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Revue de presse de l'emploi

Retrouvez chaque semaine sur CADREMPLOI.fr toute l'actualité de l'emploi. Une synthèse, réalisée à partir de grands titres de la presse française, vous informe sur les tendances du marché.

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Semaine du 23 au 29 mai 2006

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Articles

FORMATION

    Un train pour l’apprentissage

    Dernière initiative en date dans le cadre de la campagne gouvernementale pour l’apprentissage : l’inauguration, le 23 mai dernier, du train d’exposition Léonard de Vinci, qui parcourra la France jusqu’au 18 juin. A bord, des œuvres du génie italien, qui fut lui-même apprenti, et des documents sur l’apprentissage. Il s’agit d’une initiative conjointe des ministères de la Cohésion sociale et des PME, du réseau des CCI et de plusieurs entreprises. Les objectifs du gouvernement en la matière sont ambitieux : passer de 350 000 apprentis à 500 000 en cinq ans, mais aussi, car l’apprentissage concerne aussi les jeunes à l’université, multiplier par dix le nombre d’étudiants en alternance à l’université.(Les Echos, p2, 24/05/2006 ; Le Figaro Entreprises & Emploi, p2, Anne Jouan, 29/05/2006)


RECRUTEMENT

    Reprise des embauches pour les jeunes diplômés des grandes écoles

    La dernière enquête de la Conférence des grandes écoles (CGE) sur l’insertion des diplômés en 2005 fait apparaître que leur taux net d’emploi est passé en un an de 72,7% à 79,1%. On assiste à une amélioration de la conjoncture, notamment dans les métiers de l’environnement, de l’énergie et de l’informatique, où la demande est forte. Selon l’Apec, les entreprises prévoient d’embaucher 40 000 personnes dans la fonction informatique en 2006, dont 12 000 jeunes diplômés. L’Ecole des Arts et métiers reçoit de très nombreuses offres d’emplois, en moyenne 1 000 par mois, soit le double de 2004. Ayant davantage le choix, les diplômés de cette école délaissent l’informatique pour s’orienter de nouveau vers les métiers traditionnels, à savoir les bureaux d’études, la Recherche et Développement, ou encore la production, maintenance et qualité. A l’Institut national des télécommunications (INT), on observe une nette reprise des embauches dans les entreprises de services informatiques, mais aussi chez les opérateurs de télécommunications. A l’Ecole supérieure des techniques aéronautiques et construction automobile (Estaca), on fait remarquer que les entreprises se préparent au choc démographique et commencent à anticiper les départs en retraite. Par exemple, Bouygues Construction prévoit d’embaucher 1 100 cadres en 2006, dont 80% d’ingénieurs, contre 750 en 2005. «Ces ressources sont nécessaires pour soutenir notre croissance dans le secteur du BTP, qui se porte très bien, et pour contrer les premiers effets du papy-boom», explique le directeur du développement des RH du groupe de construction. Cependant, à la division ingénieurs et techniciens du cabinet Michael Page, on souligne que cet optimisme doit être nuancé. On explique que l’industrie est une bonne dynamique, mais que «ce n’est pas fulgurant», un petit nombre de profils (les ingénieurs qualité, les spécialistes de l’amélioration continue et des achats, ou encore les chefs de projets) étant privilégiés au détriment d’autres. On observe aussi que les salaires ne flambent pas…(Le Monde Economie, p7, Nathalie Quéruel, 23/05/2006)


REMUNERATION

    Les cadres restent très attachés à la rémunération fixe

    Selon l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), la masse salariale dans le secteur privé, tous salariés confondus, n’a progressé que de 3,3% en 2005. Le salaire moyen par tête (SMP) a progressé de 2,7% sur l’année et le pouvoir d’achat de seulement 0,9%, comme en 2004. La situation des seuls cadres n’a pas été bien meilleure. Les résultats de l’enquête de l’Observatoire des salaires des cadres et de leurs rémunérations (Oscar), diligentée par la CFDT Cadres, ne seront publiés qu’en septembre prochain. Mais, d’ores et déjà, le responsable de cette enquête, pour laquelle un millier de cadres sont interrogés chaque année, explique qu’il ne s’attend pas à des améliorations par rapport à 2004. En 2004, le pouvoir d’achat des cadres avait enregistré une hausse de 1,52% seulement, comme en 2003. 44% des cadres avaient perdu du pouvoir d’achat et plus de 50% avaient reçu une augmentation individuelle. L’enquête avait fait apparaître un recul des augmentations collectives au profit des augmentations individuelles. Selon la Dares, ces dernières représentaient en moyenne 70% des augmentations globales des cadres. Or selon la CFDT Cadres, cette tendance à l’individualisation croissante «a eu pour effet d’exclure des cadres de toute hausse, sans garantir, tant s’en faut, le maintien du pouvoir d’achat». Le syndicat n’est pas opposé au principe même de l’augmentation individuelle, mais estime qu’on assiste actuellement à une dérive de ce système, et une quasi-absence de négociations sur ce sujet dans les entreprises. De leur côté, les cadres restent très attachés au salaire fixe. C’est là ce qui ressort de l’enquête menée en septembre 2004 par l’Observatoire des politiques salariales de la Cegos auprès de 180 DRH et de 390 cadres. Cette étude montrait que, tandis que les premiers «veulent développer le salaire variable», les seconds «attendent du salaire fixe, c’est-à-dire une rémunération immédiate et certaine». Selon la Cegos, «seul le salaire fixe apparaît comme déterminant en termes de motivation (46% le jugent très motivant)» et «les cadres ne font pas confiance à l’entreprise pour développer un salaire équitable, transparent, véritablement reconnaissant de l’effort fourni».(Le Monde Economie, p8, F.A., 23/05/2006)


