Rhône-Alpes : un terrain de plus en plus favorable aux télétravailleurs
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Rhône-Alpes : un terrain de plus en plus favorable aux télétravailleurs


La création de télécentres est encouragée par certaines collectivités locales. Mais la plupart des entreprises en sont encore au stade de l'expérimentation.

Lentement mais surement, les initiatives en faveur du télétravail se développent dans la région. En septembre dernier, a été inauguré à Epercieux Saint Paul près de Saint-Etienne (Loire), un télécentre de 150 m2. Baptisée Zenn'it, cette installation financée par les collectivités locales et portée par l'association d'entrepreneurs Loire Numérique compte trois bureaux individuels plus un open space de 12 postes.

Le Cantal, pionnier des télécentres

D'autres télécentres existent dans les départements voisins (Isère, Drome) pour accueillir en milieu rural des salariés éloignés de leur entreprise en ville. Plus à l'ouest, en Auvergne, ils ont poussé comme des champignons. Rien que dans le Cantal, on en compte sept et trois autres devraient voir le jour prochainement avec le soutien des autorités locales.

Celles-ci veulent s'appuyer sur le télétravail pour stimuler l'économie des campagnes désertées depuis plusieurs dizaines années.

Un objectif rendu possible par une bonne couverture Internet haut débit. La région lyonnaise n'est pas en reste : l'Espace Numérique Entreprises met à la disposition des PME une plate-forme de télétravail prête à héberger des salariés une à deux journées par semaine.

Mais ces télécentres ne regroupent-ils pas surtout des indépendants (graphistes, traducteurs, architectes ...) ? « C'est surtout vrai au début de leur implantation, affirme Matthieu Billette de Villemeur, président de télétravail.fr et organisateur du Forum du télétravail qui s'est tenu à Murat le 7 octobre dernier. Ensuite, certains employeurs proches en entendent parler et ils peuvent être amenés à proposer une solution de télétravail à un salarié».

Michelin et Groupama en pointe

Certes, comme partout en France, la plupart des employeurs rhône-alpins restent réticents à l'idée de faire travailler des cadres à distance.

Mais depuis l'épidémie de grippe A en 2009, la question de la continuité de l'activité a poussé quelques grandes à entamer des tests sur de petits échantillons de salariés.

Maintenant, les entreprises les plus avancées commencent à élargir leur panel, comme Michelin ou Groupama Rhône-Alpes Auvergne.

Après avoir testé le télétravail sur huit personnes dans des métiers fonctionnels (informaticiens, comptable, gestionnaires de souscription), l'assureur a décidé de poursuivre avec 15 collaborateurs de plus.

«Cette fois, ce sont des métiers d'opérationnels qui vont être testés, comme la relation clients et la gestion des sinistres», confie Blaise Barbance, responsable du développement RH Groupama Rhône-Alpes Auvergne (2000 salariés).

Les commerciaux terrain, télétravailleurs nomades par essence, ne sont pas touchés. Pour tous les autres, potentiellement concernés, l'objectif global est de donner plus de souplesse dans l'organisation d'équipes dispersées sur une vaste région.

« Par exemple, du fait de la spécialisation des sites de gestion, une évolution professionnelle suppose parfois une mobilité géographique, explique Blaise Barbance. Plutôt que d'être contraint de déménager avec toute sa famille, on peut éventuellement recourir au télétravail. Les salariés ont de meilleures conditions de travail, préservent l'équilibre vie privée vie professionnelle. L'entreprise limite l'absentéisme, le coût et les risques des temps de transport. Tout le monde y gagne ».



Commentaires

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Vos réactions
  • Szczepkowski
    "Un objectif rendu possible par une bonne couverture Internet haut débit."
    Là est le problème ! La couverture internet haut débit est loin d'être bonne.

    Répondre


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