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Emploi des seniors: « Il faut arrêter l’hypocrisie du système français »

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Nathalie Alonso

31/01/2014

La France est la mauvaise élève de la zone OCDE* en matière d’emploi des séniors. Le taux d'emploi des 55-64 ans, bien qu'en progression, y reste de 44,5 % en moyenne contre 54 % dans les pays de l’OCDE. Face à ce constat connu mais qui perdure, l'OCDE vient de publier un rapport intitulé "Mieux travailler avec l'âge" dans lequel elle préconise des réformes musclées. Il faut dire que les derniers chiffres du ministère du Travail sont encore alarmistes : Pôle emploi a enregistré une hausse de 12,3 % des inscriptions de séniors demandeurs d’emploi.

Haro sur la rupture conventionnelle

« Promouvoir un emploi de qualité aux seniors est indispensable pour relancer la croissance et assurer l’équilibre financier des systèmes de retraites », avertit ce rapport consacré au vieillissement et aux politiques de l’emploi en France. Parmi ses propositions chocs, l'OCDE exhorte la France de rendre « moins attractive » la rupture conventionnelle, un mode de rupture du contrat de travail à l'amiable qui peut être détourné pour mettre les seniors en pré-retraite. L'organisation pointe également les durées d'indemnisation chômage plus longues accordées aux plus de 50 ans, jugées contre-productives, selon elle car « trop avantageuses pour ceux qui sont le mieux rémunérés ».

Sus à l’accompagnement

Elle suggère à la place, de « privilégier les mesures les plus efficaces comme une aide intensive à la recherche d’emploi » et de cibler les emplois aidés tels que les contrats de génération vers les profils les moins qualifiés. La bataille de l'emploi des seniors passe aussi selon l'OCDE par « la mise à jour des compétences et la montée en qualification des seniors », pour leur permettre une mobilité professionnelle en fin de carrière, tout en soulignant l'importance de « la reconversion professionnelle » et de « l’accès à un temps partiel » sans perte de salaires.

« Des boxeurs qui ont pris des coups »

Autant de mesures qu'approuve Gilles Vitry, responsable de la Mission 45+ en entreprise, le programme d'accompagnement gratuit des seniors qualifiés au sein de l’antenne parisienne de Fondation Agir contre l’exclusion (Face). « Il faut arrêter l'hypocrisie du système des ruptures à l’amiable : trop de séniors engagent des recours aux prud'hommes qui sont très longs et qui empêchent pendant ce temps de rebondir. » Les seniors en perte d'emploi qu'il rencontre, ressemblent selon lui, à « des boxeurs qui ont pris des coups, et qui au départ n'ont pas beaucoup de force pour affronter l'avenir ». Multiplication des nouveaux métiers, évolution des compétences, choc intergénérationnel... « Il faut un véritable accompagnement des seniors pour les remettre en confiance face à ces défis. Mais c'est beaucoup de temps et du sur-mesure », plaide Gilles Vitry. C'est en tout cas la clé de leur retour à l'emploi : au sein de la Mission 45+ en entreprise, 70% des seniors retrouvent un emploi à l'issue de leur accompagnement.

Nathalie Alonso © Cadremploi.fr

* L'Organisation de coopération et de développement économique regroupe une trentaine de pays : toute l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée et certains pays d'Europe centrale (République tchèque, Hongrie, Pologne), le Chili, la Slovénie, Israël, et l'Estonie.

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personnedexpérience

02/06/2014

à 14:10

« SENIORS » une réflexion non économiquement correcte :

-Une définition de "sénior" au niveau de l'Europe, qui colle à la peau, nous viendrait par les pays du nord, où il y a peu de ségrégation envers les séniors, mais celle-ci a une connotation très négative dans les pays sud dont nous faisons partie ! Il faut cesser avec cette exclusion « de facto » catastrophique...

-Si un gouvernement dit "légitime" (selon la LOI) comme le disait notre ami contradicteur "vieux boxeur", se permet de favoriser la reprise par les jeunes, ils font abstraction du phénomène "séniors", pensant que les "séniors" au chômage reviennent moins chers à la collectivité... (Dixit des sénateurs et députés interrogés) or c'est un tort à mon sens... Concrétisé par les dernières sanctions électorales ! » La génération sacrifiée comme le disait un ex-président Français.

