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Certifier son niveau d’anglais : faut-il passer Pipplet ?

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Sylvie Laidet

23/03/2018

C’est un nouveau venu dans le cercle des tests de langues reconnus par l’Etat. Comment se déroule ce test ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Est-il aussi crédible que ses ainés sur un CV ?

Le chatbot Pipplet vient de recevoir la certification nationale des langues étrangères au même titre que les Toeic, Toefl et autres Bulats.

Le Pipplet, c’est quoi ?

Un test de langue entièrement en ligne mené par un chatbot. En se connectant via un lien envoyé par un recruteur, un organisme de formation ou en direct (même si la start up ne vise pas le grand public pour le moment), vous rentrez en contact avec un robot qui va voir faire écouter des messages proches de situations professionnelles et vous demander d’y répondre en vous enregistrant. Ou encore vous envoyer un mail professionnel fictif, auquel vous devrez répondre en ligne. Montre en main, vous disposez de 30 minutes pour passer ce test. « Ensuite, les enregistrements et les écrits sont envoyés à l’un des 50 professeurs natifs –dont 30 en anglais- qui va analyser la prononciation, la cohérence du discours, la compréhension, les points forts, les points de progression du candidat, etc. A l’issue de cette analyse, l’évaluateur rédige un rapport et appose une note entre A1 et  C2 en se basant sur le cadre européen commun de référence pour les langues», détaille Baptiste Derongs, co-fondateur de Pipplet.

 

Les avantages de Pipplet

D’abord le temps ! En 30 minutes, emballé c’est pesé. Alors que pour le Toeic par exemple, vous devez vous rendre dans un centre d’examen pour 2 heures de test. « Nous évaluons la production du candidat et pas sa capacité à cocher les bonnes cases en grammaire. Nous cherchons à connaître ses compétences linguistiques dans le cadre professionnel et pas à tester ses compétences académiques », renchérit-il. Une analyse partagée par Pascal Larue, fondateur du cabinet de recrutement ImpactUp et client de Pipplet : « Cela nous fournit une analyse plus fine des compétences orales et écrites des candidats, le tout grâce à des mises en situation professionnelles précises. Ce qui est de nature à rassurer nos clients, les recruteurs ». Pour lui, ce type de test est notamment opportun pour des candidats expérimentés qui auraient passé un TOEIC ou autres, il y a une bonne dizaine d’années. « Cela permet de mesurer les compétences linguistiques en « live » », ajoute-t-il. Donc de vérifier si le niveau de langues est toujours le même, meilleur ou pire.

>> En résumé : rapide et facile à mettre en œuvre avec des mises en situation professionnelle

 

Les limites de Pipplet 

Les professionnels de la formation comme Madeleine Faguy, responsable pédagogique de l’organisme Multilangues, regrettent par exemple l’absence d’interaction en live entre le candidat au test et son évaluateur. « Ce dernier ne pourra pas savoir si le candidat a par exemple eu besoin d’écouter plusieurs fois la question avant d’y répondre correctement », illustre-t-elle. D’autres s’interrogent sur la notoriété de ce type de tests aux yeux des recruteurs. Pour cette enquête, nous avons contacté plus d’une dizaine d’entreprises de toute taille, aucune ne connaissait le chatbot Pipplet. L’entreprise revendique aujourd’hui  50 clients (professionnels du recrutement, grands groupes et organismes de formation) et plus de 500 passages de tests par mois. Autre hic, le système de notation relevant du cadre européen commun de référence pour les langues donc sous forme de note A1, B1… « Ce système est, pour l’heure, moins connu par les recruteurs que le fameux score au Toeic », souligne Madeleine Faguy.

>> En résumé : pas d’interaction avec l’évaluateur et manque de notoriété du système de notation.

 

>> Lire aussi : certifier son niveau d’anglais : les tests éligibles au CPF

 

Faut-il indiquer son « score» Pipplet sur son CV ?

En lieu et place d’un score, vous obtenez donc une lettre assortie d’un chiffre. Autant dire qu’il paraît opportun de décrypter ce « score » dans votre CV en précisant à quel niveau il se réfère. Par exemple, A1 correspond pour « utilisateur élémentaire », C2 pour « utilisateur expérimenté », etc. Même si le marché des tests linguistiques est en pleine mutation, notamment digitale, il n’en demeure pas moins que pour décrocher un titre d’ingénieur, vous devrez afficher au moins 785 points au compteur du TOEIC. Soit un niveau B2.

 

 

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