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Ces cadres que les entreprises peinent à recruter

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Mathilde Hodouin

03/10/2017

Faute de candidats qualifiés, recruter des cadres et des ingénieurs devient difficile pour 38 % des recruteurs en France.

Les entreprises aussi font leur marché, mais elles peinent à trouver chaussure à leur pied faute de choix. C’est ce qu’illustre une récente étude du Crédoc* soulignant l’écart entre les profils des candidats et les besoins en main-d’œuvre des entreprises. Quand actuellement 9 % des entreprises cherchent à recruter des ingénieurs et cadres, seuls 6 % des chercheurs d’emploi présentent ces profils.

Télécoms et informatique, des profils prisés

Résultat, 38 % des entreprises peinent à recruter sur ces postes. Les recrutements sont même jugés très problématiques pour les métiers des technologies de l’information : 66 % des recruteurs rencontrent de sérieux problèmes concernant le recrutement d’ingénieurs spécialisés dans les télécoms ou dans l’informatique (62 %).

Dans une moindre mesure, les cadres du secteur des transports (56 %) sont aussi très recherchés. Une bonne nouvelle pour ces salariés au profil rare qui peuvent se permettre d’être exigeants dans leur recherche.

Des difficultés accrues en Île-de-France et dans le Nord

Le décalage entre besoins des entreprises et profil des chercheurs d’emplois s’avère criant en Île-de-France. Côté demande, 21,4 % des entreprises voudraient recruter des ingénieurs et cadres, mais côté offre, seuls 12,2 % des candidats sont assez qualifiés. La palme du recrutement difficile revient là encore aux ingénieurs télécoms (70 %) et informatique (64 %).

Ailleurs en France, la région Hauts-de-France recense 2 fois plus d’offres à pourvoir que de candidats cadres et ingénieurs disponibles. La Normandie (1,64 offre par candidat) et la région Grand Est (1,61) complètent le palmarès. Prêt à changer de région pour trouver du travail ? Vous savez où postuler.

*Étude du centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) publiée en août 2017, à partir de l’enquête Besoins en Main-d’œuvre (BMO) 2016 réalisée par Pôle Emploi auprès de 436 445 employeurs en France (métropole et outre-mer), et des données de recensement de l’INSEE.

18

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Antoine

13/10/2017

à 18:01

Ce n’est peut etre pas les candidats qui manquement, mais plutot les competences du recruteur a comprendre reellement le besoin du client et l’adequation du candidat interwievé.. quand on voit les cabinets qui se rapprochent les uns des autres c’est nivellement par le bas.. le recruteur et cabinets sont le probleme de l’acces a l’entreprise.

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NAT

09/10/2017

à 12:10

A quand un article sur l'état des lieux du recrutement qui peine à trouver des candidats?

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Jpeg

05/10/2017

à 18:09

C'est le plus vieux marronnier autour du recrutement ... le monde de l'IT est plein de seniors au chômage ou recyclés dans les baraques à frites , camions à pizza , pseudo consultants indépendants (ça fait bien).

en fait les entreprises peinent à trouver des ingénieurs avec 5 ans d'expérience , experts sur les 3 technos à la mode ou ayant 3 ans d'expérience dans un truc qui est sorti l'année dernière et , en plus, acceptant d'être payé un salaire de misère.
de plus techniques de recrutement via des "cabinets" ou des DRH qui ne connaissent rien aux métiers (oui il y en a plusieurs et entre un expert réseaux et un spécialiste DEVOPS , il y a autant de points communs qu'entre un podologue et un cardiologue: leur métier porte le même nom générique, informaticien dans un cas , médecin dans l'autre) et se contentent de chercher des mots clés dans un CV.
cerise sur le gâteau: la sacro-sainte expérience... on fait fi des profils qui ont passé les 25 ou 30 dernières années sur le pont , à travers toutes les technologies (ben oui, notre métier c'est d'évoluer) , les modes (centralisation, décentralisation, client-serveur, cloud, digitalisation,...) et que l'on tient pour incapables d'aborder la dernière techno à la mode.. ces profils qui permettraient de faire en 15 jours ce que des débutants n'arriveront peut-être pas à faire en 6 semaines, et qui ont en plus la prétention de réclamer un slaire à la hauteur de leurs compétences et expérience.

le seul problème du recrutement Informatique et télecom ce sont les intermédiaires entre les besoins et les candidats.. et ça fait également plus de 10 ans que ça dure...

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Carroussels

10/10/2017

à 07:48

Ben, tout pareil !

Rappelons tout de même l'obligation faite à l'employeur de maintenir par la formation l'employabilité de ses salariés.... Alors, à qui la faute ?