TENDANCES

    Interview de Bernard Van Craeynest, président de la CGC

    Laurence Parisot, présidente du Medef, organise en ce moment des rencontres bilatérales avec les leaders des grandes confédérations syndicales. Après Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, le 15 mai dernier, c’est Bernard Van Craeynest, le président de la CGC, qui a été reçu le 24 mai. Il a bien voulu, avant cette rencontre, accorder une interview aux Echos. Le président du syndicat des cadres, qui s’est rallié au front syndical contre le CPE, estime néanmoins qu’il est nécessaire d’assouplir le marché du travail en France. «En France, les employeurs sont frileux. Ils ont peur de ne pas pouvoir se séparer de leurs salariés si nécessaire», a-t-il expliqué au journal. Mais «le CNE n’est pas fait pour les rassurer», car «avec tous les procès qu’il provoque, il va encore plus paralyser l’embauche». M. Van Craeynest préconise donc plutôt de «mieux clarifier les règles de rupture du contrat de travail», ce que Laurence Parisot appelle elle-même la «séparabilité». Il s’agit, pour le président de la CGC, de faciliter les ruptures négociées. «Mais le salarié doit, pour cela, avoir la garantie d’avoir accès à l’assurance-chômage», prend-il soin de préciser. M. Van Craeynest cite en exemple l’Espagne, où le taux de chômage est maintenant de 8%. Dans ce pays, «il y a certes une grande flexibilité, mais elle n’a pas déclenché de catastrophe ou de contestations sociales majeures», souligne-t-il. (Les Echos, pp1-4, Leïla de Comarmond et Lucie Robequain, 24/05/2006)


    Le chômage des jeunes sera sans doute au cœur de la présidentielle 2007

    Comment font nos voisins européens pour lutter contre le chômage des jeunes ? Après la crise du CPE, Entreprise & Carrières fait le point sur cette question, en présentant les différentes pistes esquissées par les politiques et qui vont faire l’objet de débats tout au long de la campagne présidentielle de 2007. Premier élément : il faut accorder la priorité non pas au chômage des jeunes de manière globale, mais en premier lieu à celui des non-qualifiés. La CFDT plaide ainsi en faveur de l’instauration de dispositifs d’insertion qui soient élaborés à destination des 18-25 ans, tels que le Pava, le parcours d’accès à la vie active, qui consiste en un accompagnement du jeune jusqu’à son premier emploi. Deuxièmement, il faudrait s’attacher à trouver un meilleur équilibre entre flexibilité et sécurité. La CGT est ainsi très attachée à la sécurisation des parcours professionnels, thème qui sera au cœur de la campagne présidentielle, prévoit Entreprise & Carrières. C’est donc autour de ce thème que les grands états-majors politiques sont en train d’élaborer leurs propositions, en se fondant sur ce qui se fait chez nos voisins européens. Au PS, on étudie de près l’exemple danois, et notamment la «garantie jeunesse», qui consiste à proposer une formation longue à tout demandeur d’emploi de moins de 30 ans au chômage depuis plus de trois mois et ce tout en lui assurant une rémunération. Tandis que le PCF plaide en faveur de la création de deux types de CDI, l’un consacré à la formation et l’autre à l’emploi, l’UDF soutient l’idée d’un contrat emploi-formation à destination des jeunes ayant quitté le système scolaire sans qualification (160 000 chaque année), dispositif qui existe déjà en Autriche et aux Pays-Bas. Enfin, l’UMP prône l’exemple allemand, qui met en avant l’apprentissage. Le gouvernement vient d’ailleurs de lancer une nouvelle campagne en ce sens.(Entreprise & Carrières, pp16-18, Anne Bariet, 23/05/2006)


    Les expérimentations sur le suivi des chômeurs par le privé seront prolongées

    On se souvient que le 9 mai dernier, le bureau de l’Unedic a décidé de reporter au 24 mai la décision d’étendre ou non à douze nouveaux territoires son expérience du reclassement des chômeurs longue durée par le privé. Jusqu’ici, cette expérience a été menée dans 7 territoires, dont Marseille et Avignon, avec les prestataires privés suivants : l’Australien Ingeus, Adecco, BPI, Altedia, ou encore Etap’Carrières (Apec). Le 24 mai, donc, il a été décidé de prolonger ces expérimentations ; une nouvelle réunion aura lieu le 5 juillet pour décider avec quels prestataires et pour quels demandeurs d’emploi. Lors de la réunion de mercredi dernier, les partenaires sociaux en charge de l’assurance-chômage ont dressé un premier bilan chiffré de cette expérience commencée l’année dernière. Il en ressort que le recours à ces cinq organismes a permis à l’Unedic d’économiser 24 millions d’euros ; et d’autre part que 53,7% des demandeurs d’emploi qui leur ont été confiés ont retrouvé un emploi les six premiers mois, 68,5% au bout de dix mois, la durée limite de suivi. Mais ces chiffres sont contestés par la CGT et le SNU-ANPE, qui s’inquiètent de la «marchandisation» du marché de l’emploi. Selon la présidente de l’Unedic, Annie Thomas (CFDT), au-delà des chiffres, «la question de fond consiste à savoir si cette opération induit un changement de vocation de l’Unedic». «Expérimenter, c’est apprendre. Donc cela peut aider le service de l’emploi à s’améliorer», sachant que «le recours à ces organismes restera fondé sur le volontariat des chômeurs», ajoute-t-elle.(Les Echos, p3, Lucie Robequain, 23/05/2006 ; La Tribune, p8, Isabelle Moreau, 24/05/2006 ; L’Humanité, p5, Fanny Doumayrou, 24/05/2006 ; Le Nouvel Observateur, p80, Martine Gilson, 25/05/2006 ; Le Fi