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Revue de presse de l'emploi
Retrouvez chaque semaine sur CADREMPLOI.fr toute l'actualité de l'emploi. Une synthèse, réalisée à partir de grands titres de la presse française, vous informe sur les tendances du marché.
Accéder aux Archives:Semaine du 20 au 26 mai 2008
- CARRIERES
- Énergies renouvelables cherchent managers chevronnés
- Pétrole : un grand gisement d’emplois
- EMPLOI
- ANPE-Unedic : forger une nouvelle approche du marché de l’emploi
- LEGISLATION
- La France va accueillir sans restriction les travailleurs d’Europe de l’Est
- TENDANCE
- Les cadres ont la bougeotte
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Articles
CARRIERES
Énergies renouvelables cherchent managers chevronnés
Les énergies renouvelables ont le vent en poupe : sur 2007, les investissements mondiaux dans le secteur se sont élevés à 148 milliards de dollars, dont 50,2 milliards pour l’éolien, 28,6 milliards pour le solaire et 19,2 milliards pour les biocarburants. En résumé, l’argent coule à flots… il ne reste plus qu’à trouver les hommes capables de l’utiliser à bien. Le cabinet de recrutement Heidrick & Struggles a interrogé les dirigeants des entreprises du secteur et 96 % d’entre eux estiment que le recrutement représente « un défi sérieux à la poursuite de leur croissance ». Trois types de postes sont touchés de plein fouet par la pénurie de talents : les directeurs opérationnels techniques, les chefs de projets expérimentés et les directeurs généraux. Et les défis à relever pour les futurs managers sont à la hauteur des espérances suscitées par les énergies renouvelables : ceux qui managent des équipes de 20 personnes aujourd’hui doivent s’attendre à ce que leurs effectifs passent à 200 personnes dans les 3 ans. Les candidats sont d’autant plus difficiles à dénicher que la concurrence est vive avec le secteur pétrolier, qui embauche aussi massivement aujourd’hui (voir ci-après). Du coup, les entreprises doivent pister leurs perles rares dans d’autres secteurs que l’énergie et se tournent notamment vers le BTP ou la chimie. Les Échos indiquent qu’un groupe tel que GE Energy Europe prévoit un plan de recrutement très ambitieux pour 2008 : 800 ingénieurs et cadres, 200 à 300 techniciens et près de 700 opérateurs. Le groupe mise sur la promotion interne pour ses managers de projets et multiplient les partenariats avec les grandes écoles et universités pour attirer les jeunes diplômés. Un programme de formation est dispensé en interne avec la possibilité donnée aux nouvelles recrues de passer 4 fois 6 mois dans les différentes entités du groupe pour apprendre les principaux métiers. Des structures et des dispositifs qui cependant restent largement hors de portée des PME, touchées frontalement par la pénurie. (Les Échos, p11, Marie Bellan, 20/05/2008)
Pétrole : un grand gisement d’emplois
A mesure que les cours du pétrole augmentent, le nombre d’offres d’emplois dans le secteur grimpe, d’autant qu’il y a « pénurie dans tous les métiers », signale le président de la société d’ingénierie pétrolière Sofrat. Total, qui compte 112 000 employés, a ainsi recruté 10 200 personnes en 2007, dont 2 000 cadres, soit 19% de plus qu’en 2006 pour répondre à ses besoins dans toute les branches (exploration-production, raffinage, marketing, chimie). Chez Technip, les effectifs devraient encore s’enrichir de 1 000 personnes en 2008 après une hausse de 23 % sur les trois dernières années. CGG-Veritas, qui emploie 13 000 salariés dans le secteur de la sismique, cherche 500 ingénieurs cette année. L’accompagnement de ces nouveaux talents est donc impératif. L’« université Technip » doit apporter la formation nécessaire aux arrivants, qui sont en outre épaulés par des cadres ayant dix à quinze ans d’ancienneté dans un processus de transmission du savoir. « Chez Total, nous n’avons pas de mal à recruter des jeunes, mais nous devons les former, confirme Jean-Marie Guillermou, directeur développement et opérations du groupe. Un de nos axes prioritaires est d’accélérer nos cycles de formation pour que les hommes puissent aller plus vite sur les projets ». Les groupes multiplient les manifestations pour attirer vers eux l’attention des jeunes diplômés. Total organise ainsi chaque année la « Total Summer School » qui permet à une centaine d’étudiants venus du monde entier de participer à des débats autour de l’énergie avec des experts et des dirigeants du groupe. Schlumberger a nommé pour sa party une cinquantaine d’ambassadeurs, tous managers en activité au sein du groupe, dans les principales universités de la planète. Jean-François Pecrop, directeur division ingénieurs et techniciens chez Michaël Page, explique dans une interview que les profils les plus recherchés sont les chefs de projet de 35 ans et plus. Ensuite, de très nombreuses opportunités existent pour les ingénieurs très spécialisés (les « piping leaders »). Il ajoute que l’image du secteur s’est nettement amélioré et véhicule encore « un certain parfum d’aventure » qui séduit les jeunes diplômés. Enfin, il souligne l’effort particulièrement important consenti ces dernières années sur les salaires et attitre l’attention sur un risque de surenchère de la part des candidats. (Les Échos, p1-11, Patrici-M. Colmant, 20/05/2008)
EMPLOI
