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7 métiers du futur que pourraient bientôt exercer les cadres

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Sylvie Laidet

16/04/2019

85 % des métiers de 2030 n’ont pas encore été inventés*. Dans son livre « Les métiers du futur », la chasseuse de tête Isabelle Rouhan, en dresse un panorama non exhaustif. Social seller, hacker éthique, éducateur de robot… En quoi consistent ces nouveaux emplois ? Quelles compétences faut-il pour les exercer ? Quelles passerelles entre les métiers d’aujourd’hui et ces métiers de demain ? Voici 7 de ces métiers d’avenir décryptés.

Amplificateur de talents, le nouveau coach

C’est quoi son boulot ?

« Vulgariser une posture efficace de développement personnel dans les organisations », décryptent Isabelle Rouhan et Clara-Doïna Schmelck dans leur ouvrage Les métiers du futur**. Chacun doit pouvoir laisser son potentiel s’exprimer. « Pour avoir un impact à grande échelle, l’amplificateur de talents peut effectuer une partie de son travail à distance, et propose, par le biais de plateformes en lige, des programmes d’accompagnement structurées en fonction des besoins du public visé », ajoutent-elles. Vient ensuite le temps d’un accompagnement plus personnalisé, de visu ou toujours à distance.

Les compétences requises ?

D’abord la bienveillance ! Ce métier repose également sur l’empathie et sur la capacité à discerner les points forts et talents des personnes ou des organisations accompagnées. Le tout en faisant preuve de franchise et avec une excellente maitrise des outils digitaux

Ce job est envisageable pour…

Des responsables recrutement, responsables RH mais aussi pour tous les managers d’équipe un peu à l’étroit dans leur poste.

 

Lire aussi sur le même thème >> 3 questions à Isabelle Rouhan sur les métiers du futur

 

Social seller, le commercial du futur

C’est quoi son boulot?

Entretenir un réseau de relations (clients, prospects, partenaires, etc) via les réseaux sociaux, à des fins commerciales. En étant déchargé des appels téléphoniques répétitifs de prospection, le social seller tisse des relations privilégiées avec ces interlocuteurs. « Grâce aux réseaux sociaux, il contextualise chaque mise en relation, rebondit sur l’actualité de son prospect, pose des questions et creuse les besoins éventuels qui pourraient amener à une vente », décrypte Isabelle Rouhan. Des algorithmes lui permettent de qualifier le degré d’appétence d’un prospect en analysant ses interactions. Et quand c’est le bon moment, le social seller contacte en direct le client potentiel. Donc pas question de se réfugier uniquement derrière un écran pour être performant. Le social seller doit aussi établir et garder le contact dans la vraie vie.

Les compétences requises ?

Evidemment, connaître les règles de bases du métier de commercial mais aussi maitriser parfaitement l’usage des réseaux sociaux. Notamment savoir animer sa communauté, booster son audience, etc. Le tout sans s’endormir sur ces lauriers car sur les réseaux sociaux, tout change très vite. Donc savoir anticiper, le coup d’après.

Ce job est envisageable pour…

Les forces de vente bien sûr, mais aussi les pros des RH ou encore les as de la direction digitale. « Bref, pour les fonctions en lien direct avec l’extérieur : clients, fournisseurs, partenaires, etc. », conclut Isabelle Rouhan.

 

Interprète des data, le new data scientist

C’est quoi son boulot ?

« Son rôle consiste à poser la bonne problématique à résoudre grâce à la datascience (qu’il s’agisse d’expliquer un comportement ou de prédire une performance ou une action avec un intervalle de confiance acceptable) et à interpréter de manière utile les résultats obtenus. Il est le garant de l’absence de biais dans les algorithmes », soulignent les deux auteures.  Ses conclusions doivent déboucher sur un plan d’action concret et efficace.

Les compétences requises ?

Pas le choix : vous devez à la fois posséder une expérience en stratégie d’entreprise, en statistiques/ modélisation/ économétrie et un savoir-faire technologique. A cela s’ajoute une compétence en communication. Notamment pour vulgariser au maximum le propos auprès d’autres interlocuteurs moins technophiles comme les directions générales. Il faut à ce propos être persévérant car influer sur une stratégie d’entreprise peut prendre beaucoup, beaucoup de temps.

Ce job est envisageable pour…

« Les statisticiens, les data miner, les patrons du CRM, bref tous les cadres qui brassent de nombreuses données », souligne Isabelle Rouhan.

 

Neuro-manager ou  brain manager : le manager neurotransmetteur

C’est quoi son boulot?

