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Jeunes Diplômés

Fiche métier Immobilier

Agents immobiliers, administrateurs de biens, syndics… Un peu plus de 320 000 professionnels exercent dans l'immobilier, un secteur où l'emploi ne devrait pas manquer.

«Dans l'inconscient collectif, l'immobilier a l'image, assez péjorative, d'un secteur où l'on gagne beaucoup d'argent, très facilement, remarque Steven Zunz, délégué général du SNPI (Syndicat national des professionnels de l'immobilier). En réalité, toutes les professions du secteur sont aujourd'hui réglementées et surveillées. On est bien loin des dérapages qui ont pu marquer le secteur par le passé.» De fait, travailler dans l'immobilier ne s'improvise plus : qu'ils exercent comme agent immobilier, comme administrateur de biens, ou encore comme chasseur d'appartements, les professionnels sont tenus d'obtenir leur carte professionnelle, qui est délivrée par les préfectures. Et si nombre d'entre eux gagnent très bien leur vie, c'est aussi au prix d'un investissement professionnel assez conséquent.

L'art de dénicher la bonne affaire

«Les agents immobiliers ne sont plus de simples porteurs de clés, chargés de faire visiter les appartements», insiste Thierry Cheminant, directeur pédagogique à la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier). De la constitution d'un portefeuille de biens à leur vente, le métier exige, en effet, un certain nombre de compétences à la fois commerciales, juridiques, et techniques. Et si la flambée des prix de l'immobilier fait miroiter des commissions alléchantes, obtenir le mandat sur la vente d'une maison ou d'un appartement n'est pas si facile… «Actuellement, il est plus difficile de trouver les vendeurs que les acheteurs !», confirme Steven Zunz. Les agents immobiliers doivent donc mettre les bouchées doubles pour trouver les bonnes affaires, en particulier dans le marché «caché» de l'immobilier.
«On ne peut pas se contenter d'appeler les particuliers ayant passé une annonce dans un journal pour leur proposer nos services. Il faut aller sur le terrain : distribuer des prospectus, faire du mailing, du phoning, frapper aux portes, s'intéresser à la vie des gens, aux divorces, aux décès, aux naissances, etc.», explique Thierry Cheminant.

Des compétences de plus en plus complexes

Côté vente, le métier a aussi gagné en complexité. Car avec l'augmentation des prix, le niveau d'exigence des acheteurs est également parti à la hausse. «Ils sont en droit d'attendre un interlocuteur de qualité, capable de répondre à une demande pointue et à toutes leurs questions», relève Steven Zunz. De la boulangerie de quartier à l'école, en passant par les lignes de métro et de bus les plus proches, l'agent immobilier se doit donc d'être incollable sur les logements proposés. Il doit en outre pouvoir fournir tous les certificats aujourd'hui exigés par la réglementation, prouvant l'absence d'amiante, de plomb, de termites dans les logements. «Les contraintes juridiques sont de plus en plus importantes et les réglementations évoluent beaucoup : il faut rester à la page», indique Thierry Cheminant.
Même phénomène dans la gestion locative ou la gestion de copropriété, qui imposent de plus en plus de compétences juridiques, techniques et comptables, qu'il s'agisse de garantir la sécurité des locataires ou d'assurer le bailleur contre les loyers impayés…

Des qualifications en hausse

Du coup, «il est de plus en plus rare d'exercer sans aucune qualification, en particulier dans les grandes villes», relève Steven Zunz. Les diplômés de BTS professions immobilières, de premier cycle de droit ou d'économie-gestion, d'écoles spécialisées constituent désormais l'éventail des profils appréciés dans le secteur. En agence, les diplômés d'école de commerce ont également de plus en plus la cote.
Mais si le niveau minimal requis pour s'installer en tant qu'agent immobilier se situe à bac + 2, la profession offre toujours des dérogations, en fonction de l'expérience professionnelle accumulée. Et les candidats à l'entrée de ce secteur ne devraient guère manquer de travail à l'avenir : selon l'APEC, les offres d'emploi dans l'immobilier ont sensiblement augmenté en 2004, et ce, pour la quatrième année consécutive.

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