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Sergio_2991

04/10/2017

à 17:54

Bonjour,
Je travaille dans le secteur des ESN, sociétés de services du numérique, depuis près de 30 ans en tant que manager opérationnel (secteur géographique = IDF). Il est effectivement très difficile de trouver des profils expérimentés, techniques et management sur le marché. Ceci dure depuis près de cinq années. De mon point de vue, ceci est dû à plusieurs facteurs : l'inadéquation entre l'offre et la demande, la recherche du "mouton à 8 pattes" et la baisse des budgets de formation dans les entreprises, l'inadéquation entre le prix demandé par les clients (tarif journalier à la baisse année sur année) et le salaire demandé par les profils sur le marché, la difficulté des entreprises à garder leurs meilleurs éléments face à la concurrence.
Me concernant, j'ai été moi-même sur le marché de l'emploi à plusieurs reprises, chassé par des cabinets de recrutement. Après plusieurs entretiens, et donc du temps passé en dehors du travail à échanger sur mes expériences et sur mon projet professionnel, force est de constater qu'il est nécessaire de rappeler les cabinets pour avoir un retour (pas ou peu de suivi des dossiers). Il y a eu globalement une juniorisation des recruteurs (et c'est bien !) mais sans véritable accompagnement par un sénior (et oui, on en revient aux séniors ! On en a besoin !) dans le démarrage de leur mission.
On peut également constater que les séniors ne sont pas suffisamment mis en avant dans les entreprises. Il existe un soit disant "plan sénior" dans les entreprises mais qui reste du vent. Mais là c'est un autre sujet (je précise que j'ai 53 ans, et qu'il me resterait 14 ans à travailler).

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Antoine

13/10/2017

à 19:51

Nous sommes bien d'accord, le problème numéro un en France sont les recruteurs et cabinets de recrutements, qui ont complètement fermé l'accès direct aux entreprises, ils offrent des assurances et des garanties, bien souvent issues des écoles saprofites, avec des RH qui n'osent plus faire leurs boulots et s'adressent aux cabinets pour ne pas être le responsable du recrutement, il suffit de regarder les chiffres des entreprises et la paupérisation des entreprises Françaises pour se rendre compte qu'effectivement le recrutement par recruteurs et cabinets pose un réel problème aux chefs d'entreprises pour trouver le candidat qui va bien dans son entreprise et qui sera motivé pour y rester et pas à défaut de trouver mieux, cet état est dû aux RH des entreprises qui ne veulent plus assumer leurs rôles.
Les entreprises qui gagnent sont celles qui réalise le recrutement direct

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Luc

07/10/2017

à 10:01

Je suis d'accord, les entreprises cherchent des profils 3-5 ans d'expérience, ce qui leur permet de ne pas les payer trop cher, en faisant fi de l'adaptabilité des seniors, surtout si ceux-ci ont un peu "bourlingué" (plusieurs entreprises différentes).
Quant au plan senior et GPEC, c'est un vaste pipeau inventé par les RH pour satisfaire à la mode et parce qu'ils n'avaient plus rien à se mettre sous la dent depuis l'évolution du "service du personnel" des années 80 aux "ressources humaines" des années 2000, présentant l'homme au cœur de l'entreprise; on voit ce que cela donne au nom de la sacro-sainte productivité !
Comme mon prédécesseur, je précise que j'ai 51 ans, 7 entreprises et pas une pour rattraper l'autre ...

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Salsa 78

04/10/2017

à 14:48

Oui il est difficile de recruter dans certains métiers et certains profil. J'ai moi-même longtemps recruté pour des sociétés de services en informatique et je connais bien la difficulté à faire venir les ingénieurs. Généralement on cherche toujours la même tranche d'âge entre 27/28 ans et 40 ans maximum. Quid des profils plus jeunes et des profils plus âgés? En France il y a un véritable problème dans la consideration des jeunes sans expérience et des seniors (à partir de 40/45 ans!). Ce sont les mentalités qu'il faudrait changer. En quoi un cadre de 60 ans ne pourrait-il pas être encore employable en CDI ? Son expérience pourrait être un véritable atout pour former de jeunes débutants par exemple, même si il part à la retraite à 65 ans. Les seniors, contrairement à ce qu'on imagine, sont prêts à revoir leurs salaires à la baisse. Ils sont disponibles et ont généralement soif de transmettre. De la même manière les jeunes ont soif d'apprendre. N'y a-t-il pas là une équation qui se résout d'elle-même ? Que font nos politiques ?

