Mentoring inversé : quand la génération Y forme ses boss
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Mentoring inversé : quand la génération Y forme ses boss


Cofely Services, un spécialiste de l’efficacité énergétique, devait répondre à une double problématique : faire entrer le digital dans le quotidien de l’entreprise et faire remonter les bonnes idées de ses salariés jusqu’aux dirigeants. Le groupe a opté pour le « reverse mentoring », ou mentoring inversé : il a décidé de faire former ses dirigeants aux enjeux du digital et des réseaux sociaux par des jeunes salariés de l’entreprise.

Mais dans une entreprise de 12.000 salariés, on croise rarement les big boss tous les jours, surtout quand on est junior. Pour les jeunes mentors de Cofely Services, la perspective de former leurs dirigeants était donc logiquement un peu effrayante. Pour éviter que les membres du ComEx se retrouvent face à des mentors trop nerveux pour transmettre leur savoir, le service RH a opté pour une formation très axée sur les savoir-être. C’est Stéphanie Noël, intervenante pour l’organisme CSP Formation qui s’en est chargée : « Ils appréhendaient de se retrouver face aux dirigeants de leur entreprise, alors on a beaucoup travaillé sur l’affirmation de soi ». La coach a utilisé le jeu de rôles pour tester leurs séquences de formation. « On a travaillé sur des techniques d’écoute active, de questionnement et de reformulation, pour les aider à adopter une posture de formateur ».

« Au final, pendant les séances de formation (3x2 heures), il n’y avait pas de rapport hiérarchique entre les membres du ComEx et les mentors », se souvient Christine Dehesdin, DRH de Cofely Services. L’expérience a également permis aux membres du ComEx de prendre conscience de la façon dont fonctionne cette fameuse génération Y. « Nous sommes une entreprise d’ingénieurs et quand nous sommes face à un problème, nous cherchons à le résoudre. Nous nous sommes aperçus que les jeunes, eux, essayaient plutôt de le contourner par exemple », constate Christine Dehesdin.

Des résultats rapides et concrets pour l’entreprise

« La formation a permis d’accélérer l’acceptation des réseaux sociaux dans l’entreprise. On a pris conscience de l’importance d’avoir des outils nomades, de l’agilité qu’ils nous permettaient d’avoir », estime la DRH. « Aujourd’hui, les initiatives qui naissent sur le terrain sont prises en compte beaucoup plus rapidement au niveau de la direction de Cofely Services et démultipliées en cas de succès ».

En moins d’un an, le groupe a ainsi mis en place le e.devis et une photothèque en ligne pour ses techniciens. Il a également investit dans des outils numériques mobiles, notamment des tablettes. L’entreprise en a équipé ses commerciaux, avec une application maison, qui leur permet d’être beaucoup plus dynamiques et réactifs face aux clients.

L’initiative a été étendue aux bureaux en région de Cofely. D’autres mentors ont été recrutés dans toute l’entreprise. Stéphanie Noël en a formé plus d’une trentaine en un an. L’entreprise est ainsi en train de se constituer un réseau d’experts en digital, disséminé dans tous ses bureaux, pour Marjorie Sittler, une des porteuse du projet pour le groupe : « c’est en train de changer tous nos modes de communication et même la culture de l’entreprise ».

Marion Senant © Cadremploi



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Vos réactions
  • moniteur64
    Génération Y? Mais qu'est-ce que ça signifie? Plutôt génération ABC : alcool, baise et cannabis. Sans parler de l'ignorance.

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