Entretien avec Frédéric Cavalier, Associé, Lynks Partner

Publié le 16 août 2006 La rédaction Cadremploi

Sur le marché du recrutement, Lynks Partner est un jeune cabinet. Il est créé en 2003 par deux anciens collaborateurs issus de grands cabinets anglo-saxons. Leur motivation ? Renouveler ce qui se fait dans le secteur tout en apportant un vrai plus. Ainsi pour faire la différence, les deux associés entendent exploiter la carte de la réactivité et de la proximité. Un état d'esprit tout à fait adapté aux domaines pour lesquels ils recrutent : l'Achat et la Logistique d'une part, le Marketing et la Vente d'autre part. Présentation avec Frédéric Cavalier, l'un des deux co-fondateurs de Lynks Partner.

Vous êtes nouveau sur le marché du recrutement ; qu'est-ce qui vous distingue de vos concurrents ?
Frédéric Cavalier : Le premier élément, c'est la souplesse d'une PME. Contrairement aux plus grosses structures, nous sommes et nous restons en lien direct, et avec les entreprises, et avec les candidats. Notre approche du recrutement est vraiment globale. Nous sommes deux aujourd'hui, et le prochain consultant que nous allons recruter d'ici la fin de l'année travaillera en appliquant la même méthodologie. Il sera l'interlocuteur unique sur un même circuit de recrutement.

 

L'autre élément distinctif, qui découle du premier, c'est notre réactivité. Nous nous attachons à traiter le recrutement d'un candidat dans des délais extrêmement raccourcis. Là où certains grands cabinets appliquent des process longs de 3 à 6 mois, nous finalisons un dossier en 5 semaines au maximum. Le recrutement est un enjeu important pour une entreprise, il est donc important de pouvoir répondre rapidement à son attente. Même si bien évidemment, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.

 

Enfin, le troisième point, c'est notre démarche dite au succès. Autrement dit, il n'y a facturation de l'entreprise qui nous mandate que s'il y a un recrutement abouti. Sans compter que la communication faite autour d'un recrutement est prise en charge par notre cabinet. Et il faut croire que notre formule marche puisque depuis la création de notre cabinet de grands groupes nous accordent régulièrement leur confiance.

 

Quel est le potentiel des secteurs pour lesquels vous recrutez ?
Il est énorme ! Nous sommes spécialisés sur des fonctions transverses qui peuvent être déclinées dans n'importe quels secteurs, ce qui nous garantit une réelle souplesse. Quand l'automobile va mal par exemple, on peut toujours recruter pour l'aéronautique. La fonction achat par exemple que nous connaissons particulièrement bien est aussi importante pour l'un ou l'autre des secteurs. Aujourd'hui, les entreprises ont de plus en plus besoin d'acheter, et d'acheter de plus en plus loin. C'est stratégique. Conséquence : nous recrutons pour elles des acheteurs, en particulier avec un profil d'ingénieur et une spécialisation achat.

 

Quelles sont vos exigences vis-à-vis des candidats ?
Ce que l'on regarde avant tout, c'est l'envie. Ensuite, c'est le désir de stabilité. Nous avons besoin de garantir aux entreprises qui nous font confiance une pérennité du recrutement. On ne peut se permettre de leur proposer un candidat qui n'aura pas envie de s'investir sur le long terme. D'ailleurs plus qu'un poste, c'est une carrière ou projet d'entreprise que nous proposons.

 

D'autre part, nous avons besoin de savoir si les personnes sont disponibles ou pas. Nous ne pouvons proposer, du fait de notre fonctionnement et des attentes de nos clients, des candidats disponibles dans 6 mois seulement. Bien évidemment, nous tenons compte des préavis auxquels les candidats sont généralement astreints. Mais dans ce cas précis, si nous parvenons à formaliser le recrutement par une signature, le problème du préavis est intégré et réglé.

 

...et le dossier est clos définitivement ?
Absolument pas ! Nous suivons toujours les candidats que nous plaçons. En effet, le marché montre qu'en moyenne, 10 à 20% ratent leur intégration pour divers détails, la plupart du temps d'ailleurs pour des choses toutes simples. Un exemple : nous avons eu il y a quelques mois le cas d'un candidat acheteur qui devait s'installer dans le sud de la France. Pendant la phase de recrutement, l'entreprise lui avait promis un soutien pour son installation sur place. Finalement, le candidat en question s'est retrouvé seul, à devoir dormir à l'hôtel en attendant de trouver où s'installer. C'est là que nous sommes intervenus auprès de l'entreprise, mais aussi auprès de partenaires sociaux qui ont débloqué la situation. Et aujourd'hui il est toujours dans cette structure. Pour les entreprises, c'est intéressant d'avoir un retour de notre part pour pouvoir mieux gérer les prochains recrutements. Même en phase de post recrutement, nous efforçons de rester l'interlocuteur externe privilégié, et en cas de problème nous jouons le rôle de médiateur en continuant à apporter du conseil.

 

Quant au candidat lui-même, nous jouons aussi un rôle de coach, de conseil en recrutement. Lorsque l'un ou l'autre n'est pas retenu, nous revenons avec lui sur les axes d'amélioration, incluant les aspects de présentation ou psychologiques.

 

Zoom sur Frédéric Cavalier
Frédéric Cavalier a la fougue du jeune entrepreneur, plein d'allant et de verve. A 33 ans, le co-fondateur de Lynks Partner a tout le recul nécessaire pour aborder le marché du recrutement à sa façon. Après un DUT de commercialisation en 1993, et une Maîtrise de sciences de gestion en alternance, il entame sa carrière dans le secteur de l'intérim, en qualité notamment de directeur d'agence. En 1999, il intègre un grand cabinet sur la place de Paris. On lui confie la mission de monter une division ingénieur et technicien avec une forte couleur achat logistique. C'est dans ce cadre qu'il rencontre son futur associé avec qui il créera en 2003 le cabinet Lynks Partner.

La rédaction Cadremploi
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