ANPE-Unedic : forger une nouvelle approche du marché de l’emploi
Jean-Marc Boulanger, inspecteur général des affaires sociales (Igas), a remis un rapport à la ministre des finances sur les pistes à suivre pour réussir la fusion ANPE-Unedic. Dans ce document, il insiste en premier lieu sur la nécessité de renforcer la mobilité professionnelle des actifs. « La société de l'emploi est nécessairement une société en mouvement qui peut heurter le besoin immédiat de sécurité ressenti par chaque individu », explique-t-il. Le rapprochement ANPE-Unedic doit être bien plus qu’une fusion et doit permettre de créer un opérateur capable d’effectuer un « saut qualitatif » dans le placement des personnes en recherche d’emploi. Les chômeurs de longue durée, qui rencontrent plus de difficultés pour retrouver un poste, doivent être clairement identifiés et bénéficier d’un traitement spécifique. Cependant, il observe que la formation ne constitue pas forcément la meilleure réponse dans ces cas, même si elle permet d’éviter la récurrence du chômage. Ce constat a déjà été fait et est aujourd’hui mis en pratique en Suède. Il compare ensuite les obligations de recherche d’emploi imposées aux chômeurs dans les différents pays européens. Ainsi, en Grande-Bretagne, un chômeur doit apporter la preuve d’au moins 10 recherches toutes les deux semaines et au Pays-Bas, de quatre par mois. Il note en outre qu’en Suède, la définition de l’offre raisonnable se base sur le dernier emploi occupé après 100 jours de chômage. Il conclut en soulignant que « l’on ne peut contraindre quiconque à chercher effectivement un emploi. [Il est donc] nécessaire de formaliser explicitement cet engagement réciproque qui fonde l'intervention de l'opérateur ». (Le Figaro Économie, p19, Anne Jouan, 22/05/2008)
LEGISLATION
La France va accueillir sans restriction les travailleurs d’Europe de l’Est
Nicolas Sarkozy devrait annoncer mercredi, à l’occasion d’un déplacement en Pologne et en prévision de la présidence française de l’Union européenne, l’ouverture sans restriction du marché du travail français aux 10 pays entrés dans l’UE en 2004 (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie). Les travailleurs de ces pays pourront donc demander leur autorisation de travail, y compris si une personne déjà en France peut remplir la fonction. Les Roumains et les Bulgares, entrés en 2007, resteront soumis à un régime dérogatoire. Cette mesure, effective en juin, est avancée de près d’un an par rapport au calendrier initialement prévu. Pour autant, cette décision n’est pas nécessairement synonyme d’appel d’air massif : depuis mai, pas moins de 60 métiers sont déjà ouverts à ces travailleurs de l’Est, et 150 depuis le début de l’année, or aucune explosion des flux migratoires n’a eu lieu. Cette mesure est en tout cas très attendue par les entreprises, lesquelles connaissent des difficultés de recrutement. La Grande-Bretagne, l’Irlande et la Suède avaient ouvert leur marché du travail sans restriction dès 2004, suivis en 2006 par la Finlande, l’Espagne et le Portugal. La France et l’Allemagne sont donc les seuls grands pays où des restrictions sont encore appliquées. (Les Echos, p1-3, Lucie Robequain, 26/05/2008)
TENDANCE
Les cadres ont la bougeotte
Les cadres français ne veulent plus d’une carrière plan-plan. Au bout de 2 ou 3 ans, le besoin de changer d’air se fait sentir. Selon le dernier baromètre mensuel de la mobilité LH2-Cadremploi.fr, 40% des cadres « ont envie de changer de poste dans les mois qui viennent », 29% d’entreprise et 19% de secteur d’activité. Sophie Ak, responsable marketing de Cadremploi.fr : « On sait que la mobilité est en croissance au sein de cette population. Par ailleurs, l’ancienneté moyenne dans le poste, 6 ans actuellement, diminue, lentement mais sûrement ». La mobilité apparait dès lors comme une tendance moins marginale. Selon une récente enquête de l’Afpa, 46% des Français actifs sont prêts à déménager dans une autre région pour changer d’air, et ils sont également 29% à se dire ouverts à un poste à l’étranger, l’éloignement des proches constituant le principal obstacle à l’expatriation. La réticence est malgré tout palpable : « Beaucoup de cadres expérimentés associent cette expérience à une voie de garage. Il est vrai que l’on prend le risque de s’éloigner des centres de décision avec un retour au siège qui peut être douloureux », souligne Richard Delaye, directeur du réseau d’écoles de commerce et de management DGC. Ce sont évidemment les jeunes qui représentent le plus gros contingent de candidats au départ à l’étranger (42% des moins de 40 ans). Dans cette optique, le départ est l’occasion de trouver sa voie et de s’enrichir de nouvelles expériences, mais surtout de gagner plus d’argent. « Si les jeunes diplômés sont aujourd’hui aussi mobiles, c’est qu’ils sont avant tout préoccupés par leur rémunération. Pas par la perte de leur emploi sur un marché qui leur est très favorable », prévient Olivier Bas chez Partner RSCG & CO. Pour ceux qui préfèrent changer de région tout en restant en France, la qualité de vie et le rapprochement avec des proches sont des arguments aussi convaincants, sachant que la formation tout au long de la vie apparait désormais comme un nouveau mot d’ordre. (Le Figaro Réussir, p3, Bruno Askenazi, Albert Zennou, 26/05/2008)

