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Coronavirus : Ces cadres solidaires qui luttent contre cette crise sanitaire en plus de leur travail

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Sylvie Laidet

25/03/2020

INITIATIVES - Mécénat de compétences, coup de pouce technique, intervention sur le terrain…. 4 cadres du secteur privé nous racontent leur engagement bénévole et altruiste durant cette crise sanitaire. On sent aussi chez eux pointer les questionnements sur leur future orientation professionnelle, après ces expériences où ils se sentent plus utiles que jamais.

  1. Coup de main en pharmacie et à l’hôpital
  2. Coup de pouce technique à un site de classe virtuelle
  3. Mécénat de compétences pour une association éducative
  4. Partage d’expérience en gestion de crise

Coup de main en pharmacie et à l’hôpital

Isabelle Laurandin, pharmacien et cadre dans l’industrie pharmaceutique

Dans la journée, cette jeune quinqua est à fond en télétravail pour assurer la continuité du business de son département… mais dans un coin de sa tête, Isabelle Laurandin porte toujours sa casquette de pharmacien. En tant que professionnelle de santé diplômée, elle n’envisage pas de rester en retrait dans la gestion de cette crise sanitaire. Donc quand son mari pharmacien croule sous le boulot dans son officine, le soir et le week-end, elle file (entièrement protégée et en prenant un maximum de précautions) lui prêter main forte.

 

Aider, c’est tout simplement du civisme

 

« J’ai par exemple « enflaconné » des solutions hydro alcooliques, collé des étiquettes, noté les numéros de lots, etc, pendant une après-midi. Mais aussi rangé les commandes qui arrivent deux fois par jour à l’officine », illustre-t-elle.

Et Isabelle n’entend pas s’arrêter là. « J’ai donné mes coordonnées à l’hôpital Foch et en cas de besoin pour aller brancarder, assurer des tâches administratives…, je m’organiserai dans mon boulot pour me rendre disponible. Là, je suis chez moi, je bouillonne de ne pas pourvoir être plus utile. Quitte à prendre des risques, j’irai aider un point c’est tout. C’est tout simplement du civisme », conclut-elle.

 

Coup de pouce technique à un site de classe virtuelle

Baptiste Assmann, architecte solutions chez HAProxy

C’était le jour de l’annonce de la fermeture des écoles.  Baptiste Assmann voit passer le tweet de Dario Spagnolo, dirigeant de O’clock, une école de développeur en téléprésentiel :  il recherche des bénévoles pour aider à monter en charge afin de rendre gratuit l’accès à des classes virtuelles. Baptiste ne réfléchit pas longtemps avant de proposer son aide gracieuse.

 

Lutter contre cette crise sanitaire en aidant à développer l’école à distance.

 

« C’est ma façon d’apporter ma pierre à l’édifice dans la gestion de cette crise sanitaire. J’ai deux enfants de 5 et 11 ans et je souhaite qu’en cette période de confinement, ils aient accès à l’école à distance. Mon action bénévole a donc un double objectif », argumente-t-il. En dehors de ses heures de boulot mais aussi le week-end, il apporte donc des améliorations à la configuration du système informatique d’O’clock. « Là, on est sur la finition du projet mais j’ai proposé de faire du suivi sur les machines à distance », complète-t-il. Et ce, toujours bénévolement.

 

Mécénat de compétences pour une association éducative

Antoine Clément, développeur chez SAP

Pas question pour ce cadre informatique d’abandonner ses actions en faveur du mécénat de compétences pendant la crise. Au contraire. « J’ai recontacté le fondateur de la plateforme de mise en relation Trouvetonprof.fr pour lui proposer de l’aide. Je ne développe pas à leur place mais je leur apporte un regard extérieur, des tips, mon carnet d’adresses… (il sonne d’ailleurs le clairon pour trouver un graphiste bénévole). Je joue en quelque sorte le rôle d’un mentor », explique-t-il.

 

ça me donne le feu le matin en me levant

 

Le tout au quotidien par messages interposés, et de manière plus approfondie le soir et le week-end. « J’organise même un focus groupe avec ma compagne enseignante afin de faire progresser l’expérience utilisateurs de la plateforme », illustre-t-il.  Ce jeune trentenaire reconnait que se rendre utile comme ça en temps de crise « donne du sens à ses compétences et donc à son travail. Ça me donne le feu le matin en me levant ».

 

Partage d’expérience en gestion de crise

Jean Tramier, consultant senior chez Square

Dès l’annonce du confinement, ce jeune trentenaire adresse un post à sa communauté LinkedIn pour proposer ses conseils gracieux en matière de gestion de crise. Une centaine de vue et de nombreux like plus tard, il est contacté par un autre département de sa boîte pour plancher sur le sujet.

 

C’est un geste d’entraide spontané, je n’en attends rien en retour

 

« J’ai rédigé un guide des bons réflexes à avoir en matière de gestion de crise et nous l’avons diffusé au plus grand nombre. J’espère que cela va pouvoir aider des TPE, des associations, etc. Ma démarche est entièrement bénévole, je n’en attends rien en retour. C’est un geste d’entraide spontané qui m’est venu car contrairement à d’habitude, je n’ai pas complètement le nez dans le guidon », insiste-t-il.

Il avoue aussi réfléchir déjà à sa relation au travail et à son engagement d’après-crise. « J’ai aujourd’hui le temps de réfléchir à comment mettre à profit mon savoir au service des autres. Cela doit-il passer par du bénévolat dans une association, voire le lancement d’une association ou de tout autre projet d’entraide ? Je ne sais pas encore, mais cette crise me donne l’opportunité de me poser sur le sujet », apprécie-t-il vraiment.

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