-En fait ÉCONOMIQUEMENT parlant :

Un "sénior" qui recouvre un emploi, va "consommer" et "aider" sa famille, mais être aussi plus performant pour l’Entreprise, de par son expérience, sa mémoire ou historique (savoir) et ainsi pouvoir prendre de justes décisions mesurées ; aussi former la relève pour une meilleure évolution et reprise de l’Économie…

Mais aussi un "sénior" qui recouvre un emploi :

il va "économiser" pour reconstituer son "bas de laine", immobilier = reprise su secteur immo.,

il va aussi placer en "actions, obligations" = reprise des investissements d'où les marchés financiers, mais aussi accroitre de surcroit la CONFIANCE des entreprises et entrepreneurs et emplois à la clé (jeunes et moins jeunes),

il va renflouer directement des caisses de retraites qui placent sur les marchés… quand elles ne dilapident pas dans les fonds "B. MADOFF".
Il faut le savoir, les caisses de retraites CADRES Agirc et autres... sont bientôt, très bientôt en déficit programmé pour l’azimut 2017. C’est demain !

Notons au passage que les banques sont les premières à se séparer des "séniors", (dixit des responsables de fonds de retraites bancaires) afin d’éviter que leurs caisses soient en déficit, et abaisser la pyramide des âges !

-Il est aussi dans les objections, que certaines entreprises tentées par des emplois de « personnes d’expériences », rechignent à cette décision, car par les conventions collectives, elles devraient leur payer les « primes de départ à la retraite » quand les temps devraient venir…

-Que l’on cesse de nous seriner avec la dite "manque de formation des employés », et en favorisant le « venue de personnes non qualifiées », et en finançant des formations hyper couteuses auprès de « bandes des copains » ou « lobbies » ; en fait la délocalisation a appauvri le tissu industriel, fort recruteur de main d’œuvre faiblement qualifiée, qui n’a plus lieu d’être à ce jour…

Alors par l’analyse de ces arguments, ne pensez-vous pas qu’il faille revoir la copie, de cette politique discriminatoire et désastreuse sans avenir…

Un CADRE SENIOR sans emploi est à ce jour une personne actuellement sans avenir... Une politique à court terme sans plan et sans ambition !
Pour l’économie, pour avancer il faut "espérer en l’avenir" !
Révisons donc la copie !

> Répondre

PhD

27/02/2014

à 11:36

Peut-on réver pour que les seniors accèdent à l'emploi:
Je propose que l'on utilise un age moyen dans toute organisation,structure,entreprise dont l'effectif moyen est supérieur à 20 salariés qui obligerai à recrutrer par rapport à cet age (il suffit de calculer l'age moyen dans l'entreprise à partir de la DADS, document communiqué aux différentes administrations)'et si l'entreprise s'en écarte elle serait pénalisée financièrement.
Une proposition de bon sens à la seule condition qu'il n'y ait pas d'exception ou de régimes dérogatoires comme la France y ait tant habitué.

> Répondre

henri

19/02/2014

à 17:32

Bonjour en reconversion depuis 18 mois, j'ai eu et j'ai des entretiens au cours desquels on me lance ce genre de phrase

Mais monsieur, ne pensez vous pas que votre age va etre un probléme??
Vous sentez encore la force de relever ce chalenge,
combien d'années vous reste il avant la retraite ??

suit dans les jours suivants une letrre , un mail m'expliquant que mon profil certes interessant n'a pu etre retenu face à un autre plus en phase avec le poste ...
ci joint la page du cabinet JOB & Box où il n'est plus possible de s'inscrire si on est né avant 1959 et ce pour tous les postes.
alors les séniors ont pris des coups mais en prennent encore et en plus on retarde les départs en retraite ,,,,

> Répondre

ricou

11/02/2014

à 13:17

quand vous avez 55 ans, vous n'avez surement pas envie de repartir à 0 dans une zone géographique inconnue, en remettant tout sur le tapis.

> Répondre

LinA

11/02/2014

à 09:19

Femme 65 ans, toujours en activité parce que '' pas le choix ''

Que, patron à trois reprises dans ma vie je me retrouve à ce jour
(Intervenante à domicile pour personnes à mobilité réduite) ( Dame de Compagnie), etc..
Cela pour continuer à vivre correctement et sans coûter un centime à la société française, alors que j'ai cotisé comme tout le monde en tant que salariée ainsi qu'en tant qu'indépendante .. Libérale. ..

La veille pile poil de mes soixante ans je me suis retrouvée au chômage
Et là m'a t'on dit
Vous n'avez droit à rien, vous devriez être à la retraite
Une horreur!
je vis seule depuis 18 ans
Un loyer lourd.
Encore deux enfants à charge,
Que faire ?
Comment faire ?
J'avais cotisé une grande partie de ma vie en activité
Et je n'avais droit... A RIEN ?!?

