Entretien avec Laurent Da Silva, Directeur général, Futurestep

Publié le 21 novembre 2005 La rédaction Cadremploi

Créé en janvier 2000, Futurestep est la division de conseil en recrutement « middle management » du groupe Korn/Ferry International. Fort d'un réseau de bureaux implantés dans une vingtaine de pays, ce cabinet de recrutement de cadres et de cadres supérieurs intervient sur divers secteurs d'activité : Industrie, Biens de consommation, Banque, Assurances, Santé, Nouvelles Technologies. Futurestep est mandaté, bien entendu, sur de simples missions de recrutement, mais va beaucoup plus loin lorsque les entreprises décident d'externaliser la gestion de leurs recrutements. Le « RPO », le Recruitment Process Outsourcing, est même une tendance à la hausse. Présentation et explications par Laurent Da Silva, Directeur Général de Futurestep France.

En tant que spécialiste du « middle management », quelle gamme de services proposez-vous ?
Laurent Da Silva : Que ce soit à Paris, mais aussi dans nos bureaux de Lyon et Strasbourg, notre gamme de services est large. Elle va du recrutement traditionnel à la prise en charge du processus complet de recrutement, que l'on appelle dans notre jargon, le « RPO ». Ce service est d'ailleurs ce qui nous permet de nous différencier sur un marché concurrentiel. A ce jour, un nombre important de grands groupes s'interroge sur une externalisation totale ou partielle de leurs recrutements. Leur conclusion est souvent la suivante : concentrons-nous sur la gestion et le développement des compétences de nos collaborateurs, et confions plutôt l'acquisition de nouveaux « potentiels » à des cabinets. Et c'est là que Futurestep se positionne de façon idéale.

 

 

Quelles relations entretenez-vous avec les cadres candidats ?
L. D. S. : Deux choses sont extrêmement importantes pour nous : la déontologie et la méthodologie. Ces principes que nous appliquons dans nos relations avec les entreprises clientes, nous les appliquons aussi auprès des candidats. Concrètement, nous avons à cœur d'assurer une réelle démarche d'accompagnement et de conseil, que cela ait un intérêt immédiat ou non sur une mission. Un candidat, dont le profil n'est pas forcément adapté à un besoin actuel, représente toujours pour nous une solution potentielle d'avenir.
Il est important pour Futurestep de pouvoir établir un contact rapide avec ces candidats. Nous portons donc une attention toute particulière à notre base de données, de façon à rester réactifs et à contacter le profil idéal en temps voulu. Sachant que la base de données Futurestep est mondiale, et que l'on peut l'interroger comme on le souhaite.

 

Et quelle est votre méthodologie ?
L. D. S. : Nous travaillons avec le candidat à partir d'un entretien structuré. A l'issue de cet entretien, nous lui faisons un vrai retour, une analyse détaillée, afin qu'il puisse être le premier à en profiter. Il faut bien préciser que ces entretiens se font toujours lorsque nous avons été mandatés par l'un de nos clients pour la recherche d'un poste.

 

 

 

Diriez-vous que le candidat est dans une situation plus favorable aujourd'hui ?
L. D. S. : Incontestablement, le marché est engagé dans un processus de redémarrage. Sur toutes les gammes de fonctions et de postes, la situation est bien meilleure pour les candidats que celle des 5 dernières années. Les offres sont beaucoup plus nombreuses, à tel point que l'on constate une certaine inflation au niveau des salaires. La guerre des talents est sur le point de redémarrer.
Cela dit, le salaire fixe tend à être minoré. Le principe de variable tend à se généraliser sur bon nombre de fonctions. La rémunération liée à l'implication et aux résultats est de plus en plus courante, et de plus en plus admise par le candidat. Y compris sur des fonctions qui n'étaient pas jusque là concernées par ce genre de principe. C'est le cas, par exemple, pour les contrôleurs de gestion, les DRH.
L'autre observation, c'est l'émergence de nouveaux métiers liés à la norme Sarbanes-Oxley, la norme américaine qui a pour but de réguler la vie administrative et financière de l'entreprise suite aux scandales Enron et Worldcom. Dès lors qu'ils sont côtés en bourse aux Etats-Unis, ou qu'ils appartiennent à une filiale américaine, tous les groupes sont obligés d'appliquer cette norme. Il y a encore 3 ans, ce besoin et cette obligation n'existaient pas. Conséquence : de nouveaux métiers sont en train de se mettre en place. Les profils les plus adaptés sont des profils d'auditeurs, des personnes habituées à entrer dans le détail du process, à le schématiser et à le vérifier. C'est aujourd'hui un marché extrêmement porteur.

 

Zoom sur Laurent Da Silva
Sa carrière, Laurent Da Silva la vit à plein régime. Riche d'une maîtrise en droit du travail de l'Université Paris II Panthéon Assas et d'un Master en Ressources Humaines de l'Essec, il entame son parcours professionnel en tant que consultant en 1997 pour le compte d'un cabinet français de renom au sein duquel il développe la practice Finance. En 2001, il intègre Futurestep France. En 2002, il prend la direction des pôles Industrie et Consumer. Trois ans plus tard, en 2005, il est finalement nommé Directeur Général de Futurestep France.

La rédaction Cadremploi
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