Que demander dans un rapport d’étonnement ?
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Que demander dans un rapport d’étonnement ?


Cette note d’observation critique, parfois exigée des nouvelles recrues, permet à l’entreprise d’obtenir un regard neuf sur son fonctionnement. A qui la demander ? Comment doit-elle être rédigée ? Le point sur la question.

Le principe du rapport d’étonnement

Dans un rapport d’étonnement, la nouvelle recrue – en général stagiaire ou jeune diplômé - doit porter un diagnostic sur l’organisation de l’entreprise, les modes de fonctionnement, la manière dont les décisions sont prises, les modes de communication utilisés…. Le tout avec un regard neuf non encore conditionné ni par son expérience, ni par son histoire dans la société. « Toutefois, il y a des biais. L’auteur du rapport est tout de même conditionné par sa propre volonté de réussite dans l’entreprise et par sa personnalité et son sens critique plus ou moins développé», reconnaît Jean-Marc Parizet, fondateur du cabinet de Samyodis. Il faut donc inciter le collaborateur à être le plus sincère possible sans verser dans la naïveté tout en étant transparent sur ce qui sera évalué. « Cet exercice peut-être également demandé aux nouveaux dirigeants», constate-t-il par ailleurs.

A qui est destinée la note ?

La note est destinée au manager direct de l’auteur, parfois à la direction générale voire à la direction des ressources humaines. « Bref, ceux qui auront intérêt à apprécier la capacité du nouvel arrivant à voir, à dire et à proposer des solutions sans émettre de jugement », précise-t-il.

Quel délai pour un rapport d’étonnement ?

Pour qu’il y ait encore étonnement, il ne faut pas que la date de rendu soit fixée après les trois premiers mois au poste concerné. Plus tard, c’est le formatage assuré.

Un collaborateur peut-il refuser de rédiger un rapport d’étonnement ?

Oui, par exemple si l’entreprise est en situation de crise. Si le collaborateur pressent que le rapport attendu verserait davantage dans le rapport d’audit, il peut être tenter d'esquiver l’exercice. « Le rapport d’étonnement ne doit jamais avoir d’enjeu de transformation mais au contraire être une proposition de régulation et de synthèse », conclut Jean-Marc Parizet.

Nouvelle recrue : comment rédiger un rapport d’étonnement

Comment s’y prendre ? Observer bien sûr, mais aussi poser des questions à vos collègues directs et à ceux des autres services. Dans ce cas, il faut être transparent en expliquant la finalité de vos interrogations. Vous n’êtes pas là pour faire un rapport d’audit mais bien d’étonnement.

Sous quelle forme ? Un écrit de 2/3 pages maximum dans lequel vous listez ce qui vous étonne, ce que vous observez, ce qui fonctionne, ce qui semble dysfonctionner, ce que vous ne comprenez pas bien et ce que vous suggérez.

Pouvez-vous tout écrire ? Non, un rapport d’étonnement ne doit par exemple nommer personne. Et encore moins juger tel ou tel dysfonctionnement. Au bout de trois mois à peine, personne ne vous reconnaîtrait la légitimité nécessaire pour critiquer de manière négative les systèmes mis en place. Sur les points épineux, il faut donc prendre des gants : souligner que vous ne comprenez pas telle situation semble ainsi plus habile que de la juger de but en blanc.

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr



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