5 start-up qui ont brillé au CES Las Vegas et recrutent en France

Quentin Velluet

Emmanuel Macron a emporté dans ses valises 190 start-up de la French Tech au CES à Las Vegas, le plus gros rendez-vous de l’électronique grand public dans le monde. Bien que réduites, ces structures recrutent. Panorama.
5 start-up qui ont brillé au CES Las Vegas et recrutent en France

C’est un petit pas pour le rayonnement de la French Tech dans le monde, mais un grand pas pour les 190 start-up françaises qui ont posé le pied au Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas, le rendez-vous de l’électronique grand public qui a eu lieu du 6 au 9 janvier 2016. Cette année, la France était la seconde nation représentée en nombre d’entreprises, sur un salon qui en accueille au total 3 600 venues de 150 pays.

Parmi la délégation française, Cadremploi vous fait découvrir cinq start-up qui recrutent. Certaines sont déjà bien installées avec une vision de développement à moyen terme. D’autre fonctionnent au jour le jour à effectifs réduits et manquent cruellement de cerveaux. Mais surtout, elles ne sont pas forcément toutes parisiennes.

Netatmo : des embauches au long court

Créée en 2011 par Frédéric Potter et Jean-Pierre Dumolard, Netatmo est spécialisée dans les objets connectés dont certains sont designés pas Starck. L’entreprise compte pour l’instant 110 personnes dans son équipe et deux filiales aux États-Unis et à Hong Kong. En France, elle recrute 14 postes à Boulogne-Billancourt, répartis sur des activités de service client, support, communication et marketing. Il y a un an pile, Frédéric Potter confiait à La Tribune qu’il souhaitait embaucher 50 à 70 personnes durant l’année 2015. Gageons que pour 2016, la start-up continuera sur cette lancée…

Jagger & Lewis : jeune et ambitieuse

Cette jeune start-up, créée durant l’été 2015, mise sur nos amis les bêtes et développe un collier connecté couplé d’une application. Celle-ci est capable d’enregistrer et de comprendre le comportement de l’animal afin d’en détecter les anomalies. « Nous avons à ce jour plus de dix postes ouverts au recrutement car notre projet de développement est ambitieux », précise Alexandre Delille, président et co-fondateur de Jagger & Lewis. L’entreprise compte se renforcer sur des fonctions techniques, marketing, commerciales ou communication.

Withings : la recherche en priorité

Positionné sur le secteur de la santé connectée avec des produits tels que des montres, des pèse-personnes, ou un tensiomètre, Withings a été créé en 2008 par Frédéric Potter –parti depuis lancer Netatmo – Cédric Hutchings et Éric Carreel. L’entreprise qui a attiré BPI France dans sa levée de fonds de 2013, mise sur la recherche & développement. Sur son site, la start-up toubib propose six postes d'ingénieurs chargés de penser les mesures physiologiques de demain et les produits futurs. Au-delà de la recherche, Withings veut renforcer ses équipes support, et reste à l’affût de développeurs mobiles, de designers, marketeurs et autres commerciaux.

Sigfox : des CDI entre Paris et Toulouse

Cette structure très technique a réussi à mettre en place un réseau à bas débit qui vise à développer l’internet des objets en favorisant l’interconnexion entre eux, sans contrainte géographique. Chapeauté par Anne Lauvergeon qui en préside le conseil d’administration, Sigfox se développe très rapidement et n’a pas de mal à lever des fonds. Résultats, la start-up toulousaine propose une trentaine de CDI. Certes, certains sont à pourvoir à Dubaï ou Boston, mais 13 places sont à prendre à Paris et Toulouse dont trois en IT, trois en commercial, quatre en gestion et comptabilité, quatre en communication et marketing et deux ingénieurs.

Wistiki : développement rapide et équipe cosmopolite

Wistiki répond tout simplement au cauchemar des têtes en l’air. Grâce à un petit objet type porte-clés designé là aussi par Philippe Starck et adaptable à n’importe quel objet -mais aussi pour les animaux- l’utilisateur peut faire sonner ou géolocaliser rapidement son trousseau perdu ou son chat aventurier. Malgré une équipe cosmopolite, la start-up reste attachée au 100 % made in France et continue de recruter en France, préférant passer par des cabinets de recrutement pour gagner du temps.

L’équipe grossit très vite : « Il y a deux ans, les trois frères fondateurs lançaient la boîte, six mois plus tard nous étions six, aujourd’hui nous sommes 25 », explique une porte-parole de Wistiki. Pas de plan de recrutement précis : « Nous recrutons quand nous en avons besoin. Actuellement, quatre postes de développeur mobile sont ouverts et nous recherchons également trois commerciaux et deux responsables produit industrialisation ».

Quentin Velluet
Quentin Velluet

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