Préparer son entretien annuel d'évaluation
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Préparer son entretien annuel d'évaluation


Par Sébastien Tranchant (réactualisé le 10/12/2009) | Réaction (1)

L'entretien annuel d'évaluation, un bidule inutile ? Pas si vous le préparez aux petits oignons et faites comprendre à votre n+1 que vous en attendez du concret. Ce rendez-vous permet de faire un bilan de l'année passée mais surtout d'évoquer l'avenir. Si vous avez des velléités d'évolution, c'est le moment d'en parler.

Janvier, c'est généralement le mois des cartes de vœux...et de son entretien d'évaluation. Rendez-vous attendu mais souvent angoissant où l'on parle de ses perspectives professionnelles et où l'on tente généralement d'obtenir une augmentation. Parce qu'il est fréquent de s'en vouloir une fois l'entretien terminé, il est important de préparer ce rendez-vous dans les moindres détails. Argumentation concise, chiffres carrés, vos propos doivent être précis car la moindre approximation peut être exploitée pour vous déstabiliser.


Dédramatiser l'entretien, ça peut aider


Bien aborder un entretien d'évaluation, c'est d'abord le démystifier. Pour y faire bonne figure et y apparaître le plus serein possible, répétez-vous que cette entrevue peut être également délicate à aborder pour votre manager. Vous vous attendez à être recadré ? Dites-vous que ce n'est facile pour personne d'annoncer de mauvaises nouvelles. De surcroît quand votre supérieur n'a pas beaucoup d'ancienneté dans l'entreprise.


Définir clairement des objectifs à atteindre


« Le meilleur moyen d'aborder cet événement, c'est de définir en amont les objectifs à atteindre », explique Eric Mercier, coach de carrière. Vous souhaitez une augmentation ? Vous désirez obtenir une formation ? Ou alors tout simplement éviter le licenciement ? En fonction de vos souhaits, vous devez adapter vos arguments. « Le meilleur moyen d'être clair face à son manager, c'est d'être factuel », répète Eric Mercier. Alors n'hésitez pas : deux semaines avant la date fatidique, réservez quelques dizaines de minutes chaque jour pour rassembler les informations qui appuieront votre bilan.


Ne pas se limiter aux chiffres


« Etre factuel, cela ne se limite pas à regrouper les chiffres qui flattent votre égo, avertit Eric Mercier. Cela peut être aussi des informations annexes, pas forcément connues de votre supérieur : du genre, l'un de mes objectifs de l'année était d'améliorer les relations avec la cellule R&D. C'est chose faite, désormais je prends un café chaque semaine avec les principaux membres de l'équipe et nos projets communs ont progressé de 5 %. »


Informez-vous auprès de vos collègues


Il est utile également de connaître la grille d'évaluation sur laquelle votre manager s'appuie pour passer ses troupes en revue. Profiter voire provoquer un déjeuner en compagnie de collègues plus anciens, reste la pirouette idéale pour connaître les habitudes de votre boss. Est-ce que pour lui, seul les résultats comptent ou, au contraire, juge-t-il aussi l'implication, la force de proposition des collaborateurs, voire leur sang-froid face aux objectifs à atteindre ? La réponse, ses anciens collaborateurs la connaissent sûrement.



Se préparer à essuyer des reproches


En résumé, récoltez le maximum d'informations possibles sur la grille d'évaluation puis revisitez à sa lecture les succès et les infortunes de l'année écoulée. « C'est un moyen utile pour anticiper les reproches et réfléchir aux réponses à apporter », commente Eric Mercier. Vos objectifs de vente ne sont pas totalement atteints ? L'une des réponses adéquates pourrait être : « J'ai bien réfléchi à ce problème (vous n'êtes pas surpris que le sujet soit abordé) et j'ai décidé de consacrer cette année un jour de plus à la prospection » (vous proposez une réponse à ce problème).


Apporter des solutions, pas des problèmes


Pour être bien perçu par son manager, il ne faut pas être source de problèmes mais au contraire lui apporter des solutions. Si votre objectif est de décrocher une formation, expliquez simplement : « Je me suis fait mal comprendre par mes équipes, ce qui a engendré des retards de livraison à nos clients. J'envisage donc une formation à la communication qui me sera très utile pour réaliser mes prochains objectifs. »


Miser sur sa capacité de rebond


D'une manière générale, il faut éviter à tout prix d'être dans le jugement. Acceptez votre part de responsabilité et ne cherchez pas à incriminer votre équipe ou la crise. Votre stratégie d'entretien doit être axée à 100 % sur votre dynamisme et votre capacité de rebond. « Il est primordial de construire un pont vers le futur, précise Eric Mercier. Vous devez toujours donner l'impression de vouloir améliorer votre travail. Ainsi, si vos objectifs n'ont pas été totalement atteints, vous pouvez répondre que vous vous situez tout de même dans une fourchette honorable au vu des résultats de l'année précédente mais que vous souhaitez faire beaucoup mieux pour l'année à venir. »


Savoir être à l'écoute de son manager


Votre manager n'est pas un grand méchant loup qui évite à tout prix de vous augmenter. La conjoncture ou d'autres facteurs comme une réorganisation par exemple peuvent expliquer un refus de prime sans pour autant que la qualité de votre travail soit mise en doute. L'augmentation n'est pas automatique et il faut aussi savoir l'accepter. « Au terme d'un entretien d'évaluation, il est possible qu'on n'obtienne pas la totalité de ce qu'on demande, indique Eric Mercier. Il faut savoir entendre les arguments de son manager sans pour autant acquiescer. Et si, au final, il ne peut vraiment pas vous augmenter, peut-être sera-t-il plus enclin à vous financer la formation que vous réclamez depuis des mois. »


Deux ou trois entretiens de « chauffe »


Si vous avez du temps devant vous, n'hésitez pas à répondre à quelques offres d'emploi et à vous rendre disponible pour des entretiens. « C'est l'occasion de tester ses arguments, de voir ce qui fait mouche et ce qui tombe à plat », conseille Eric Mercier. Sans oublier que deux ou trois entretiens de « chauffe » plutôt positifs, c'est généralement bon pour le moral. « Savoir qu'on peut être recruté ailleurs rend le quotidien plus supportable », observe Eric Mercier. Et qui sait, si d'autres entreprises s'intéressent à vous, peut-être que votre manager consentira à vous octroyer l'augmentation dont vous rêviez.



Commentaires

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Vos réactions
  • testuh
    Est-il obligatoire de réaliser un entretien de manière annuelle?

    Répondre


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