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5 vérités qui vont vous surprendre sur l'insertion des jeunes diplômés

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Mathilde Hodouin

12/12/2017

Beaucoup d'idées fausses circulent sur les jeunes diplômés. La dernière étude de l'Apec sur la promotion sortie il y a deux ans remet les pendules à l'heure.

Recherche d’emploi, statut cadre, contrat de travail, valeur du diplôme et rapport à l’entreprise… l’Apec continue d’interroger les jeunes diplômés deux ans après leur sortie de formation sur leur insertion. D’après son baromètre publié tout récemment*, neuf jeunes diplômés du supérieur sur dix sont en poste deux ans après l’obtention de leur diplôme. Leur taux d’insertion reste stable depuis 2011. Par ailleurs, les jeunes n’ont pas tellement la bougeotte. Près d'1 jeune sur 2 au travail occupe toujours son premier emploi. De quoi secouer quelques préjugés.

1.    Ils répondent aux petites annonces

Les nouveaux venus plébiscitent toujours les petites annonces.  36 % d’entre eux ont obtenu leur premier poste en répondant à une offre d’emploi. C’est deux fois plus que ceux qui ont sollicité leur réseau avec succès (16 %) ou posté leur CV dans une base de données en ligne (14 %).

Dans le détail, 72 % des jeunes diplômés ont consulté les offres sur internet. 42 % se sont tournés vers les offres des sites spécialisés sur l’emploi. Et malgré les moindres résultats de cette méthode (8 % de succès), la moitié d’entre eux (50 %) s’est jetée à l’eau en envoyant des candidatures spontanées aux entreprises. Pour cette promotion 2015, la recherche d’emploi médiane aura duré 2 mois.

2.    Ils ne boudent pas le statut cadre

Pas si ringard le statut cadre… Près de 7 diplômés sur 10 en bénéficiaient au moment de l’enquête, un score quasi identique à celui des promotions précédentes. Pour les diplômés Bac+5 et plus, il semble qu’il reste l’aboutissement d’un chemin tout tracé pendant leurs études. 93 % d’entre eux ont obtenu un poste de cadre dès leur embauche.

En revanche, l’obtention de ce statut varie selon la filière. Par exemple, 8 diplômés sur 10 en sciences deviennent cadres. Ce n’est le cas que de 6 diplômés sur 10 en moyenne dans les filières économie, droit, gestion et sciences humaines. Les diplômés en lettres, langues et arts restent les plus mal lotis. Seuls 3 jeunes sur 10 obtiennent le statut cadre.

3.    Le CDI est leur ami

Attiré par le statut d’indépendant, les jeunes ? Pas si l’on en croit les contrats qu’ils décrochent. 75 % des jeunes diplômés obtiennent un CDI et la grande majorité l’obtient dès le 1er emploi (84%) La proportion de ce type de contrat augmente même au détriment des CDD par rapport à la promotion 2014.   Néanmoins, le graal du CDI n’est pas à la portée de tous. Les diplômés en sciences technologiques (82 %) arrivent devant les diplômés en économie, droit, gestion (74 %) et ceux qui ont achevé un cursus en sciences expérimentales (64 %). Les ex-étudiants en lettres, langues et arts (55 %) et en sciences humaines (49 %) occupent la queue du classement.

4.    Le 1er poste correspond à la formation suivie

Le diplôme garde toute son importance pour s’orienter sur le marché du travail. Pour 8 jeunes diplômés sur 10 le premier emploi correspond massivement à la formation suivie. Pour la majorité des jeunes, c’est une source de satisfaction. 83 % des jeunes sont satisfaits de leur premier emploi, dont 25 % de très satisfaits.

Ce sentiment touche surtout la filière sciences technologiques (87 %), devant les diplômés en économie, droit, gestion (84 %) et les ex-étudiants en sciences humaines (82 %). En revanche, les jeunes diplômés en lettres ressentent moins d’adéquation (72 %) entre leur travail actuel et leur formation. 23 % d’entre eux reconnaissent occuper un « job alimentaire ».

5.    Ils aiment toujours les grandes entreprises

 Les grands groupes n’effraient visiblement pas les jeunes diplômés. 58 % d’entre eux travaillent dans une entreprise de 250 salariés ou plus. Près d’1 jeune sur 4 choisit même un grand groupe de plus de 5 000 salariés ! Un réflexe peut-être lié à la volonté de démarrer sa carrière avec un nom prestigieux sur son CV.

Notez que ce réflexe dépend beaucoup de la filière. Contrairement aux diplômés en sciences techniques, économie et droit, les jeunes avec une formation en lettres et arts (60%) et sciences humaines (52%) travaillent plus souvent dans des entreprises de moins de 250 salariés. Preuve que chacun finit par trouver chaussure à son pied.

*Etude réalisée en ligne du 15 mai au 12 juin 2017 par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) auprès d’un échantillon de 5.000 jeunes diplômés. Tous les répondants étaient âgés de 20 à 30 ans, de niveau Bac+5 ou plus, et sur le marché du travail en France métropolitaine depuis 2015. Les résultats de l’enquête ont été publiés le 29 novembre 2017.

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natou

12/12/2017

à 12:56

Concernant le cinquième et dernier point, il n'est pas question de "bouder" ou non les grandes entreprises, mais bien de savoir quel type de société offre des postes accessibles en sortie de formation.
dans ma branche (ingénierie), l'immense majorité des postes proposés en sortie de formation sont dans des ESN (anciennement SSII) ou autres sociétés de conseil. Ce type de poste devient quasiment un passage obligé pour "faire ses armes", et la variabilité des missions proposées est un bon moyen de connaître de l'intérieur plusieurs branches, plusieurs entreprises (et leurs sous-traitants) et découvrir où nos compétences pourraient servir.

C'est en tout cas un schéma que j'ai observé chez la plupart des jeunes diplômés de mon âge, plusieurs écoles confondues.

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