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Jeunes Diplômés

Fiche métier sur les Transports et la Logistique

Un million de professionnels travaillent dans le transport et la logistique, dont 21 % de femmes seulement. Le choix des métiers, qui s’exercent dans le public comme dans le privé, est vaste. Tous les niveaux d’études sont représentés.

Routier, aérien, ferroviaire, maritime, fluvial : tels sont les cinq modes de transport. Les plus grandes sociétés (Air France, SNCF) y côtoient de petites PME. Et du conducteur de poids lourds au pilote de ligne, du cariste au responsable logistique, les métiers sont loin d’être uniformes. Quelques points communs pourtant entre tous : sens des responsabilités, résistance au stress, disponibilité sont de rigueur, les horaires décalés étant courants. En contrepartie, le secteur offre de vraies opportunités aux plus motivés, et la routine y est inconnue. De plus, il reste l’un des plus faciles d’accès pour un jeune peu ou pas expérimenté.

Êtes-vous fait pour ces métiers ?

Aux pieds de Laurent, spécialiste logistique pour un constructeur automobile, le monde ! Des pièces venant du Japon, d’Afrique du Sud, de Pologne, de Turquie… «Je gère les commandes des pièces, leur acheminement, puis les formalités de douane à l’entrée de l’Union européenne. Tous les matins, nous faisons le point avec la production, les équipes de réception et les sous-traitants (les fournisseurs). Un transporteur est arrivé en retard, des pièces se révèlent défectueuses… notre métier consiste à gérer l’imprévu. La logistique, c’est aussi trouver des solutions quand les routes sont gelées, quand les camions ne passent plus, quand une guerre éclate et bloque certains accès. On peut par exemple prendre la décision d’affréter un avion au Japon : cela coûtera moins cher que de stopper la production parce qu’il manque certains composants. Nous travaillons donc main dans la main avec les fournisseurs, les compagnies maritimes, les transporteurs… Ces métiers exigent de maîtriser des techniques basées sur des calculs précis, mais aussi d’avoir le sens du contact, celui de l’organisation, beaucoup de sang-froid… et enfin, maître-mot de nos professions : du flair pour anticiper !»

Le conseil d’un pro

Les métiers du transport et de la logistique sont un des socles sur lesquels repose l’activité de l’entreprise. Sans logistique, pas d’organisation, et donc pas de production ! «Le plus difficile est la gestion du temps, mais dans logistique, il y a “logique”, explique Laurent. Ces métiers font appel à beaucoup de bon sens. Il faut savoir se servir de l’expérience des autres et rester dynamique, garder son sang-froid et anticiper.»

