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Jeunes Diplômés

Environnement

Ne pas gaspiller l'eau, trier ses déchets, préférer le vélo à la voiture, éviter les sacs en plastique… qui ignore encore ces quelques gestes «écolo», indispensables pour protéger la planète des conséquences de la pollution : réchauffement climatique, trous dans la couche d'ozone, déséquilibre des écosystèmes… ? Pas la jeune génération, en tout cas, qui se révèle pour le moins sensible à la question : selon un sondage réalisé par la SOFRES en 2001, un jeune sur cinq résidant dans une grande ville souhaitait ainsi travailler dans l'environnement.

Gare aux désillusions

Une ambition louable, qui conduit chaque année nombre d'étudiants à rejoindre les rangs des multiples formations liées à l'environnement : selon l'IFEN (Institut français de l'environnement), plus de 16 000 jeunes suivaient en 2002 l'une des quelque 560 formations «environnement» de niveau bac + 2 et plus, contre 11 500 en 1997, soit une augmentation des effectifs de 40 % en cinq ans seulement !
Une attractivité de bon augure pour l'avenir de la planète, mais souvent cause de désillusions. Car si la plupart des étudiants rêvent de travailler au contact de la nature, le secteur offre en réalité des débouchés réduits en la matière : les postes liés à la nature, au paysage et à la biodiversité ne représentaient en 2003 que 5,8 % des emplois du secteur.

Des emplois quelquefois citadins

Peu de chances, donc, pour tous les candidats à la protection de la faune et de la flore - un peu plus du tiers des étudiants en environnement - d'exercer un jour au sein des quelques parcs nationaux, organismes publics et associations offrant les rares postes du secteur. Plus citadins, certes, les emplois liés à l'aménagement du cadre de vie représentent une alternative plus porteuse : 4 300 emplois ont vu le jour dans ce domaine d'activités entre 2002 et 2003.
Une tendance confirmée par l'Observatoire de la fonction publique territoriale, qui classe notamment la gestion des espaces verts parmi les recrutements envisagés prioritairement par les collectivités territoriales. Au même titre, d'ailleurs, que les activités liées à la propreté, à la collecte et à la gestion des déchets…

Des postes dans les collectivités territoriales

De fait, à mille lieux de la protection des espèces animales en voie de disparition, les activités liées à la gestion des eaux usées et des déchets offrent la majorité - respectivement 25,1 % et 22,4 % - des emplois du secteur.
Collecte, tri, recyclage, récupération, contrôle et traitement en ce qui concerne les eaux usées…, le travail ne manque pas, et les perspectives à venir promettent d'être excellentes, portées notamment par les collectivités territoriales. Soumises à des réglementations de plus en plus strictes, celles-ci se doivent d'améliorer et de moderniser leur équipements : mise en place de réseaux d'assainissement, mesures de protection des déchets, etc.

Qualifications en hausse

Autant d'emplois à prendre, à tous les niveaux de qualification, du CAP au bac + 6. Très riches en postes peu qualifiés (78 % d'ouvriers dans la collecte et le traitement des déchets par exemple) le secteur semble cependant, technicité croissante et réglementation obligent, tendre aujourd'hui vers une hausse des qualifications requises. Aisément accessible aux diplômés à bac + 2, les activités liées aux déchets, aux eaux usées et à la dépollution en général nécessitent également les compétences d'ingénieurs ou de titulaires de troisième cycle universitaire, dans de nombreuses spécialités : de la sécurité au BTP, en passant par la géologie, la chimie et le droit.

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