handicap entretien d'embauche
Faut-il parler de son handicap en entretien ?

Dans 85 % des cas, les handicaps sont invisibles. Raison de plus, pour certains cadres, de taire leur handicap. Mais pour ceux qui choisissent d'en parler à leur employeur, il y a l'art et la manière d'aborder la question.
Choisir d'évoquer son handicap en entretien d'embauche ? Beaucoup de cadres se posent la question. « C'est une décision à prendre au cas par cas, prévient François Atger, responsable communication à l'Agefiph. Tout dépend de la vision qu'on a de son handicap, du secteur dans lequel on travaille et de la politique de chaque entreprise. » Même précaution pour Caroline Desmerger, consultante chez Hanploi : « Dans un entretien, on parle compétences, motivations et expériences avant de parler handicap. Cela ne sert même à rien d'aborder la question, si la personne n'a pas le profil pour le poste. »
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Une carte à jouer pour les cadres ?
De même, à quoi bon parler de sa déficience respiratoire pour se porter candidat à un job d'informaticien ? « C'est vrai que si le handicap n'a aucune répercussion sur le poste à pourvoir, il n'y a pas forcément de raison d'en parler », reprend François Atger, Cependant, pour les cadres, il y a parfois une carte à jouer : « 80 % des personnes handicapées ont un niveau d'études inférieur au bac. Or, les entreprises en recherche de personnes qualifiées ont énormément de mal à appliquer le quota obligatoire de 6 % de travailleurs handicapés. »
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Les risques de taire son handicap
Pour Caroline Desmerger taire son handicap comprend aussi certains risques : « Dans 85 % des cas, le handicap est invisible. Si le recruteur ou le manager n'est au courant de rien, il sera moins compréhensif sur une fatigue occasionnée par un traitement, par exemple. » Au salarié, seul, de juger des conséquences.
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Quelle politique d'intégration ?
Mais si la décision est prise de parler de votre handicap, reste alors à savoir comment aborder la question. « Si l'entreprise communique sur sa politique d'intégration des travailleurs handicapés, on peut faire mention de son handicap dès la lettre de motivation », souligne François Atger.
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Etre force de proposition
Pour Caroline Desmerger, il faut surtout réfléchir aux limites et contradictions qui peuvent découler du handicap : « Si le candidat peut proposer des solutions pour les compenser, c'est alors un double bon point pour lui. D'abord parce que les employeurs ne connaissent pas tous les moyens de parer à tous les handicaps. Ensuite et surtout, parce qu'il montre qu'il peut-être force de proposition pour l'entreprise. »
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Tiphaine Réto © Cadremploi.fr


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