Alors j'ai cherchée et encore et encore...

jamais je n'aurais imaginé faire ces jobs, des emplois difficiles fatiguants...
Mais le sourire lumineux de toutes mes petites ( avec tendresses ) personnes me ravie chaque jour, alors Oui... j'y ai pris un sacré plaisir

Et depuis mes 60 ans je bosse régulièrement en indépendante,
je me suis forgée une bonne réputation, le bouche à oreille aujourd'hui ne cesse de fonctionner.
Enfin mes '' employeurs '' ont le sourire lorsque j'arrive et je sais que je ne serai jamais virée ou critiquée ou autre chose de déplaisant qui vous casse chaque jour ... de votre vie

Pour leur plus grand malheur... Il se trouve que je prends 2 semaines de vacances par an et là c'est moi qui embauche "une perle '' comme moi !!

Je n'avais point cette vocation .. Pourtant ;-))

Bon courage et nous ne sommes pas tous coincés à passer notre vie le derrière assis a supporter collègues... responsables ... Et autres petits chefs en mal de compétitivités, de résultats

Je suis aussi plus riche d'empathie .. De tendresse et d'amour
Ils me nourrissent de savoirs, d'expériences, de vécus...

Bon courage

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doudou

06/02/2014

à 20:44

Je vois qu'Alain69 a pu au moins faire une formation. Je souhaitais suivre une formation sur le développement des sites Internet, les réseaux sociaux, les nouvelles applications dans mon domaine de compétence, le voyage et le tourisme. Pendant mes 3 ans à Pôle Emploi, on m'a répété "désolé, il n'y a pas de budget formation pour vous, tout est réservé pour le bâtiment sur la région Rhône-Alpes". En revanche, une de mes collègues de l'Ile de France a pu faire exactement ce qu'elle voulait

> Répondre

vieux boxeur

06/02/2014

à 15:58

Je voudrais profiter de ce support pour m'adresser personnellement à Madame Nathalie Alonso.

A la lecture de ces différents témoignages, vous est il encore possible de contester le fait que le rejet systématique des plus de 50 ans par les entreprises et surtout par leurs services des relation humaines est de loin la première cause de la sur-pondération des seniors parmi les chômeurs en France? A titre d'exemple, déjà en 1994, il m'avait été explicitement et personnellement reproché d'avoir embauché un "vieux de 49 ans". Le dit vieux a travaillé 50 heures par semaine jusqu'à son départ en retraite, sans poser le moindre problème, malgré un gros problème de santé. Le monde de l'entreprise n'est certainement pas le seul responsable de cette situation mais, il ne peut nier en être le principal responsable.

A chacun ses qualités et ses défauts, certains sont tout à fait capables de s'adapter facilement aux évolutions. D'autres rencontrent plus de difficultés qui sont souvent liées à leurs parcours. Comme vous l'indiquez justement dans votre article, tout est possible à condition d'y mettre les moyens. Cependant, si la situation de blocage évoquée précédemment perdure, les moyens déployés seront inutiles et coûteux.
En outre ces moyens seront globalement inutiles si le taux de chômage global reste stable.

Il n'est, ni de mon ressort, ni du votre, de juger si telle ou telle entreprise doit privilégier la gestion de sa pyramide d'âge ou tout autre critère. De la même manière, le gouvernement actuel, démocratiquement élu et donc parfaitement légitime, est dans son rôle quant il décide d'engager en priorité des moyens importants au profit des jeunes demandeurs d'emplois afin éviter qu' une tranche d'âge ne soit durablement exclue de l’accès à l'emploi.

Ces deux orientations sont donc parfaitement légitimes. Il convient cependant que ceux qui prennent ces décisions et qui disposent des moyens de les prendre assument la responsabilité de leurs actes et les conséquences. Il est inacceptable qu'on fasse supporter aux victimes que sont les demandeurs d'emploi la responsabilité première de leur situation. Cela reviendrait en quelque sorte à exiger du piéton qu'il prenne en charge les dégâts occasionnés sur le véhicule qui l'a renversé.

Une lecture rapide des réactions à votre article m’amène à penser que la totalité des lecteurs indignés qui ont pris la peine de faire part de leur position ont des origines professionnelles très diverses. Force est cependant de constater que, malgré les accidents de parcours qu'ils ont subi, ils donnent tous l'impression d'être prêts à donner le meilleur d'eux même, à condition d'en avoir la possibilité et que cette démarche présente un réel intérêt pour eux et pour la collectivité.

Je ne sais pas exactement quels sont les groupes de pression qui influencent l'OCDE. Je voudrais quand même rappeler que, dans une période similaire qu'ont été les années 30, certains pays sont sortis de la crise par l'économie administrée, d'autres ont trouvé plus efficace de spolier différentes catégories de citoyens de leurs droits et de leurs biens!!!

