Télétravail, l'Ouest fait la course en tête
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Télétravail, l'Ouest fait la course en tête


Travailleurs de l'Ouest, réjouissez-vous ! Vous faites partie des heureux qui bénéficient d'une vraie politique en matière de télétravail. Un vrai plus comparé au retard généralisé que compte la France dans le domaine. Parmi les vernis : les Bas-Normands en général, les Ornais en particulier, et, un peu plus au large, les Finistériens.

« Au vu de notre situation périphérique, le télétravail est pour nous un véritable atout, explique François Marc, conseiller général délégué au numérique et sénateur du Finistère. Il nous permet de protéger notre tissu économique en conservant, voire en attirant, des compétences dans le département. »

Le Conseil Général du 29 a lancé il y a un an une expérimentation auprès de ses agents : 27 d'entre eux, sélectionnés parmi 120 volontaires, ont testé le télésalariat depuis chez eux ou depuis l'un des quatre télécentres du département. Face à sa réussite, le test va être élargi dans les prochains mois. « D'une manière générale, les participants se sont sentis mieux dans leur vie personnelle et professionnelle... mais ont eu l'impression de travailler d'avantage », note François Marc.

Des « stations services » du télétravail en Normandie

En Basse Normandie, la région a suivi l'impulsion ornaise. Dans le département d'Alençon, 10 télécentres doivent sortir de terre dans les prochaines années. Au niveau régional, des appels à projet ont été lancés pour des usages de très haut-débit, pour monter des espaces publics numériques et pour développer les zones numériques multiservices.

« Il s'agira de zones d'activité aménagées par les collectivités pour servir de véritables « stations services du télétravailleurs, explique Yvon Noël, responsable TIC de la région Basse-Normandie. Elles pourront accueillir des télécentres et des salles de visioconférences qui permettront aux télésalariés de ressourcer leurs batteries dans tous les sens du terme. »

Difficile de motiver les entreprises

Des politiques prêtes à aller de l'avant... mais qui ne peuvent être suffisantes pour François Marc. « C'est essentiel que les services publics se lancent dans le télétravail, mais il faut que les entreprises suivent. Et ça, c'est beaucoup plus difficile. »

Le Finistère tente de constituer un réseau entrepreneurial de télésalariat. « Ca fonctionne un peu avec les sociétés du tertiaire, mais le monde industriel a plus de mal à intégrer les bienfaits de ce type de fonctionnement. »

Ze Village, une communauté de télétravailleurs

«L'archaïsme du management français et le protectionnisme de notre culture syndicale nous ont fait prendre un énorme retard, observe Xavier de Mazenod. Mais les choses sont en train de changer. »

L'homme sait de quoi il parle : télétravailleur à Boitron, dans l'Orne, depuis 4 ans, il a cofondé le site Zevillage, devenu une référence pour les télétravailleurs de France et de Navarre. Il appartient aussi au réseau local de télétravailleurs Tricorne et anime régulièrement des « ruralcamps » : « chacun à leur tour, les participants expliquent aux autres un point essentiel du télétravail ou de leur domaine d'activité. » Des rencontres et des coups de pouce qui évitent le sentiment d'isolement.

Des bienfaits multiples

Xavier de Mazenod sourit : « On peut effectivement se sentir parfois un peu seul quand on travaille tout seul chez soi. C'est pour ça que je conseille souvent de commencer le télétravail à temps partiel.»

Un avis partagé par Marc François, dans le Finistère. Le département a lancé son expérimentation dans le cadre de son engagement dans l'agenda 21 : la réduction des trajets domicile-travail étant en effet une première étape dans la réduction des émissions de CO2. « Mais aujourd'hui, on se rend compte que c'est un vrai plus du point de vue socio-économique. Les salariés sont plus motivés, moins absents et bien plus fidèles à leur employeur. »

Tous télétravailleurs ?

Des arguments, qui, pour Yvon Noël en Basse-Normandie, ne mettront pas longtemps à faire gagner ses lettres de noblesse au télésalariat. L'agent territorial n'en démord pas : « Quoi qu'il arrive, aujourd'hui, avec les mails, le téléphone portable et tout le reste, on télétravaille déjà presque tous... »



Commentaires

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Vos réactions
  • GERARD Isabelle
    Le télétravail, mon rêve. Mais où sont les entreprises ? Et à quel prix ? Car malheureusement télétravail rime avec femme au foyer donc ne travaillant bien évidemment pas !... Quel dommage.

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  • Grenier
    Que propose la région Poitou-Charentes en ce sens? et plus largement la France et l'Europe ? Ce type d'activité est elle uniquement réservée au "sexe faible"? Quel sont les modes de déclarations/impositions sociales/fiscales qui y sont rattachés? et la valeur des ces déclarations/impositions sur un exercice annuel? Restant à l'écoute

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  • Hypathie
    Ah bravo pour l'illustration : une femme et son ordinateur portable : il n'y a que les femmes qui doivent concilier vie pro et vie perso comme vous écrivez ! Jamais les mecs ! Encore un slogan sexiste et discriminant. Le conseil Général du Finistère est dans le coup ? Et naturellement, le français (ni vu ni connu je t'embrouille) dit télétravaillEURS en noyant le poisson, les télétravaillEURS sont en réalité des télétravaillEUSES certainement mal payées !

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  • BEAU Thierry
    La politique récupère une fois de plus. Et où sont les entrepreneurs en France. Pas besoin de politique pour promouvoir le télétravail, mais au contraire des entreprises qui sont convaincues du bien fondé du télétravail (économie, productivité, disponibilité accrue, etc...).

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