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4 questions dérangeantes sur #avenirpro à poser en Facebook Live aux ministres

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Céline Husétowski

19/06/2018

[Rendez-vous Facebook Live] C’est un rendez-vous inédit. Ce soir à 19 heures, deux ministres répondent en direct aux questions sur la réforme #AvenirPro. Cadremploi a préparé une anti-sèche spéciale cadres.

Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, c’est le trou noir pour vous ? Adoptée le 19 juin à l’Assemblée nationale, cette loi  propose notamment de simplifier l’accès à la formation et de responsabiliser le salarié dans son parcours de formation. Même si elle recèle encore de nombreuses zones floues.

Cadremploi a préparé 4 questions qui vous concernent. N’hésitez pas à les poser à Edouard Philippe, Premier ministre et Muriel Pénicaud, ministre du Travail, lors de ce rendez-vous inédit sur la page Facebook du Premier ministre 

1)    Je veux me remettre à niveau sur le numérique, #AvenirPro va-t-elle me permettre de mieux me former ?

Ce que dit la loi : Désormais chaque salarié cumulera 500 euros par an sur son CPF qui sera plafonné à
5 000 euros. Les personnes peu ou pas qualifiées obtiendraient 800 euros par an pour se former notamment sur les métiers du numérique de demain. Les salariés à temps partiel auront les mêmes droits que ceux à temps plein. Pour les CDD, le calcul du montant se fera au prorata temporis.

Ce qui est flou : La loi favorise naturellement les personnes peu qualifiées qui cherchent à acquérir des compétences mais aucune précision n’est apportée sur le niveau d’étude requis pour pouvoir bénéficier des 300 euros supplémentaires.

 

Question 

Est-ce qu’un cadre diplômé mais peu qualifié par exemple sur les nouvelles technologies peut bénéficier également des 800 euros par an de budget de formation ou d’aide sur des formations courtes ?

 

2) Est-ce que je pourrai suivre n’importe quelle formation ?

Ce que dit la loi : Auparavant sélectionnées par les partenaires sociaux, l’éventail des formations proposées seront constituées par bloc de compétences et deviendront certifiantes et diplômantes. Tous les salariés pourront choisir une formation sur une application disponible dès 2019 et payer directement en ligne sans intermédiaire.

Sur l’application, ils auront accès à l’offre de formation dans leur région, les dates des stages et le taux d’insertion. Chaque formation sera notée par les participants, ce qui sera un indice de satisfaction pour la communauté des apprenants.

Pour aider les salariés à construire leur parcours professionnel, le conseil en évolution professionnelle sera rénové et de nouveaux opérateurs seront sélectionnés en plus de ceux qui existent déjà (Apec, Pôle emploi, les Missions locales et Cap emploi).

Ce qui est flou : On ne sait pas encore si les formations proposées répondront aux besoins des cadres. Avec l’automatisation des tâches, les besoins en compétences sociales et émotionnelles seront en hausse de 24 % d’ici 2030 selon une étude McKinsey de mai 2018.

>> Lire aussi : Quelles compétences l’IA chamboulera d’ici 2030 ?

>> Lire aussi : Jeunes diplômés : les sciences humaines font un carton

 

Question

Est-ce que les formations proposées seront adaptées aux besoins des cadres et est-ce que l’application permettra d’accéder à toutes les formations en France ou seulement dans la région du candidat ?

 

3)  Avec #AvenirPro, est-ce que je pourrai me réorienter vers un métier d’avenir pour les cadres ?

Ce que dit la loi : Le congé individuel de formation (CIF) disparait au profit du CPF de transition professionnelle. Pour se réorienter, le salarié doit se rapprocher d’un des opérateurs financés dans le cadre du conseil en évolution professionnelle. Il proposera un accompagnement et un plan de financement.

Pour bénéficier de cette prise en charge de reconversion, le salarié devra justifier d’une ancienneté minimale dans l’entreprise sauf en cas de licenciement économique.

Pendant la formation, le salarié gardera une rémunération minimum et pourra s’absenter sur son temps de travail. Tous les frais pédagogiques seront pris en charge par l’opérateur de compétence. 

Ce qui est flou : Le gouvernement souhaitant former sur les métiers du numérique et les métiers en manque de main-d’œuvre, on ne sait pas si toutes les demandes de reconversion seront encore financées. Alors qu’une pénurie mondiale de cadres dans les secteurs en mutation (finances, services aux entreprises, industrie manufacturière, services technologiques) est annoncée pour 2030.

>> Lire aussi : Pénurie de cadres en 2030 : votre secteur sera-t-il impacté ?

 

Question

Les secteurs financés par le CPF de transition professionnelle anticipent-ils aussi la pénurie annoncée de cadres d’ici 2030 ?

 

4) Est-ce qu’un employeur peut inciter un cadre à suivre une formation sur son CPF ?

Ce que dit la loi : Le CPF est un droit personnel et en aucun cas un employeur peut forcer à se servir de ce CPF. 

Ce qui est flou : Le salarié ne co-construit pas son parcours de formation avec son entreprise et peut faire appel à un conseiller d’un opérateur de compétence pour l’aider dans son orientation.

>> Lire aussi : Compte personnel de formation (CPF) : mode d’emploi

 

Question

Que peut faire un salarié si son employeur lui impose une formation sur son CPF alors qu’elle devrait être financée sur le plan de formation de l’entreprise ? Comment dire non ?


3

commentaires

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CEP DM

20/06/2018

à 12:36

CEP= conseil en évolution professionnelle et non "Conseil en évaluation professionnel". Ce CEP est déjà proposé actuellement par 5 opérateurs (APEC et OPACIF/Fongecif notamment pour les salariés). Ce dispositif est gratuit, confidentiel et respectueux de l'individu pour l'heure....avec la réforme les OPACIF/Fongecif sortent du cercle malgré l'efficacité du service rendu depuis 2015 dans le cadre du CEP. Ce qui pose la question du devenir des personnels de ces structures si elles n'étaient pas retenues dans le cadre d'un futur appel d'offre et du cahier des charges que définira la future autorité de tutelle, France Compétences.
Selon ce qui ressort des amendements acceptés par l'Assemblée Nationale, ce Conseil en évolution professionnel ne sera pas imposé finalement pour que les demandes de financement soient étudiées par une commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR) dans le cadre du financement effectif ou non du CPF de transition professionnelle.

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Ferrand

19/06/2018

à 19:15

Que faire vous pour les personnes qui ont fait une ruptures conventionnelles en 2017 depuis au pôle emploi avec l’attente d’une prise en charge de diagnostiqueur immobilier financement globale de 8100€ pôle emploi 3000€ Maximun et mdph le reste en attente de décision 4 mois d’attente d’un dossier en vous de validation c’est une longueur et en plus pas sur d’acceptation voilà le dispositif recherche emploi sans réponse

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moilin

19/06/2018

à 19:11

Bonjour,
Que pouvez vous faire pour les personnes de 60 ans qui ne touchent aucune aide, et qui sont demandeurs d'emplois et qui sont obligés d'attendre 62 ans pour prendre leurs retraites car ils ont commencé à travailler jeunes mais ils leurs manquent des trimestres, merci de votre réponse.

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