Il convient de rappeler que l'assurance perte d'emploi est d'abord une assurance obligatoire. Les victimes âgées ont souvent cotisé plus de 30 ans à ce régime. Leurs cotisations ont souvent profité à des salariés plus anciens qui sont partis en retraite dans de meilleures conditions. Ce n'est pas lorsque le sinistre est survenu qu'on est en droit de réviser les garanties. Le fait que le régime soit déficitaire autorise l'assureur à augmenter ses primes ou à diminuer ultérieurement ses garanties mais à la condition que l'assuré l'accepte.

> Répondre

BLACK

06/02/2014

à 13:34

Je pense très sincèrement que cet article est encore une fois rédigé en méconnaissance totale des réels problèmes.
J'ai pour ma part été licencié à 50 ans il y a maintenant 13 ans. Compte tenu de mes résultats et de ce que je savais faire ... je ne me suis pas trop inquiété.
Rapidement (dans les 6 mois) on m'a proposé un premier challenge en Libye. Le boss m'avait promis un "superjob" si je ramenais l'affaire. J'y suis allé avec deux ou trois confrères dans la même situation = Tous aux assedic (donc payés) mais avec la certitude d'un "superjob". Campement pendant 3 mois à Tripoli dans des conditions quasi spartiates (par exemple un seul coup de téléphone par semaine aux familles ... trop cher). L'affaire gagnée le "boss" s'est barré avec la tire lire 30 % de la commande de 10 millions d'€.
Retour avec l'aide du quai d'Orsay en France ... 12 mois d'assedic consommé (Consumés ?).
La naïveté n'atteint pas le nombre des années. Je pars dans la foulée au Yémen dans des conditions analogues ... Pour réaliser un produit soit disant vital pour l'ONU. Pareil avec mes assedic mais là dans un cadre nettement plus confortable ... Quoique un jus de mangue dans les bistrots ! Même punition même motif ... et 6 mois de plus pour les indemnités.
Mon ancien employeur est en liquidation. Le lance un plan de reprise = Recherche des investisseurs, réunion avec les politiques locaux, business plan... 6 mois de boulot encore.
On m'a préféré finalement un américain qui a liquidé la boîte dans les deux ans ... Je suis en fin de droit. J'ai 54 ans. Quand vous êtes en fin de droit; c'est la mise à mort.
Je monte ma société (SARL) je re-dynamise mon expérience yéménite. J'obtiens un trophée de la région pour mon initiative mais ... pas un rond.
Finalement je lance une nouvelle entreprise pour le compte d'un tiers et avec, enfin, un salaire (1500 €/mois).
En Juillet 2013 j'ai enfin mes trimestres = retraite. Mais je ne sais toujours pas aujourd'hui ce que je vais en définitive percevoir (je reste sur une estimation) et n'ayant aucun document, il m'est bien entendu impossible de faire un quelconque projet.
Ma SARL tourne encore (je fais de l'intégration haute technologie pour EADS (dont je suis fournisseur officiel).
J'ai donc 63 ans mes capacités euristiques et managériales semblent encore intacts si j'en crois les commandes en cours. Je suis maintenant habitué à vivre sans fric et finalement je suis plutôt bien.
Mais ... Quel gâchis, surtout quand je vois le niveau d'incompétence de certains qui ont encore ... eux du boulot.
J'ai franchement la trouille pour le magnifique pays qu'était la France.
Les "grands hommes politiques" en s'appuyant sur les grands capitalistes et leurs vues à courts termes ont changé la donne. Et si ... les vieux ... descendaient dans la rue ?

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BLOGUEURSENIOR

06/02/2014

à 10:35

Senior on le devient tous un jour. Je ne sais plus qui a dit que la jeunesse est une maladie dont on guérit.
Nous sommes, nous les seniors (qu'est ce que je hais ce terme-pourquoi pas vétérans ou grabataire):
Trop chers :
après 5 ans de chômage et donc 0 Euros de revenus je prends une activité pas un salaire et de plus mes contraintes familiale me permettent de descendre mes ambitions salariales

Incompétents notamment sur les NTIC :
je tiens un blog, je suis présents et actifs sur les réseaux sociaux, je fais vivre mon site internet, je suis capable de me servir du pack office dans son intégralité)

Rétif à la formation:
j' ai entrepris à 45 ans un master de marketing stratégique que j'ai obtenu

Ingérable: "et si votre chef était plus jeune que vous?" question d'une jeune assistante RH . Elle devait surement croire que dans mes 30 ans de vie professionnelle ça ne m'était jamais arrivé....