Faire grandir ses équipes en s’appuyant sur les neurosciences ou plus précisément sur la plasticité neuronale. « Tout l’enjeu est de mieux utiliser les particularités du cerveau humain pour faire avancer efficacement une organisation ou une équipe », soulignent les auteures de l’ouvrage. Bref, de lutter contre la mise en mode « pilote automatique » d’une équipe. 

Les compétences requises ?

Inutile d’être médecin pour être un bon neuro-manager. En revanche, une formation sur les applications pratiques des neurosciences est indispensables « Cela inclut la compréhension des rudiments de la biologie et de la chimie du cerveau, ainsi que de la psychologie, afin d’identifier le déclenchement et le rôle des émotions dans un processus de décision et ce, quel que soit le domaine : finance, marketing, … », relèvent-elles.

Ce job est envisageable pour…

Tous les managers. Que vous soyez amené à encadrer un stagiaire ou des milliers de personnes.

 

Scrum master, le chef de projet sprinter

C’est quoi son boulot ?

Etre le garant de la méthode Scrum, l’une des trois méthodes agiles avec le design thinking et le lean management. Concrètement, un scrum master planifie le travail de l’équipe qu’il accompagne sur un projet et s’assure du respect des délais et des coûts. Pour cela, « il planifie les sprints et les évènements et organise des réunions quotidiennes… Il analyse de manière proactive les éventuels points bloquants et doit préserver l’équipe des interférences extérieures et de tout ce qui pourrait la détourner de ses objectifs et donc la ralentir », détaille Isabelle Rouhan. Il assure également le reporting au client (interne ou externe) et aux managers. C’est à la fois le maitre du temps, de l’argent et de la qualité d’un projet.

Les compétences requises ?

En général, le scrum master a un profil d’ingénieur en informatique ou de développeur, donc un background très technique. Mais cela ne suffit pas. Un talent particulier pour la gestion de projet et l’accompagnement d’équipe est indispensable. Il est souvent titulaire d’une certification Scrum Master.

Ce job est envisageable pour…

Les cadres ayant bossé dans une start up où cette méthode agile est largement répandue. Mais aussi pour les chefs de projet, notamment ceux oeuvrant dans les ESN.

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Hacker éthique, le nouveau consultant en cyber sécurité

C’est quoi son boulot ?

C’est simple (enfin façon de parler), il doit lutter contre la cybercriminalité. Pour cela, il va chercher comment fonctionne une machine et un programme, ses failles, ses faiblesses et trouver des solutions pour parer aux intrusions. Le tout en vue de renforcer les systèmes de protections et donc de réduire les risques d’attaque externes.

Les compétences requises ?

Etre une rock star de l’informatique ne suffit pas. Il faut toujours avoir un temps d’avance sur les pirates malveillants. Ce qui suppose d’entretenir en permanence son expertise technique et son agilité intellectuelle pour entrer dans les systèmes expertisés », insistent les deux auteures. Il doit également avoir une fine compréhension du business de l’entreprise afin de savoir quoi protéger en priorité, le tout dans le respect du droit et de l’éthique.

Ce job est envisageable pour…

« Les geeks, gamers et autres pirates informatiques qui ont décidé d’être loyaux », conclut Isabelle Rouhan.

 

Educateur de robot, le maitre d’apprentissage de l’IA

C’est quoi son boulot ?

Apprendre aux algorithmes à bien penser et surtout à ne pas biaiser leur raisonnement.  « Il structure une grande quantité d’informations sous la forme de question et de réponses, pour faire gagner en autonomie un programme d’intelligence artificielle. Il lui appartient de documenter des séries d’exemples pertinents, et surtout d’éviter les biais. En effet, des algorithmes mal documentés peuvent malheureusement conduire à créer des discriminations », expliquent Isabelle Rouhan et Clara-Doïna Schmelck dans leur ouvrage Les métiers du futur**.

Les compétences requises ?

Ce job associe les maths et la programmation informatique. En effet, il faut avoir une bonne maitrise de la statistique, de la segmentation des donnés et de l’écriture algorithmique. Et pour ne pas introduire de biais, l’éthique est essentielle.

Ce job est envisageable pour…

Les développeurs mais aussi les ingénieurs en informatique.

 

 

* Source l’Institut du futur et Dell, 2017

** Les métiers du futur,  par Isabelle Rouhan, en collaboration avec Clara-Doïna Schmelck

First Editions

Préface : Géraldine Le Meur

265 pages - Sortie : 5 avril 2019 - Prix : 16,95 €

Grâce à un travail d'analyse, les auteures tentent un travail de prospective avec l'aide d'experts, et proposent des fiches métiers pour le futur. Qui permettent d'y voir plus clair sur ces métiers qui n'existent pas encore,  ou pas encore sous cette forme.

 

 

 

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