6 jeunes diplômés des grandes écoles sur 10 trouvent un emploi en moins de 2 mois

Ingrid Falquy

La plupart des étudiants en grandes écoles sont embauchés moins de 2 mois après l’obtention de leur diplôme. Comment s’y prennent-ils pour décrocher un poste si vite ?

Alors qu’en moyenne les jeunes diplômés mettent 6 mois à trouver un poste*, ceux qui sortent des grandes écoles françaises décrochent leur premier job en moins de 2 mois. Et pas n’importe quel job : un poste souvent cadre (à 85,3 %) et en CDI (73,8 %). Comment font-ils pour être aussi efficaces dans leur recherche d’emploi ? Ils misent sur leur stage, leur réseau et les sites d’annonces, selon l’enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles, réalisée auprès de 60 000 jeunes diplômés et révélée le 16 juin 2015.

Des jeunes diplômés qui ont compris l’importance du réseau

Le stage de fin d’étude est le premier tremplin vers l’emploi. Surtout pour les ingénieurs : un tiers d’entre eux ont été embauchés à l’issue de leur stage. En toute logique, c’est aussi le moyen le plus rapide pour intégrer une entreprise, puisque 80 % des embauches se font avant même la sortie d’école. Si l’on ajoute les stages d’année de césure, les apprentissages et les contacts personnels (famille, anciens camarades, etc.), près de la moitié des jeunes diplômés signent leur premier contrat grâce à leur réseau. À noter que les femmes et les hommes ne bénéficient pas des mêmes "pistons" : elles sont plus souvent embauchées après leur stage, beaucoup moins grâce à leurs relations personnelles.

Un jeune cadre sur 5 trouve son premier emploi sur Internet

Deuxième voie vers l’embauche, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de trouver grâce à leur réseau : les annonces sur Internet. Un jeune diplômé sur cinq a trouvé un emploi sur un jobboard ou un site carrière d’entreprise. Cependant, seule la moitié d’entre eux ont signé leur contrat moins de deux mois après la fin de l’école. Normal, ce moyen est en général sollicité un peu plus tard, après l’obtention du diplôme.

Pas besoin de se brader

Pour se faire recruter si rapidement, les jeunes n’ont pas eu besoin d’accepter des contrats précaires, contrairement à ce que l’on pourrait penser. 3 contrats de travail sur 4 sont des CDI, même si ce taux est en baisse depuis 2011. Particulièrement pour les managers, qui plafonnent à 76,5 % de CDI signés, et les femmes. Une sur trois est en CDD, contre un homme sur cinq. La différence est d’autant plus marquée chez les ingénieurs.

32 962 euros annuels

Les jeunes n’ont pas non plus dû se "brader". Le salaire annuel moyen (brut hors primes) est même en très légère hausse en France, avec 32 962 euros en 2015, contre 32 862 en 2014. Tout comme à l’international, avec un salaire annuel moyen (brut hors primes) de 34 160 euros en 2015, contre 33 706 euros en 2014.

 

*Baromètre de l’humeur des jeunes diplômés Ifop et Deloitte, janvier 2014.

Ingrid Falquy
Ingrid Falquy

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