Voilà quelques exemples de préjugés qui ne tiennent pas... Et je ne suis pas le seul dans la situation.
Des centaines de candidatures sans même un accusé de réception, ou encore récemment une chasseuse de tête enthousiaste au téléphone sur mes compétences et quand j'annonce mon âge pas de réaction. Je me dis ahhh enfin !!!
Et depuis plus de contacts, impossible à joindre.
Je réfléchis à un blogue où on pourrait donner les noms des cabinets et des entreprises qui fonctionnent comme ça ça pourrait être drôle non?
Qui est partant?

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ID

05/02/2014

à 16:28

Quand je lis ça : « la mise à jour des compétences et la montée en qualification des seniors », je me pose des questions sur la vision qu'ont les gens de l'OCDE et les rédacteurs de cet article sur les personnes de plus de 55 ans (voire de plus de 50 ans).

Si je comprends bien, on arrive à cet âge sans qualification (dont fait partie l'expérience professionnelle) et, évidemment, depuis la sortie de l'école, on n'a jamais, jamais mis à jour ses connaissances et compétences.

Et bien bonjour les regard sur les "seniors".

D'un autre côté si on pouvait partir en retraite tout de suite, je le ferais illico. Mais voilà, l'âge de la retraite ne fait que reculer, les retraités sont des fardeaux paraît-il, quoique, les chômeurs sont assistés et puis les salariés, quant à eux, ils coûtent cher !

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Alain69

05/02/2014

à 15:28

Entièrement d'accord avec vous. Je viens de faire une formation diplômante dans le bâtiment. 10 mois pour rien (diplôme obtenu quand même !!!) tous les recruteurs me mettant sur la touche. Certains ont eu le courage de me le dire en face, merci à eux, même si le moral en a pris un coup.

Je reviens donc à mes fondamentaux, bouchés car trop de monde dans la filière, devenue affaire d'ingénieurs et de sur-diplômés des grandes écoles.

Je songe de plus en plus à reprendre tout en bas de l'échelle, celle dont je viens, et à monter une entreprise en parallèle. Il me reste 8 ans avant la maigre retraite que l'on va me donner (vérifié sur le site de la CNAV). Opter pour cette alternative me permettra de continuer après, en complément de ma retraite. Triste France....

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mimi33

05/02/2014

à 14:28

cela fait 4 ans que j'accepte des petits boulots , technicienne de surface ( ménage ) alors que pendant 26 ans j'ai fait de la gestion d' entreprise ( compta et secrétariat ) mais voilà à mon âge( bientôt 60 ans ) je ne peux plus prétendre à un poste dans un bureau pour continuer ce que je sais faire et que j'aime , comme je suis veuve depuis presque 5 ans je dois survivre donc accepter ce que l'on me propose quand on me propose car en ce moment dur dur , j' ai vu Pôle Emploi qui m'a remis un dossier afin de trouver un stage , l'entreprise n'aura aucun salaire à me verser , c'est une remise à niveau de 80 h par mois , pendant ce temps je toucherai mon indemnité chômage de 20€ de l'heure mais après qui voudra m'embaucher , je vais arriver à la fin de l'indemnisation et je n'aurai que le RAS .. comment survivre ainsi ??
on repousse l'âge de la retraite mais on embauche plus les seniors faudrait peut être savoir dans quel sens avancer , personnellement je dois aller jusqu'à 62 ans pour avoir moins de 400€ / mois sinon pousser jusqu'à plus de 66 ans ??
pourquoi ne pas privilégier l'embauche des jeunes afin qu'un jour ils aient une retraite car à l'heure actuelle les pauvres ils vont devoir pousser jusqu'à plus de 70 ans , aussi que l'on remette à 60 ans pour nous cela fera de la place pour eux , comment raisonnent les politiques , qu'ont ils dans leur petite tête , pourquoi ne pas demander au peuple , ils sont en place grâce à nous alors qu'ils ne décident pas tout seul !

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Arnold

05/02/2014

à 13:20

Aucune mesure n'a jamais été vraiment été prise en faveur de l'emploi des seniors.

La seule vraie mesure qui a été mise en place est d'alourdir le coût du licenciement d'un plus de 50 ans. Tant et si bien que cette mesure est devenue dissuasive pour l'embauche d'un plus de 50 ans.

N'est-il pas vrai que l'administration n'embauche personne de plus de 42 ans ? et sous quels prétextes fallacieux? ne serait-ce pas de la discrimination ?

toutes les formations ne donneront aucun travail s'il n'y a pas d'employeur ! et aucune embauche si les employeurs potentiels ne sont pas "encouragés" à embaucher un senior. Est-ce si difficile à comprendre ?

