Les déclics salutaires du bilan professionnel

Les débuts d'année sont propices aux grandes résolutions. C'est décidé, en 2007, vous changez de job. Sauf que vous avez peur de passer à l'acte. Est-ce une bonne idée ? Est-ce le bon moment ? Est-ce sûr que l'herbe est plus verte ailleurs ? Faire un bilan professionnel déclenche des réactions en chaîne qui aident à passer à l'action. Trois cadres livrent leur expérience.
Ça vous démange depuis un moment. Votre emploi vous plaît mais une envie d'ailleurs vous prend régulièrement. Si vous n'avez pas encore sauté le pas, c'est que la peur de l'inconnu vous freine.
Partir quand même
« Cinq ans dans la même entreprise, une bonne ambiance, des collègues sympas... Je n'avais pas de bonnes raisons de changer, reconnaît Ingrid, ingénieur d'affaires dans l'assurance. Sauf que c'était ma première boîte et je n'avais jamais connu d'autres cultures d'entreprise. Bref, mon talon d'Achille, surtout pour décrocher de beaux postes d'encadrement. » Dans l'idée de se pousser à changer, Ingrid s'est penchée sur son passé pour préparer son avenir : « J'ai pris une journée de RTT pour prendre du recul. J'ai "scanné" mes cinq dernières missions, je les ai analysées dans les moindres détails. J'ai ainsi listé mes compétences clés, mes forces, mes lacunes, et mis à jour mes envies. Ça m'a remis les idées en place. » Et cet intermède l'a aidée à se mettre sérieusement à rechercher un autre job, en connaissance de cause.
Changer à temps
« J'ai eu le déclic pendant mon bilan professionnel, illustre de son côté Bertrand, ingénieur biologiste depuis trois ans dans le service aux collectivités locales. Quitter ma boîte me semblait risqué car les postes bien payés sont rarissimes.» Le bilan a créé un double déclic chez lui : il a compris à quel point il détestait ce boulot mais aussi qu'il avait les compétences pour postuler dans un autre secteur d'activité. « Vous ne pouvez pas savoir ce que ça soulage que de mettre des mots sur un malaise professionnel : jusqu'à présent, je n'osais pas m'avouer que travailler pour des élus locaux de bords politiques à l'opposé des miens était au dessus de mes forces. Les déjeuners où il faut sourire aux propos racistes de peur de voir échapper un marché, je n'en pouvais plus. Le déclic a surgi d'un tableau à deux colonnes : à droite, j'ai listé les avantages de ce job, de l'autre les inconvénients. La colonne de gauche était musclée...» Heureusement, le bilan lui a aussi permis d'identifier les compétences développées à ce poste et transposables à d'autres secteurs. « Pour cette partie, je me suis fait aider par un coach personnel recommandé par un ami. C'est cher mais efficace pour un travail en profondeur.»
Faire le bon choix
« Avec le recul, mon licenciement a été la chance de ma vie, sourit Romain, ex-responsable des systèmes d'informations chez un géant du matériel médical.Les 10 premières années de ma vie professionnelle, je les ai passées en apnée. Deux entreprises et cinq postes et un temps fou à manœuvrer pour décrocher 5 % d'augmentation de salaire chaque année. Jusqu'au jour où l'un de mes appuis hiérarchiques a été remercié. J'ai suivi dans les deux mois, viré non sans avoir négocié mon départ et décroché des indemnités conséquentes.» De quoi assouvir toutes ses envies. «Sauf que j'étais bloqué. Anesthésié par toutes les possibilités qui s'offraient à moi. J'ai mis plus d'un an à redémarrer. J'ai fait deux bilans : l'un de personnalité, avec l'aide d'un psychologue qui m'a aidé à mieux connaître mon "cablage mental" et à mettre des mots sur mes motivations. L'autre bilan, sur mes capacités professionnelles, a déclenché l'envie de créer ma boîte. »


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Aujourd'hui je postule dans ma branche mais suis apparemment "trop vieux" car en France passé la cinquantaine on est considéré comme "grabataire"!
J'ai plein de vie, de pêche et d'envie, j'ai envie de recommencer une carrière, mais la pêche n'est pas bonne...des touches qui s'évaporent dès que j'annonce mon âge !
alors je pense reconversion, mais vers quoi ???
Quels sont les postes qui pourraient convenir à un manager aguérri, commercial et gestionnaire de centre de profit???
Apparemment je ne suis plus bon à rien ni pour personne!
...SOS...
Qui peut m'aider?
Je suis homme de terrain, formateur, pédagogue...
Je fais partie de ces gens pour qui le mot retraite ne veux rien dire...!
J'ai encore au moins 15 à 20 ans d'énergie en moi ...J'aimerai en faire profiter quelqu'un !
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J'ai pourtant une expérience de Chef d'entreprise de... environ 5 ans?
tout les postes que j'aimerai faire deviennent en conséquence inaccessible?.. sans les diplômes (BAC+4 ou+5)
un bilan de compétence a pourtant déterminé un savoir faire ... que faire?
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Maitrise de droit des affaires et de sciences economiques en poche, j'ai directement accéder à un poste de cadre. Après dix ans, je tournais en rond, j'ai alors décidé de suivre un MBA en change management afin de faciliter mon changement de voie!!!
Rupture amiable en mars 2010, MBA en juin 2010, force est de constater que les recruteurs ne sont pas pret à faire confiance aux profils qui sont issus d'autres secteurs..... Les seuls retours que j'ai eu, l'ont été sur celui de mon secteur d'origine!!!!!!!!
Aujourd'hui j'ai trois alternatives : 1° je vais travailler à l'étranger où les recruteurs s'attachent plus aux compétences!! 2) je retourne dans mon secteur d'origine 3) je monte ma boite.....
Enfin voila.... avec une volonte de fer de changer, un investissement personnel important, le marché Cadre du travail en France n'est pas mure pour les transfuges...
A bon entendeur......
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Je suis en période de bilan de compétences et vous tiendrai informé des avancées
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