5 initiatives qui boostent l’innovation en entreprise
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5 initiatives qui boostent l’innovation en entreprise


Concrètement, ça donne quels résultats le management de l'innovation? Zoom sur cinq entreprises qui ont sauté le pas et les projets qui ont émergés de leurs nouvelles pratiques.


SNCF : fournit ses data et sert de mentor à des strats-up innovantes

Quoi: la SNCF a choisi de travailler sur l’Open Data, et mis en place dès 2012 des « hackathons » (contraction de « marathon » et de « hacker »). Pendant 48 heures développeurs et graphistes se réunissent pour mettre en place des nouvelles solutions, grâce aux données de transport de l’entreprise.

Objectif pour la SNCF : identifier des start-up innovantes.

Le résultat: le groupe a lancé en octobre dernier le programme « Data Shaker » en partenariat avec le NUMA pour accompagner sur le long terme tout porteur de projet cherchant à faire émerger des créations numériques .

Bénéfice pour la SNCF? Grâce à cette pépinière d'entreprise interne, il développe sa capacité à créer rapidement des services numériques pour les voyageurs. 

Pernod-Ricard : a créé une cellule de recherche pour "inventer la convivialité de demain"

Quoi: Big pour Breakthrough Innovation Group. Pernod-Ricard a créée cette strat-up interne en janvier 2012. Elle réunit les meilleurs talents du groupe autour d'une mission: inventer la convivialité de demain. Pour lui garantir plus d'autonomie, la start-up a été basée loin du siège, dans un loft du XIe arrondissement de Paris.

La trouvaille ? Le bar à cocktails numérique. Les salariés de Big ont appliqué un des principes fondamentaux de l'innovation: écouter ses clients. C'est comme ça qu'ils on identifié plusieurs constats: le fait que les gens aiment de plus en plus recevoir, l'engouement pour le « do it yourself » et le besoin croissant de consommer de façon raisonnée. L'innovation sera bientôt expérimentée sur un nombre restreint de consommateurs.

Decathlon : teste ses produits au plus près de ses utilisateurs

Quoi: Decathlon applique, lui aussi, le concept "fondamental" de l'innovation: écouter et observer ses clients. Pour cela, les équipes pluridisciplinaires travaillent de concert du début à la fin du projet, pratiquant les sports sur lesquels elles innovent, et localisées au plus près de la clientèle. Exemple : la marque Tribord est implantée à Hendaye pour faciliter les essais grandeur nature. Des sportifs de haut niveau sont également mis à contribution pour apporter la précision technique. Quant au consommateur, il a lui aussi son mot à dire, via des forums et des séries de tests en conditions réelles.

Le résultat: la célèbre tente « deux secondes » par exemple. Ou plus récemment le masque de plongée Easybreath, né du simple constat que les gens respiraient difficilement avec un tuba.

Adeo (Leroy Merlin, Bricoman...) : abolit la hiérarchie, le temps d'une idée

Quoi : le projet Humaneo qui vise à accompagner tout salarié désireux de développer une idée, abstraction faite de son rang hiérarchique.Depuis sa naissance en 2008, une cinquantaine d’actions ont ainsi été menées.

Les résultats : les « Café’in » qui permettent à huit collaborateurs d’échanger avec le PDG durant 3h30 sans tabou. L’application «Feed back product», conçue (en trois jours !) par une collaboratrice du service RH, elle vise à recueillir les avis en interne sur tel ou tel produit.

Bénéfice pour Adeo: selon son fondateur, Laurent Vergult, une telle démarche développe le sentiment d'appartenance (ce qui a tendance à réduire le turn-over). Aplanir la hiérarchie permet aussi de favoriser les circuits de décisions courts... sources de croissance.

Objectif pour l’an prochain ? Créer une start-up village pour accueillir les entreprises qui naîtront des nouvelles idées des collaborateurs.

SAS France : un environnement de travail propice à l’innovation

Quoi : un château entouré d’un parc de vingt-cinq hectares, avec salle de sports, courts de tennis, crèche d’entreprise, machines à café, etc. Ce n’est pas un hasard si SAS France a remporté la 4e place du palmarès européen de l’institut Great Places to Work en 2013. « Chez SAS on part du principe que si on est bien dans son travail, on est plus productif. De plus, le fait d’être situé à trente kilomètres de Paris oblige à planifier, ce qui rend chacun plus réceptif aux initiatives mises en place et au temps partagé avec les autres », assure Édouard Fourcade, directeur général.

Chez SAS, tout est prévu pour casser les silos et « réfléchir en dehors du cadre » : création d’équipes virtuelles (où le plus compétent sera chef de file, et non le N+3), réorganisation des bureaux pour mélanger les services et faciliter la communication, création d’espaces de développement personnel…

Objectif : combattre les effets stérilisants de l'esprit de hiérarchie en laissant les initiatives se faire à tous les niveaux, même du côté des jardiniers ou des standardistes.



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