A l'occasion du centenaire de la grande guerre de 14-18, où l'on fusillait "pour l'exemple" j'apprécierai que cette notion d'exemplarité, d'égalité, etc soit bien comprise et pourquoi pas appliquée à tous, et en particulier aux politiciens, élus, fonctionnaires, et ceux qui nous gouvernent, qui ne sont en rien concernés par les problèmes du secteur privé. Eux se sont "protégés" depuis longtemps...! et aux frais du secteur privé n'est-ce pas ?

Pas facile, certes, mais il parait qu'à défaut de pétrole on a des idées, cependant je n'en entend aucune en provenance de ceux qui sont payés pour cela !

> Répondre

thomasp13

05/02/2014

à 09:45

Je vous comprends et je ne peux qu'adhérer à vos propos.
Peu importe nos efforts de recherche et nos vraies compétences, notre expérience, les employeurs et les recruteurs ne veulent pas de senior au travail.
Le contrat de génération est à destination de ceux et celles qui sont déjà en poste.
Le contrat de génération ne s'adresse pas à ceux qui sont en recherche d'emploi : les journalistes assez médiocres qui font état du contrat de génération ne soulignent pas ce critère objectif, ne parlons pas de tout ceux et celles qui écrivent sur le net et ne vérifient pas les critères objectifs de leurs articles médiocres en ligne.
C'est dramatique de nier l'expérience et une génération sur le marché du travail.
C'est dramatique de cliver jeunes et seniors au travers de déterminants qualificatifs : vous êtres jeune ou senior ; il n'y a pas recherche de compétences et qualifications
Les recruteurs et les drh n'ont pas de profil de poste et de description de poste : ils ont des préjugés.
Ceci explique un peu peut-être le décrochage de la France
Je recherche un poste depuis un an. Je conserve enthousiasme et je persévère. Je vais créer mon propre job au travers d'une SAS unipersonnelle. Le salariat n'est plus une opportunité pour le senior en France.

> Répondre

vieux boxeur

04/02/2014

à 19:48

Etes vous capable d'apprécier l'ignominie de vos propos? " il faut arrêter le système des ruptures à l'amiable: trop de seniors engagent des recours aux prud'hommes qui sont très longs et qui empêchent pendant ce temps de rebondir"
Il est exact qu'une procédure prud’hommale est paralysante mais que chacun assume ses responsabilités. Connaissez vous une seule procédure prud'hommale qui ne soit entravée par la partie patronale?
N'existe t'il pas de moyens plus simple d’empêcher ces procédures interminables?
Je suis un "vieux boxeur", mis à pied un soir, sans témoin, et licencié pour faute imaginaire après 35 ans d'activité auprès du même employeur.
Sachez quand même qu'en 2006, c'est à dire avant le cataclysme de mai 2007, j'ai fait confiance à un autre "vieux boxeur" qui,en plus, avait de gros problèmes de santé et l'ai embauché à temps partiel. Ce monsieur m'a aidé plus que personne d'autre, l'entreprise a bénéficié d'une aide conséquente, il ne lui a donc pas coûté cher et les ASSEDIC ont économisé un an et demi d'indemnités.
Pour en venir à l'OCDE et l'union européenne, je note que depuis vingt ans tout ce qui est bon pour l'Allemagne est bon pour l'Europe. Je serai donc aussi cynique que vous et je propose deux mesures radicales pour résoudre le problème du chçomage :
1. Rétablissons le S.T.O. et envoyons les jeunes travailler en Allemagne.
2. Je n'aurai pas l'indécence de décrire la seconde mesure qu'il faudrait appliquer à nous les vieux mais je pense que chacun à compris ce à quoi je pense.

> Répondre

LeGrandDuDuche

04/02/2014

à 15:07

J'ai 55 ans, mon parcours prof est de 23 ans responsable R&D puis 10 ans Directeur technique. Je me retrouve à l'ASS (15,90 euro/jour) ET CE N'EST PAS FAUTE DE CHERCHER ! De plus je suis un ancien "recruteur" donc je n'ai rien à apprendre de ce coté au niveau techniques de recherche. Voici un extrait de mon CV qui n'intéresse aucune entreprise (pour dire que le pays est vraiment malade):

Managériales : - Encadrement de personnel technique (85 personnes sur 3 sites)
- Mise en place et suivi du plan de formation
- Gestion des délais et des relations clients et fournisseurs
- Surveillance du respect des normes et de la sécurité des personnes et des biens
- Analyse des coûts directs et indirects dans un but de rentabilité accrue
- Renouvellement et entretien des équipements (production, informatique, bureautique)
- Négociation et gestion des contrats (sous-traitance, conseil, assurances, transport, …)
- Veille technologique
- Animation de réunion (Production, qualité, CE/DP, CHSCT, …)
- Bras droit de la Direction Générale

