Entretien avec Béatrice Louvet, Fondatrice, TRANSITION Finance

Publié le 08 janvier 2007 La rédaction Cadremploi

TRANSITION Finance opère sur trois secteurs : l'intérim, le recrutement et le management de transition. Le cabinet créé en mars 2004 recrute pour les métiers de la comptabilité, de la gestion et de la finance. Ses clients ? Les directions administratives et financières à qui il apporte conseils et recommandations et soumet des profils de candidats adaptés à leurs différents besoins. Transition Finance bénéficie de l'expérience de sa fondatrice, Béatrice Louvet, dans de grands et petits cabinets de recrutement. Avec cette préoccupation permanente qui est de suivre chaque candidat de façon personnalisée. Entretien.

Vous vous présentez comme un cabinet à taille humaine ; combien de personnes êtes-vous ?
Béatrice Louvet : Le cabinet est passé de 5 personnes à 15 en l'espace d'un an, en 2006. 15 consultants tous formés aux métiers de la gestion-compte-finance et issus de la profession. C'est à la fois nécessaire pour accompagner le client et l'aider à identifier ses besoins, mais aussi et surtout pour comprendre et évaluer l'expérience du candidat en parlant le même langage. Il est bien évident que l'on ne peut pas parler en profondeur de fusion-acquisition, d'audit, de normes comptables, et autre si on ne maîtrise pas les arcanes de ce métier. Le candidat aurait de quoi être perplexe, et ne pourrait être évalué à sa juste valeur.

 

Quel est le principe de fonctionnement d'un cabinet comme le vôtre spécialisé dans la comptabilité et la finance ?
B. L. : Nous essayons d'allier les points positifs des grandes structures, avec des méthodes de travail bien pensées, à la souplesse de la petite entreprise. Notre but n'est pas de construire notre valeur en remplissant une base de données de candidatures coûte que coûte. Nous sommes orientés vers le candidat. Nous l'écoutons, nous cherchons à bien comprendre ce qu'il souhaite. Nous l'accompagnons dans la phase de recrutement, nous l'aidons à définir et à exprimer ses attentes. Nous l'aidons à mettre en valeur ses compétences, à rôder son discours. C'est une chose d'être bon techniquement, c'en est une autre que de savoir se vendre. Y compris au niveau des cadres. Et la formule fonctionne puisque le processus abouti quasi systématiquement à une embauche, car du côté du client nous avons su écouter et comprendre réellement ses besoins pour lui faire gagner du temps. En résumé, nous n'avons pas une approche de masse, mais plutôt une approche qualitative et personnalisée.

 

 

 

Pour le candidat comme pour l'entreprise, quel est le contexte d'embauche aujourd'hui ?
B. L. : Avant toute chose, il est important de savoir que le nerf de la guerre aujourd'hui pour les métiers de la gestion-compta-finance, c'est de trouver et de fidéliser les meilleurs candidats. On s'avance vers une phase de pénurie, il faut donc aider nos candidats dans tout le processus de recrutement et de placement. Il nous faut être efficaces, rapides et pertinents pour éviter de les voir partir consulter d'autres sources de propositions.
Pour ce qui est de sa relation avec les entreprises, le bon candidat, c'est-à-dire celui qui est bien formé, au fait des dernières réglementations, va regarder la meilleure carte de visite qu'il va pouvoir apposer sur son CV. On est là dans une pure logique de carrière, sachant que nous ne sommes plus aujourd'hui dans le cas du comptable qui reste 30 ans dans le même service et dans la même entreprise.
La profession bouge beaucoup, à la fois pour obtenir un meilleur salaire, mais aussi pour continuer à apprendre. Il faut mettre à jour ses connaissances sans arrêt, au fil des évolutions de la législation et des nouvelles normes de comptabilité. Ceux qui sont au fait des dernières applications et logiques de gestion ont vraiment le pouvoir de choisir aujourd'hui. Ils ont une bonne longueur d'avance sur les autres, avec toutes les chances pour eux de choisir le poste qui leur convient.

 

Zoom sur Béatrice Louvet
Une interview suffit pour comprendre que Béatrice Louvet vit son métier de recruteur avec passion et engagement. Sa carrière débute par un bout d'essai dans le métier du commercial avant de prendre une orientation vers le métier du recrutement. Formée sur le terrain, pour le compte de cabinets de différentes tailles, Béatrice Louvet l'avoue : « Le recrutement, on aime ou on n'aime pas ! Moi, je suis tombée dedans, et depuis c'est ma passion ». Une passion qui lui permettra de trouver l'énergie de créer TRANSITION Finance début 2004, portée aujourd'hui par des résultats éloquents : 5 millions d'euros de chiffre d'affaires, une croissance de 200 % et plus de 4 000 personnes recrutées en 2006.

La rédaction Cadremploi
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