Fiches-métiers

Chef d’agence
Bac + 4
Salaire débutant brut : 2 100 €
À la tête de l’agence locale ou régionale d’une entreprise de transport, il assume des fonctions commerciales, d’exploitation et de gestion. Ses tâches sont variées : prospecter de nouveaux clients, assurer le relais avec la direction générale, animer une équipe de chauffeurs, gérer un parc de véhicules, s’assurer de la qualité du service rendu, et résoudre tous les problèmes du quotidien. À lui enfin de réduire au minimum les coûts. Un poste réservé à ceux qui comptent au moins cinq années d’expérience.
Ses qualités : à ses qualités humaines, il doit associer la rigueur du gestionnaire et la dynamique du commercial. Sa formation : un diplôme de gestion ou de commerce complété par une spécialisation en transport. La maîtrise d’une langue étrangère est indispensable si la région est proche d’une frontière.
Conducteur de train
De CAP à bac
Salaire débutant brut : 1 900 €
Avant de lancer son train à 300 km/h, le conducteur contrôle le bon fonctionnement des instruments et commandes de sa cabine. Une fois en route, il régule sa vitesse selon les indications de son tableau de bord, la signalisation extérieure et les conditions atmosphériques. Une jeune recrue débute en général sur des trains de banlieue ou de marchandises, puis intervient sur des lignes de moyenne importance avant de pouvoir prendre, au bout d’une dizaine d’années, les commandes d’un TGV. La SNCF est de loin le principal employeur de conducteurs de train, et pourvoit en externe 800 postes par an.
Ses qualités : équilibre psychologique (pour supporter de longues heures en solitaire et le travail décalé) et bonne santé (vue, audition, réflexes) sont indispensables pour éviter tout risque d’accident.
Sa formation : après, entre autres, un BEP (à spécialité électrique, électronique…), un bac S ou un bac STI (spécialités génie mécanique, électronique ou électrotechnique), les conducteurs de train de la SNCF suivent une formation interne rémunérée, qui se déroule en un an.
Conducteur de voyageurs
CAP/BEP
Salaire débutant brut : 1 200 €
Aux commandes d’un autocar de ramassage scolaire ou d’excursions touristiques, ou d’un autobus en ville, le conducteur de voyageurs doit mener à bon port les passagers qu’il transporte. Le travail ne manque pas dans les villes, et les évolutions de carrière vers des postes de chef d’équipe, de conducteur de tramway ou de métro sont possibles.
Ses qualités : sang-froid et concentration alliés à du tact et à de la fermeté.
Sa formation : il faut souvent être titulaire d’un permis de conduire D ou B ; certaines compagnies de transport proposent des formations en interne.
Conducteur routier
CAP/BEP
Salaire débutant brut : 1 200 €
Oubliés les tatouages et le débardeur, voici venu le temps des responsabilités et de l’initiative. Certes, la conduite d’un camion reste la principale activité du routier ; mais il doit aussi mettre à jour les documents de bord et veiller à l’entretien de son véhicule. Chez les clients, il remplit de plus en plus une mission relationnelle et commerciale.
Ses qualités : un bon équilibre nerveux, des capacités de concentration soutenue et une santé parfaite sont de rigueur. Une bonne présentation est également appréciée.
Sa formation : outre le permis poids lourds, le CAP conduite routière ou le BEP conduite et services dans le transport routier sont prisés. Les candidats âgés de plus de 18 ans peuvent également préparer le CFP (certificat de formation professionnelle) conducteur routier.
Eclusier
CAP/BEP
L’éclusier est un fonctionnaire chargé du bon fonctionnement et de la maintenance de barrages, d’écluses ou de ports. Également appelé agent d’exploitation des voies navigables, il doit gérer et réguler le passage des bateaux, accueillir les usagers et les touristes, contrôler leurs vignettes, tenir le registre des passages… Mais sa tâche ne s’arrête pas là : il doit aussi veiller au niveau d’eau dans le canal, surveiller le bon fonctionnement des installations, et effectuer des travaux d’entretien.
Ses qualités : il doit allier rigueur et sens du contact.
Sa formation : le concours, dépendant du ministère de l’Équipement, est ouvert aux titulaires de CAP ou de BEP.
Officier de la marine marchande
Bac + 3 à bac + 5
Salaire débutant brut : 2 300€
La carrière d’un jeune officier peut s’orienter vers des fonctions de second capitaine ou second mécanicien puis, au bout d’une dizaine d’années, vers celles de commandant ou de chef mécanicien. Omniprésent sur le pont, le second capitaine dirige les opérations de conduite et de sécurité du navire, prend en charge l’exploitation commerciale et encadre le personnel de l’intendance (garçons, cuisiniers…). Le second mécanicien dirige
quant à lui l’équipe de maintenance, veille à l’état de fonctionnement général du navire et gère le stock des pièces de rechange.
Ses qualités : capacité à encadrer et à mener des hommes, à gérer des situations de crise, à vivre en collectivité dans un univers clos, à s’adapter aux évolutions technologiques constantes. Bonne santé (vue, audition, etc.).
Sa formation : les ENMM (écoles nationales de la marine marchande) disposent de deux filières. La première, dite de première classe, est accessible aux bacheliers sur concours ou aux bac + 2 scientifiques et techniques sur dossier et entretien ; la durée des études est de cinq ans. La seconde filière, dite de deuxième classe (pour les navires de taille limitée), est accessible sur concours avec un niveau de première STI (sciences et technologies industrielles) ; la formation s’étale sur trois ans.
Opérateur de maintenance
CAP/BEP, bac pro
Salaire débutant brut : 1 200 €
L’opérateur de maintenance est chargé de l’entretien des voies ferrées, des wagons, des voitures de voyageurs. Il assure une double mission : la prévention des incidents, et la réparation du matériel roulant. Il peut être amené à travailler par roulement les samedis, dimanches et jours fériés.
Ses qualités : rapidité, réactivité et sang-froid pour affronter tous les imprévus ; résistance physique pour travailler en extérieur dans des conditions parfois difficiles.
Sa formation : les BEP, CAP et bacs professionnels en électronique, mécanique… constituent un bon tremplin. Une formation interne est toujours proposée.
Responsable d’entrepôt
Bac + 1
Salaire débutant brut : 1 800 €
Il organise et supervise la réception de marchandises de toutes sortes (yaourts, plantes, meubles…), les inventaires et les expéditions, et éventuellement la mise en magasin (dans la grande distribution). Ses responsabilités de gestionnaire peuvent le conduire à proposer des améliorations aux méthodes de manutention et de stockage.
Ses qualités : capacité à gérer une équipe de manutentionnaires et de caristes, bonne santé physique pour supporter de nombreuses heures de travail souvent debout, parfaite maîtrise des logiciels de gestion.
Sa formation : un bac + 2 (de type BTS-DUT ou école spécialisée) dans le domaine des transports.
Responsable d’exploitation
Bac + 2 à bac + 4
Salaire débutant brut : 2 000 €
Dans les grandes entreprises de transport routier de marchandises, c’est un superviseur hors pair. À lui d’affecter tel conducteur à telle tournée, de choisir le véhicule adéquat pour le transport d’une marchandise fragile ou de décider de retarder le départ d’un camion pour attendre un arrivage. Une fois établi le plan de transport, il en gère les éventuels aménagements et autres incidents de parcours.
Ses qualités : capacité à encadrer des équipes souvent importantes, bonne pratique du terrain, solides bases en gestion et réglementation des transports, esprit d’initiative, disponibilité.
Sa formation : un diplôme dans le domaine des transports est apprécié (BTS, DUT, école spécialisée, école de commerce).
Responsable logistique
Bac + 5
Salaire débutant brut : 2 000 €
Dans une entreprise industrielle et commerciale (ainsi que dans la grande distribution ou chez un transporteur), la logistique recouvre des tâches parfois très variées. Mais dans tous les cas, l’objectif est la satisfaction du client et la réduction des délais et des coûts. Pour y parvenir, le responsable logistique gère l’approvisionnement en matières premières et l’expédition du produit fini vers les clients.
Ses qualités : méthode, qualités relationnelles, goût du terrain, sens pratique, capacités de gestion et d’organisation des flux.
Sa formation : un diplôme d’ingénieur ou d’école de commerce avec une formation complémentaire en logistique.

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