Informatiques : - Gestion et administration du système d’information
- Etude de solutions financières permettant la pérennité et l’évolution fonctionnelle du parc
- Gestion des réseaux (TCP/IP, Ethernet, RS 232, VPN, VLAN, DNC, …)
- Maîtrise des OS (Windows toutes versions, UNIX)
- Déploiement et maîtrise des ERP ainsi que des Bases de données
- Langage C, Assembleur

Electroniques : - Réalisation complète de cartes (schéma, routage, prototypage, industrialisation)
- Analogique (traitement de signal, amplis OP, filtres actifs, …)
- Logique (µprocesseurs, µcontrôleurs, E/S, ROM, RAM, logique 3 états, …)

Production : - Gestion de site de production (Tournage poupée mobile et fixe, Centre d’usinage, Rectification traditionnelle et centerless (plongée et enfilade), machines de tribofinition, polissage chimique, Dégraissage solvant et lessiviel, …)

Langues : - Anglais Lu et écrit : Très bon niveau, connaissance des termes techniques. Parlé : Bon niveau, formation intensive de 300 heures de préparation au TOEIC Mai-Juillet 2012 (niveau 710, examen juillet 2012).

> Répondre

zulu49

04/02/2014

à 14:51

ds le monde reel, il y a encore et toujours la descrimination de l'age. aucun employeur le dit ouvertement car ce n'est pas politiquement correct. le Jeunisme est tjrs present en entreprise. d'ailleur, on est senior a 45 ans et on se fait traiter de vieux ts les jours. l'analyse a ete faite par des personnes qui n'ont jamais mis les pieds ds une entreprise.

> Répondre

Omanel95

04/02/2014

à 12:20

Le problème des seniors dans la société française, c'est qu'ils ne descendent pas dans la rue !. Leur pouvoir de nuisance est insuffisant. Les jeunes eux font peur car ils savent encore se mobiliser (le chômage des jeunes est aussi une catastrophe pour l'avenir de notre société) . Nous vivons maintenant dans une société du chacun pour soi. Ce phénomène est accentué par la crise que nous traversons, le vivre ensemble de notre société est rongé par le chômage.
La raréfaction du travail pousse les employeurs à augmenter le nombre de critères à l'embauche, et discrètement à laisser libre cours à des a prioris peu avouables (femmes, noirs, cités sensibles, vieux...). L'objectif aujourd'hui, c'est l'immédiat, et non plus la pérennité, dans ce cas, les seniors n'ont aucune chance!
Il faudrait aussi faire coïncider les actes aux discours.....

> Répondre

Paul

04/02/2014

à 11:05

Pas de problème : pour bouger je bouge et je me bats ! Mais c'est croire aux bisounours (comme se plaisent à répéter nos politiques) que de croire que l'auto-entreprenariat est une solution viable pour notre système et l'égalité des droits ! Proposer l''individualisation forcenée plutôt que d'embaucher des seniors constitue une solution à court terme pour les entreprises donneurs d'ordres ET la société : quand donc le comprendrons-nous ???

> Répondre

cookie

04/02/2014

à 10:19

La bataille de l'emploi des seniors passe aussi selon l'OCDE par [...]« la reconversion professionnelle » et de « l’accès à un temps partiel » sans perte de salaires.
Non mais ils réfléchissent à l'OCDE ?
Une reconversion devra être soit très limitée par les expériences déjà acquises, soit vouée à l'échec : quel employeur prendra le risque, "en ces temps de crise", d'embaucher un "vieux" de 50 ans (qui a encore quand même 15 ans à bosser, ne l'oublions pas !), qui n'a pas d'expérience dans le domaine dans lequel il vient de se former ?? (j'en parle en connaissance de cause).
D'autre part, quel employeur va conserver un senior à temps partiel sans perte de salaire, quand il peut se payer un petit jeune à moitié prix ?
Est-ce une exception française ? Peut-être ... il est vrai que dans les pays anglo-saxons, c'est l'envie de bosser qui est la première qualité recherchée chez un candidat, après, son âge, son physique, ou même ses diplômes, c'est secondaire.
Les préjugés ont la dent dure, chez nos chers recruteurs français, et puis, il ne faudrait surtout pas prendre de risque, car "c'est la crise", n'est-ce pas ... Restons dans les rangs, surtout pas un cheveu qui dépasse !!

