La franchise résiste pour l'heure globalement à la crise
Rentable, la franchise ?
Les réseaux ont globalement bien résisté aux soubresauts estivaux de l'économie, selon l'enquête annuelle de la Banque Populaire et de la Fédération Française de la franchise. Cette dernière vient en outre de publier sa première étude approfondie sur la multi-franchise, particulièrement adaptée au profil des cadres sup'.
Rentable, la franchise ? La dernière enquête annuelle de la Franchise, dont l'ensemble des résultats seront publiés le 7 décembre, atteste en tout cas que le secteur résiste à la crise. Le salaire annuel moyen des franchisés s'est élevé à 35 000 euros en 2010, contre 32 200 en 2009, selon cette étude annuelle réalisée par le CSA pour la Banque Populaire, en partenariat avec la la Fédération française de la franchise (FFF) et Le Figaro Economie.
Les affaires continuent
Certes, les franchisés ont été interrogés avant la crise intervenue cet été. Mais les franchiseurs, sondés en septembre, l'ont confirmé : soubresauts des marchés ou pas, les affaires continuent. Du moins pour l'instant. Les réseaux ont ainsi engrangé en 2011 un chiffre d'affaires annuel « en très légère hausse », analyse Florence Soubeyran, responsable franchise et commerce associé chez Banque Populaire, en charge de l'étude.
« Evidemment, la vigueur de la consommation n'est pas la même dans tous les secteurs, mais les Français ne se laissent pas aller à la sinistrose : on vient de nous rapporter qu'ils comptent augmenter de 2% leur budget pour les fêtes de fin d'année », remarque cette dernière. "Le dynamisme du secteur de la restauration rapide, par exemple, est une tendance qui se confirme », souligne-t-elle par ailleurs.
Multi-franchise pour cadre sup'
Autre tendance ? La multi-franchise. Un franchisé sur cinq est désormais un « multi-franchisé » qui possède au moins deux unités, selon la première étude approfondie sur la multi-franchise rendue publique par la FFF, à l'occasion des Entretiens de la franchise le 22 novembre à Bercy. Un modèle qui convient tout particulièrement aux cadres supérieurs, ces derniers ayant l'habitude de manager des équipes.
« Une fois qu'il maîtrise la gestion de son point de vente, un franchisé dynamique peut commencer à s'ennuyer. Et songer à de nouveaux développements. C'est une demande que les franchiseurs doivent savoir devancer », a confié à cette occasion Chantal Zimmer, déléguée générale de la FFF, à l'Express.
Une démarche qui serait gagnante-gagnante « jusqu'à un certain seuil », selon cette étude. Les franchisés multi-unités déclarent un chiffre d'affaires moyen et une rentabilité moyenne par unité supérieurs aux résultats déclarés par les franchisés à la tête d'une seule unité.
Du côté des réseaux, elle permet « une croissance plus rapide, une couverture territoriale renforcée, une plus grande uniformité, une performance économique plus élevée et des "coûts de contrôle" (management et animation du réseau) limités », selon l'étude. Mais, au-delà d'une « taille optimale » de trois ou quatre unités, cet avantage décroit.
Voir aussi sur Cadremploi l'interview de Chantal Zimmer, déléguée générale de la Fédération française de la franchise : une semaine pour questionner la franchise.
Marine Relinger © Cadremploi.fr

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