idées que l'on arrive à avancer tant professionnellement que personnellement. N'hésitez pas à consulter mon blog et si vous avez un poste "qui pourrait m'intéresser", contactez-moi !!
http://magalym.blogspot.com/

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macia magaly

10/02/2009

à 15:20

Et bien moi aussi j'ai décidé de quitter l'entreprise où je travaillais depuis plus de 10 ans....Et oui je m'y ennuyais, je ne me sentais plus à ma place, alors j'ai fait comme Fabrice Larue, je suis partie sans avoir un autre contrat, mais comme lui, je reste globalement confiante. Ce n'est jamais le bon moment pour partir et je pense que le mot "crise" est un peu trop mal utilisé. C'est en étant cohérent avec ses idées que l'on arrive à avancer tant professionnellement que personnellement. N'hésitez pas à consulter mon blog et si vous avez un poste "qui pourrait m'intéresser", contactez-moi !!

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Roland P. DIDIER

10/02/2009

à 14:40

Il faut surtout voir dans quelles conditions on part : partir en tant qu'expatrié ou embauché à un poste à l'étranger ? Cela fait souvent une grosse différence sur le plan matériel. Quoi qu'il en soit, je pense que cela ne peut être qu'une excellente expérience à tous les niveaux (professionnel, social, culturel, humain et linguistique) certes pour un jeune mais aussi pour un moins jeune. Cela étant, il ne faut pas partir n'importe où et être quand même attiré et motivé par le pays de destination.

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LOUF

10/02/2009

à 13:04

Les consultants feraient bien de se rendre à l'étranger, y faire une petite virée internationale, pour savoir qu'il n'y a plus rien à faire en France si ce n'est chômer, ou bien payer.
Partir sur l'étranger est avant toutes choses une enrichissante découverte sociale et professionnelle.
Tout est à faire, et nous pouvons parfaitement exporter notre réel savoir-faire en apportant technique, management et stratégie.
Au lieu de se cacher derrière une myriade de diplômes pour se rassurer, certains devraient revoir la manière dont on aborde l'embauche d'un cadre et avoir très certainement un peu plus d'audace face à leurs clients.


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HAEGELI

10/02/2009

à 12:30

Je l'ai fait dans le cadre d'un plan social... mais attention pas plus que les indemnités légales et pourtant l'idée, enfin, de réaliser mon projet était le plus fort ! Je fais une formation de reconversion pour devenir Sophrologue praticien avec ... une spécialisation en communication appliquée. L'entreprise reste un monde pour lequel il va falloir modifier notre façon de gérer les êtres humains qui restent l'élément moteur du fonctionnement de toute société.
Voilà, maintenant à moi de devenir un bon praticien et d'apporter aux autres les moyens de vivre mieux en entreprise.

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LARUE Fabrice

10/02/2009

à 12:25

Je suis cadre autonome et ai décidé de quitter l'entreprise dans une période tempétueuse et sans n'avoir aucun engagement pour la suite.
Ce qui a motivé cette décision, n'étant plus en phase avec ma hiérarchie et n'ayant plus la motivation nécessaire qui doit être redoubler en cette période, j'ai décidé d'effectuer un bilan de compétences afin de me m'aider à me "recadrer" et d'appréhender le futur sereinement.
Il m'arrive parfois d'avoir des doutes mais globalement je reste confiant sur l'avenir.

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