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Comment les cadres choisissent pour de vrai leur entreprise

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Sylvie Laidet

04/07/2018

La dernière étude du cabinet Universum dévoile ce qui motive les cadres à rejoindre plutôt telle entreprise qu’une autre. Nous avons demandé à deux spécialistes de l’emploi et du monde de l’entreprise de décrypter leurs attentes.

Selon leur formation d’origine – école de commerce ou école d’ingénieurs - leurs attentes ne diffèrent pas tant que ça. Leur top 3 est identique (seul l’ordre change) : ambiance de travail agréable, salaire de base compétitif et missions ambitieuses. Tout un programme.

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Ambiance de travail agréable = exit la com’ RH, tenez vos promesses !

Les collaborateurs cherchent des lieux de travail cohérents entre l’affichage RH et leur réalité quotidienne. « On leur vend de la bienveillance à tous les étages, or leur quotidien est tout autre. Ils doivent supporter la pression des objectifs et encore trop souvent le management d’un cortège de chefaillons », observe Didier Pitelet, président de l’agence de communication Onthemoon. Et ça, ils n’en peuvent plus et n’en veulent plus. « Ils sont moins dociles et moins compréhensifs envers l’entreprise qu’avant. Si la qualité du management, l’alignement entre les valeurs prônées en interne et leur réalité, ainsi que le relationnel avec les collègues ne sont pas au rendez-vous, ils passent à autre chose », ajoute-t-il. Next !

 

Salaire de base compétitif = money, money, money

Il s’agit là du deuxième critère le plus important pour les deux filières confondues (ingénieurs et commerce). Avec l’excellente santé du marché de l’emploi cadres, ces derniers ne transigent plus avec leurs salaires. Pas question de bouger si l’herbe n’est pas financièrement plus verte ailleurs. Mieux, ils pensent déjà à demain. Pour la première fois cette année, les « perspectives de futurs revenus élevés » figure en 8e place des critères les plus importants pour les ingénieurs. Fini donc les générations d’ingénieurs qui se contentaient de plancher sur leur projet dans leur coin. De plus en plus associés à des équipes et missions transverses, ils réclament eux-aussi leur part du gâteau. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si, comme les alumni commerce, ils revendiquent le paiement de leurs heures supplémentaires. Merci la guerre des talents !

 

Travail ambitieux et challengeant = no bullshit

A ce critère, on peut aisément ajouter deux autres items majoritairement cités par les cadres interrogés, à savoir « diversité des missions » et « environnement de travail créatif et dynamique ». Exit le temps perdu en circonvolutions, jeux politiques et consorts. Ils souhaitent relever de vrais challenges et ne pas « routiner » au boulot. Du concret, du concret, du concret, donc. S’ils ne peuvent pas rejoindre de start up, ils se portent volontiers candidats pour intégrer les incubateurs internes des grands groupes, participer aux hackathons, etc… Et s’ils n’y trouvent pas leur compte, certains développent des « side project » externes. Lancement d’une appli, d’une activité plus arty (photo, etc.) par exemple. Un bon moyen de se challenger (mais ailleurs) et de développer de nouvelles compétences et donc son « employabilité », comme disent les RH.  

 

Des managers qui vont m’aider à me développer = des managers, des vrais !

Non il ne s’agit pas d’un pléonasme, le critère évoqué par les cadres interrogés par Universum est bien celui-là. Il y aurait donc des managers qui n’aident pas leurs collaborateurs à grandir ? « Les cadres, et notamment les plus jeunes, recherchent des managers « inspirationnels ». Des managers qui vont les aider à s’améliorer au quotidien et pas seulement une fois par an lors de l’entretien annuel d’évaluation. Ils attendent du feed back régulier afin d’être reconnu et de pouvoir continuer à grandir », argumente Marion de La Forest Divonne, coach et auteure de « Réinventer sa vie professionnelle… quand on vient de la commencer » (Eyrolles). Formation, coaching, etc, pour eux tout est bon à prendre.

 

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