Emploi senior loi
Qui a peur du grand méchant sénior ?

En vigueur depuis le 1er janvier 2010, la loi de priorité sur l'emploi des séniors force les entreprises à conserver les plus de 55 ans en poste. Même si elles ont des réserves, les entreprises © et ses salariés © devront s'habituer à reconnaître aux séniors plus d'atouts que de défauts.
« A 56 ans, on ne peut peut-être plus escalader pour installer une antenne, mais il y a encore des choses qu'on sait faire, non ? » Jean-Paul Prodhomme parle posément. Il ne garde pas rancune de son départ d'Alcatel. Pourtant, après 33 ans passés à travailler en tant que chef de projets dans les liaisons spatiales, civiles et militaires, il a été mis d'office en pré-retraite au moment du déménagement du centre de recherche de la société. « Je ne voulais pas partir. J'aimais mon métier. Je travaillais beaucoup à l'étranger et ça me plaisait. Mais à côté d'un jeune cadre, c'est vrai, j'apprenais moins vite. » Déjà obsolète pour le travail ?
Plus que de l'expérience
Pas tant que ça. « Les seniors ont plus que de l'expérience, observe Luc Aurélien Nory, cofondateur du site www.actionsenior.com. Ils ont une confiance en leurs acquis qui leur permet de ne pas être sans cesse dans le besoin de faire leurs preuves. Un senior dans une équipe, ça enlève généralement pas mal de stress. » Même avis pour Fabienne Caser, de l'Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail (Anact) : « Et dans certaines entreprises, on s'aperçoit que les plus âgés sont parfois les seuls à maîtriser certaines techniques, parfois liées à de plus vieux métiers. »
Souplesse et tutorat
Nul ne doute de l'apport des « aînés » dans l'entreprise. Pourtant, en France, leur taux d'emploi stagne à 39 %. Un minimum auquel la loi de priorité à l'emploi senior est censée remédier. En vigueur depuis le 1er janvier, elle impose aux entreprises de plus de 50 salariés, non couvertes par un accord de branche, de mettre en place des actions pour l'embauche ou le maintien dans l'emploi des plus de 55 ans. Sans ça, elles devront s'acquitter d'une amende égale à 1% de la masse salariale. « Il y a plusieurs axes sur lesquels il est possible de travailler, reprend Fabienne Caser. On peut introduire de la souplesse dans les horaires ou dans la hiérarchie pour permettre une meilleure récupération. On peut favoriser le tutorat sur les plus jeunes pour conserver l'intérêt pour son métier... A chaque entreprise de faire ses choix. »
Difficile pour les petites entreprises
Cet idéal ne convainc pourtant pas tout le monde. « Bien sûr qu'il est important de défendre la répartition de la pyramide des âges en entreprise, observe Jean-François Veysset, vice-président de la CGPME, mais dans le contexte de crise actuel, c'est assez mal venu de faire face à des sanctions. Nous aurions préféré une incitation. » Le syndicat des petites et moyennes entreprises à obtenu un délai de trois mois pour l'application de la loi auprès des entreprises de 50 à 300 salariés. « Dans les grandes sociétés, il y a des services de ressources humaines qui peuvent élaborer des stratégies rapidement. Les petites entreprises, elles, doivent faire appel à des experts extérieurs. La tâche est plus lourde. »
Pas de réflexion sur la durée
Les critiques fusent aussi chez les observateurs. « Cette loi, comme les précédentes, réfléchit sur une tranche d'âge plutôt que de penser à une trajectoire de vie professionnelle, note Luc Aurélien Nory Aujourd'hui, passé 40 ans, il n'y a plus ni mobilité ni formation dans l'entreprise. » Une lacune qui laisse parfois les seniors s'aigrir dans leur poste et se démotiver. « Quand vous n'avez pas eu de mise à niveau pendant 20 ans, vous ne vous sentez plus aucune valeur sur le marché du travail », reprend le jeune homme. Mais pour lui, la revalorisation de la place des seniors dans l'entreprise doit dépasser le seul cadre des RH. « La plupart des managers aujourd'hui sont de dynamiques trentenaires qui ont parfois un peu peur d'avoir en dessous d'eux un collègue plus expérimenté. Il faut qu'ils comprennent les avantages d'une telle collaboration. »
Des changements de mentalité
Des atouts déjà pris en compte dans les entreprises, selon Jean-François Veysset. « Les mentalités ont déjà changé. On n'a pas le choix. Mais c'est aussi aux seniors de revoir parfois leur attitude. Certains n'attendent que la retraite... ». A Levallois, l'argument fait sourire Jean-Paul Prodhomme. Définitivement retraité depuis deux ans, l'ancien d'Alcatel réalise désormais de petits travaux à domicile en tant qu'auto-entrepreneur. « J'ai encore pas mal de capacités de travail à revendre ! »

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A 61 ans , je me sens plus à l\'aise que des \"jeunes\" de 30 ou 40 ans pour m\'adapter au changement, être pro actif, innover... relever les défis et donc bien seul dans une administration publique qui globalement confirme son incapacité à évoluer au rythme qui s\'impose.
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- \" que proposez-vous et comment agir efficacement contre ce raz-de-marée des laissés pour compte - soit disant \"séniors\"??
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Après une fusion, j'ai résisté et suis restée en poste d'assistanat de Direction dans la nouvelle Société.