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fredany

04/02/2014

à 09:45

Ce sujet est tabou ! les médias en parlent tout bas .. le gouvernement ne fait rien. il faut réveiller les consciences.
Je suis d'accord avec le commentaire précédent, travailler jusqu'à 65 70 ans alors que les entreprises françaises ne recrutent plus ou difficilement dès 45 ans, pour pas dire 40 ans.
Il est temps de bouger en imitant le mouvement des bonnets rouges !

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babours

04/02/2014

à 09:32

Attention avec cette mentalité faut pas se battre car peut-être ça va faire du tort aux autres gardons notre système social qui s'écroule, vous risquez d'oublier le principal c'est à dire vous...Je veux dire "battez-vous pour ce que vous aimez faire. Facile à dire de loin, me direz-vous. D'accord mais bon courage, Paul, ça peut changer aussi pour vous.
Signé : Un auto entrepreneur qui paie ses charges en toute légalité et ne se moque pas de vous mais cherche à vous encourager à bouger déjà dans votre tête.

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Panthère grise

04/02/2014

à 07:39

lutions à appliquer en priorité et d urgence pour sauver ce qui reste si c encore possible ! Limiter l indemnisation retour a l emploi a 3500/4000 euros maximum avec une durée calculé en fonction de la cotisation effectuée, exemple une personne doit avoir travailler au moins 5 ans pour avoir un an d allocation 10 ans pour 2 ans 20 pour 3 ans pour les seniors pour ce dernier
Les jeunes ont plus de facilité s adapter a un nouveau métier et s il ne trouve dans dans leur domaine ils devraient s'orienter vers les métiers qui embauchent, ils en restent
Cela suffit de s attaquer et de vouloir culpabiliser les seniors surtout ceux qui on travailler toute leur vie et dont on veut souvent se débarrasser au profit de plus jeunes moins payés et plus "flexibles" même s il faut tenter de dissuader les entreprises de le faire on ne changera pas le monde ! Arrêtons l hypocrisie et agissons

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Christine

03/02/2014

à 21:17

"L'organisation pointe également les durées d'indemnisation chômage plus longues accordées aux plus de 50 ans, jugées contre-productives, selon elle car « trop avantageuses pour ceux qui sont le mieux rémunérés ». "

Je préfère garder pour moi ce qui me vient spontanément à l'esprit....

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Paul

03/02/2014

à 19:26

Certes,le salariat n'est pas une fin en soi, mais s'il s'agit de créer une auto-entreprise avec tous les défauts que ce type d'entreprise comporte (absence de création de droits, concurrence déloyale pour les entreprises classiques, "externalisation"-suppression des "charges"-cotisations sociales comme c'est pratiqué en toute illégalité), merci bien. Je ne vois actuellement que ce type de création : comptabilité, artisan menuisier, etc... avec des personnes qui espèrent pouvoir "régulariser" un jour afin de bénéficier de droits sociaux durement acquis !
Bref, il ne reste plus aux vieux qu'à concurrencer les entreprises (les autre salariés en fait) en renonçant à notre système social français ... ou à crever tout simplement !
La retraite à 65/67/70 etc ... ans ? Quand seulement 45 % ou 54 % sont embauchés ?
De qui se moque-t-on ?

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Chirstophe Jaffry

01/02/2014

à 16:46

Bonjour,

La plus grande hypocrisie est d'avoir fait croire que le salariat était une fin en soi.

La plus grande hypocrisie serait encore de s'obstiner sur une voie qui consisterait à mettre en place une batterie d'aides et d'accompagnements pour le retour à l'emploi des seniors.

Le marché du travail ne semble pas en vouloir.
Quelqu'un a t'il sonder quelques entreprises de recrutement pour savoir quels étaient les profils recherchés ? A priori non. Ou alors personne n'ose s'exprimer sur le sujet.
Pourquoi insister alors? Pour se donner bonne conscience ?
Trouvons d'autres alternatives.

L'indépendance et l'entreprenariat me semble être une véritable alternative plutôt que d'inventer je ne sais quelles mesures de retour à l'emploi, qui ne débouchera malheureusement sur rien, si ce n'est que sur de faux espoirs et de la déception.

Christophe Jaffry
Fondateur Sérénissimo

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thym

01/02/2014

à 14:32

Enfin un article qui se trouve être le reflet d'une réalité vécue tous les jours par le seniors( étant en train de vivre le descriptif effectué dans les paragraphes de ce reportage.

Que faire si on souhaite se relancer malgré en 5 mois 300 cv et des dizaines autres démarches??

Tout cela est d'une hypocrisie et d 'une bassesse .......................................

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