Se laisser tenter par l'essaimage
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Se laisser tenter par l'essaimage


Soutien financier, logistique, technique, mission de conseil ou accord commercial pour engranger ses premiers chiffres... Chaque année, plusieurs milliers de nouvelles entreprises sont issues de l'essaimage, cette pratique qui consiste pour l'employeur à aider un salarié à monter sa propre affaire.

Mais l'opportunité ne représente pas toujours les mêmes enjeux pour le bénéficiaire. Soit en effet l'employeur essaime par pure volonté stratégique, et elle représente une occasion rêvée pour le candidat à la création, soit elle fait partie des solutions de sortie dans le cadre d'un licenciement ou d'un plan social, et constitue plutôt une alternative au chômage.

L'essaimage hors plan social

Minoritaire, surtout en période de vache maigre (il a été particulièrement courant lors des années fastes de l'e-business), l'essaimage hors plan social offre un véritable tremplin au salarié, qui peut bénéficier dans ce cas du congé pour création d'entreprise (non rémunéré), à condition de justifier d'au moins 36 mois d'ancienneté. L'apprenti-créateur peut ainsi s'absenter pendant une période d'un an, renouvelable une fois, pour construire son projet. Une fois ce délai écoulé, il peut soit jeter l'éponge et reprendre son poste initial - option sécurité et tranquillité -, soit démissionner pour voler de ses propres ailes.

L'essaimage lors d'un plan social

Dans le cas d'un licenciement ou d'un plan social, la situation est moins confortable, mais le coup de pouce peut s'avérer tout aussi payant. Les entreprises, qui y voient un moyen de réduire le coût social de leur réduction d'effectifs, peuvent consentir à de gros efforts, surtout en termes de conseil (réalisation du business plan, ingénierie de projet, expertise juridique...) ou de parrainage commercial. La démarche s'apparente alors à un outplacement de luxe... Sans compter que le futur chef d'entreprise peut prétendre aux allocations chômage, en plus de son pactole de départ.

Au final, l'essaimage est-il un pari dangereux ? Les statistiques montrent que les entreprises créées dans ce cadre sont plus nombreuses que les autres à subsister après cinq ans d'existence, et qu'elles créent plus d'emplois. Condition sine qua non évidemment : avoir le feu sacré du créateur.



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