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Jean Pierre

04/10/2017

à 13:25

Bonjour , je comprends aujourd'hui la difficulté à recruter, pour avoir pratiquer depuis plus de 15 ans. Néanmoins j'ai travaillé dans le secteur de téléphonie en tant directeur des ventes, hors après multiples candidatures je n'ai quasiment aucun retour.
Alors les recruteurs passent t'ils à côté de certaines candidatures?

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EPR

04/10/2017

à 12:57

Bjr,
Je partage totalement les propos de Paulo Web qui synthétise la réalité.

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Christine BOROT

04/10/2017

à 11:57

Bien sur en France, on veut des diplômes, lorsqu'on les a, on vous dis il faut de l'expérience mais les entreprises ne vous donne pas votre chance. Vous vous on va s'éloigner de Paris et là vous ne vous répond même pas. Personnellement je ne comprends pas !!! Christine, Cadre de santé

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Lobo

04/10/2017

à 16:35

Et une fois qu'on a tout cela : diplome, expérience,....on vous dit que vous êtes trop sénior et c'est silence radio sur vos candidatures....j'avoue moi aussi être perplexe....

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Damien

04/10/2017

à 11:41

Les entreprises recherchent souvent des moutons a 5 pattes. N'est il pas plus simple de recruter de jeunes ingenieurs pour les former et les faire monter en competences et promouvoir les cadres en internes?

> Répondre

Paulo WEB

04/10/2017

à 11:20

Bonjour,

J'entends parfois ce genre de message...

Cela me gêne, car je constate aussi que les méthodes de recrutements sont de plus plus opaques, incohérentes et irrespectueuses!

Je suis dans la situation de recherche, je connais autour de moi 4 personnes pouvant témoigner: 4 personnes de 45 à 58 ans.

Mon avis est que le système de recrutement souffre de manquement et ne savent pas identifier des profils.

Personnellement voici quelques expériences: "parler le patois" "avez vous géré des grèves" "avez vous une voiture récente" ...

En ajout, un consultant imprime mon CV en même temps que nous initions un entretien via Skype! il me fait le classique que je me présente (hors il n'avait même pas pris soin de préparer l'entretien et donc un entretien Skype trop long et inconfortable pour évaluer )

Je ne compte même plus les appels de ma part et sans retour, et même des appels de consultants avec messages laissés et sans retours! sur portable comme via secrétariat!

Je pense qu'il faudrait enfin qu'une étude sur le dysfonctionnement des processus de recrutement, j'entends que des systèmes traitent via algorithmes informatique votre CV!

J'ajouterais qu'un peu d'humilité de cette profession serait de bon augure, et de replacer une notion Humaine dans le processus de gestion des ressources des Profils CV.

En Angleterre et en Irlande, lorsque vous répondez à une offre, bien souvent on vous appel et on vous reçoit pour évaluer l'engagement et l'esprit de la personne en plus de la concordance technique.

Pour conclure, une prise de conscience et une remise en question ne font que du bien pour compléter votre sujet.

Dans le cadre de mes fonctions, j'ai été recruteur opérationnel, et je peux vous assurer que les difficultés évoqués sont le fruits d'un système économique qui n'a pas su évoluer (ex: j'ai voulu recruter un Cadre sénior 60ans parce qu'il était compétent, et j'ai eu autour de moi (DRG - DG et cabinets de réseau de la direction) des remarques négatives sur l'intérêt de cette personne et la durée de son engagement.

Bien cordialement

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En réponse à Paulo WEB

Christine BOROT

04/10/2017

à 13:19

Je suis entièrement d'accord avec vous !!! J'ai le même vécu !!!

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SC

04/10/2017

à 08:01

Pas si simple..,, parce que les personnes ayant acquis des compétences équivalentes au cours de leur parcours professionnels se verront rarement proposer un entretien faute du précieux sesame que recherche absolument le recruteur!

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Jeff 78

05/10/2017

à 08:35

En complement , il y a aussi le cote stratégique de certaines annonces :
- Publicite de l'entreprise : recruter c'est bien. Même si le poste est virtuel.
- obligation de faire une annonce à l'exterieur pour pouvoir prendre un candidat en interne.
- une annonce avec une fiche de poste comprennant des spécificités de l'entreprise inconnues ailleurs sauf si c'est un ancien de l'entreprise.
Et ce n'est que quels exemples.

La nouvelle spécification demandée même pour des boite franco-française : Anglais courant à oral et écrit.

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En réponse à SC

Christine BOROT

04/10/2017

à 13:24

Et oui, pas si simple !!!! et on n'a pas de réponse !!! c'est vrai, et il tournera autour du pot en plus !!!

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