C'est au bout de 4 ans de poste, que mon Directeur "supérieur hiérarchique" en apprenant mon âge (51 ans et lui 55) pensant que j'en avais 10 de moins (dame nature m'a au moins avantagée de ce côté là ) qu'il m'a licenciée en s'étonnant, je cite :
- "vous allez être en retraite avant moi !!!"
Je n'ai jamais compris l'allusion (pas eu le temps de lui demander) mais lors du débrayage en masse dans mon entreprise, 1 mois après, comme par hasard, j'étais dans la liste ...!!
Alors ! expliquez-moi ??
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Je constate malheureusement, que depuis mon commentaire du 6/2 et ceux qui ont précédé, il n'y a que des témoignages de seniors que je remercie et à qui je souhaite courage et persévérance, mais aucune réponse officielle à nos attentes et à nos questions, que ce soit au travers des DRH, des recruteurs, des dirigeants ou des responsables politiques comme Monsieur Laurent WAUQUIEZ par exemple !
N'ont-ils rien à nous témoigner ? Ne peuvent-ils pas laisser leur langue de bois de côté et nous faire-part de la situation exacte qu'ils vivent et comment EXACTEMENT l'avenir sera fait ?
Je me suis rendu jeudi à la Villette au Forum Emploi Seniors et c'est déprimant ! Des centaines de personnes (certainement + de 1000) dans mes âges à la mine triste faisant la queue, pour accéder à des stands de 9 m² pour la plupart, comme à la soupe populaire ou au resto du cœur, pour pouvoir poser une question ou avoir un entretien, que beaucoup n'auront même pas eu ! N'y a t'il pas meilleure organisation, avec des rendez-vous ciblés en fonction des secteurs et des compétences ? Je propose d'inverser les rôles : laisser aux seniors l'organisation de LEUR Forum ou de leur manifestation !
De plus le nombre de demandeurs d'emploi dépasse largement celui des statistiques officielles, ne sont pas comptés ceux en fin de droit qui n'ont plus d'allocation et ceux qui bénéficie de la CRP (Convention de Reclassement Personnalisée)
Enfin il faut que nous fassions bouger les choses car nous avons toujours été meneur de notre destin et que c'est l'esprit de notre génération! Il faut dénoncer les incohérences entre licenciement à partir de 50 ans et pas de travail parce que pas d'embauche et prolongation de la durée du travail jusqu'à 61, 65 ou 67 ans !!!
Je suis à votre disposition…
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"recruteuses", tout a été vain : pas de travail pour moi, car ma date de naissance dérange !cela ne m'a jamais été dit, bien entendu (attention aux sanctions...), mais cela a toujours été implicite ! et pourtant, j'ai toujours une belle présentation et ma mémoire ainsi que ma répartie sont intactes ....alors, quasiment en fin de droits, j'ai dû accepter un contrat "CAE" à 756 €/mois pour 24 h par semaine, dans une école primaire, où j'occupe le poste d'assistante du directeur....et je ne dois surtout pas me plaindre, m'a t'on expliquée, car beaucoup d'autres auraient voulu être à ma place !!! Quid, avec ma formation et mon expérience et mes 2 langues étrangères ? une femme de ménage gagne plus ....alors dois-je me convertir....pour pouvoir manger ?
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Je suis passionné par mon métier et je n'ai pas du tout envie d'arrêter mon chemin professionnel à 54 ans...
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Soit: proposition de départ en préretraite à 57 ans, chômage (c'est cela la préretraite dans le privé, s'appuyer sur le système social pour dégager les anciens, en complétant le manque à gagner), mais avant tout ça: mise en condition, c'est à dire pression ,au maximum, on vous confie des affaires foireuses (j'étais responsable d'affaires dans une entreprise nationale), tout pour que vous vous sentiez fatigué et à point pour accepter la proposition.
Après un an de chomage (ennui total et remords) j'ai retrouvé un emploi qui m'a permis d'aller sans honte à mes 60 ans date à laquelle, bien qu'ayant commancé à 23 ans j'ai eu mes annuités complètes ( je n'ai pas à me plaindre, mais les années validées pour 2 mois de travail l'été pénalisent la retraite complémentaire).
Grand merci à cette grande PME qui m'a permis d'aller à 60 ans dignement (en m'embauchant avec plusieurs CDD) sans avoir l'impression de vivre sur le système au détriment de mes concitoyens.
Et maintenant je suis auto-entrepreneur, toujours dans la même PME ( est-ce que je prends l'emploi d'un jeune? Cette question me harcèle tous les jours.).
Ceux qui sont dans mon bureau m'acceptent et me respectent, et cela fait du bien au moral.
Les grandes entreprises passent à côté d'un énorme potentiel, celui de la connaissance acquise de la sagesse, et du respect que l'on inspire vis à vis des clients. C'est une dramatique erreur.
D'ailleurs je suis bien placé pour le savoir puisque j'en vérifie tous les jours les effets.
Bref auto-entrepreneur !! Pendant combien de temps? Peut-être ai-je du mal à décrocher, je le concède.
Et pour terminer que dire du document que vous recevez de la CRAM, vous faisant miroiter des majorations de retraite au delà de vos 60 ans en sachant que dans le secteur privé aucun employeur ne vous permet d'y parvenir.
Je comprends l'envie des jeunes d'être fonctionnaires, mais si les forces vives ne pensent qu' à obtenir des emplois protégés, c'est la fin à court terme de notre capacité d'innovation, donc du redémarrage fiable de notre économie.
Je vous souhaite à tous de bonnes chances dans vos projets.
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