Discrimination des femmes : Cadremploi
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Discrimination des femmes

Ces mesures musclées pour imposer les femmes cadres dans les entreprises


Les femmes sont encore loin d'avoir les mêmes chances d'évolution professionnelle que les hommes. Qu'à cela ne tienne. Une dizaine de grands groupes ont décidé de prendre le taureau par les cornes pour inverser la tendance. Avec à la clé des solutions radicales comme chez Areva qui sans fard recourt aux quotas et à la discrimination positive.

« L'évolution est encore trop lente », déplore Anne Lauvergeon qui s'exprimait, le 8 mars dernier à l'occasion du colloque annuel du Cercle InterElles, fondé en 2001, par des femmes dirigeantes.

Quota et discrimination positive

Pour remédier à cette lenteur, Areva a sorti l'artillerie lourde : les quotas. « Recourir à cette méthode à un côté humiliant, mais en même temps nous n'avions pas le choix, car sinon cela n'avance pas assez vite », justifie Anne Lauvergeon. Et elle s'est fixée un objectif clair. D'ici 2010 : 20 % de femmes dans tous les comités de direction. Ce n'est pas tout, le groupe recourt désormais, sans complexe, à la discrimination positive. Il se vante de recruter en moyenne 35 % de femmes ingénieures et cadres par an. Or, elles ne représentent que 17% des promotions en écoles d'ingénieurs. « A compétence égale, Areva recrute en priorité une femme », assène Anne Lauvergeon.

D'autres ne sont pas en reste. Ainsi, Air Liquide a réussi à doper la proportion de femmes ingénieures et cadres de 14% à 22% de ses cadres, entre 2003 et 2008. Aujourd'hui, les femmes représentent 32% de ses salariés considérés comme hauts potentiels. Chez IBM France, 23,6% des managers et 14,6% des hauts dirigeants sont des femmes. Au CEA (Commissariat à l'énergie atomique), 40% des 500 à 600 salariés embauchés annuellement sont des femmes.

Des hommes toujours réticents

Mais une fois en position de gérer des équipes, les difficultés ne s'arrêtent pour autant. Les hommes ont quelques réticences à avoir une femme boss. « Ils ont parfois de la difficulté à l'accepter. Ce n'est pas tous les jours facile de les diriger », reconnaît volontiers Clara Gaymard, la présidente de General Electric France. « Pourtant, ce n'est pas une faiblesse d'être différent, c'est tout le contraire », s'exclame l'ex-ambassadrice de l'Agence française pour les investissements internationaux. « La mixité et la diversité sont des facteurs d'évolution et de dialogue. Les décisions sont peut être plus longues à prendre mais au final elles sont meilleures. Ces thèmes doivent être abordés par les grands groupes qui ne peuvent pas se permettre d'être coupés des enjeux de la société », renchérit Anne Lauvergeon.

Mais si les grandes entreprises ont adopté depuis plusieurs années des plans plus ou moins ambitieux pour réduire les écarts entre les deus sexes, des milliers d'autres entreprises découvrent tout juste le problème. « 60 % des salariées travaillent dans des entreprises avec un effectif inférieur à 50 personnes. C'est pour elles que la situation est la plus complexe », alerte Jacqueline Bysse, animatrice du réseau InterElles d'Areva.

 

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Commentaires

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Vos réactions
  • Helen Dale
    "Les femmes sont encore loin d'avoir les mêmes chances d'évolutions professionnelles que les femmes"
    Vaut mieux relire les articles avant de les publier, ça ne va pas aider l'image des femmes au travail !

    Répondre


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