1 cadre sur 2 a dû parler anglais en entretien d’embauche

Publié le 23 janvier 2015 Sylvia Di Pasquale

98 % des cadres utilisent l’anglais au bureau... mais seuls 20 % ne le parlent pas comme une vache espagnole. Une nouvelle étude réalisée sur 3 500 cadres français enfonce le clou sur leurs lacunes en langues. Des difficultés qui ne sont pas sans conséquences en entretien d’embauche.

Les cadres français sont toujours fâchés avec l’anglais. L’étude* publiée le 22 janvier 2014 et réalisée par l’institut de formation 1to1English, à laquelle Cadremploi s’est associé en interrogeant 3 578 cadres, le confirme : la part des cadres estimant avoir un niveau courant en anglais est passé de 16 % à 20 % seulement en un an. Quatre pauvres points d’évolution qui ne font pas oublier que près d’un cadre sur deux (47 %) estime avoir un niveau limité en anglais et la même proportion (47,4 %) n’ose pas prendre la parole à l’oral tandis que 59 % s’estiment plus à l’aise à l’écrit.

Une langue devenue incontournable

Peut-être utilisent-ils peu la langue de Shakespeare au travail, s’interroge-t-on pour s’expliquer leur piètre niveau.  Bien au contraire : 98 % sont amenés à la pratiquer, ce qui représente une hausse de 31,4 points par rapport à l’année dernière. Et la suprématie de l’anglais semble amenée à perdurer puisque 97 % des cadres interrogés pensent qu’ils utiliseront majoritairement l’anglais à l’avenir, alors qu’ils n’étaient que 76,5 % en 2013.

Des lacunes qui pèsent sur l’employabilité

Ces lacunes ont un impact professionnel direct puisque 1 cadre sur 6 estime que son piètre niveau d’anglais est un frein à une embauche ou à son évolution de carrière. Il faut dire qu’1 cadre sur 2 a eu besoin de s’exprimer en anglais lors d’un entretien. Or, la grande majorité (86 %) s’estime mal préparée pour dialoguer en anglais avec un recruteur. 

Mais que les cadres ne sont pas prêts à combler

Conscients de leurs capacités linguistiques limités, 74 % des sondés aimeraient bien se former. Mais, partisans du moindre effort, 60 % ne se sont pas renseignés sur les dispositifs auxquels ils pourraient prétendre pour y accéder. En dernier recours, seuls 41 % d’entre eux seraient prêts à financer leur formation eux-mêmes pour doper leur niveau en anglais.

*Méthodologie : enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne entre le 29 septembre et le 13 octobre 2014 sur un échantillon d’internautes (68,8 % de cadres).  

 

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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