Entretien avec Nicolas Schang, Campus Manager, Legrand

Publié le 13 mars 2006 La rédaction Cadremploi

Pas une maison, pas un appartement sans au moins un élément estampillé Legrand. Ce groupe, d'ampleur internationale depuis une quarantaine d'années, peut se vanter d'être LE spécialiste mondial des systèmes d'installations électriques et des réseaux d'informations dans le bâtiment. Si 2005 a déjà été une bonne année, avec un bénéfice net annuel multiplié par trois, 2006 se présente sous de bons auspices. Outre une prochaine introduction en bourse, Legrand entend bien poursuivre la politique d'acquisition menée depuis quelques temps déjà. Autant dire que l'entreprise se porte bien et qu'elle représente un réel potentiel de carrière. Présentation et explications avec Nicolas Schang, Campus Manager.

En quoi Legrand peut-elle être une entreprise d'avenir pour un candidat ?
Nicolas Schang : Legrand est une entreprise d'avenir, d'une part parce qu'elle est solidement installée sur ses marchés traditionnels, l'appareillage électrique, la protection, le cheminement de câbles et les produits industriels, et d'autre part parce que l'entreprise s'est investie dans les technologies Internet. C'est un secteur en perpétuel développement, nous proposons donc des produits adaptés tels que des prises Wifi, des systèmes domotiques. L'innovation est une préoccupation très forte pour Legrand. Plus du tiers de nos investissements industriels leurs sont consacrés, et nous souhaitons aussi développer nos ventes avec 50 % de produits nouveaux. Quand on sait en plus que deux personnes sur trois dans le monde n'ont pas encore accès à l'énergie, le potentiel de croissance est encore très important.

 

Quels sont vos besoins pour 2006 en terme de recrutement ?
N. S. : Nous recherchons des profils financiers, avec 4 à 6 ans d'expérience, ainsi que des ingénieurs spécialistes que nous n'aurons pas forcément trouvés en interne. Nous sommes également en recherche de profils de commerciaux. Nous embauchons principalement pour ces fonctions des jeunes diplômés que nous accompagnons dans le cadre d'un programme d'intégration et qui, ensuite, vont pouvoir prendre des responsabilités dans notre réseau commercial ou dans d'autres secteurs de l'entreprise. C'est pour nous une pépinière.

 

 

Quels sont vos programmes pour encourager le développement des compétences ?
Nous avons par exemple un programme, baptisé Conducteurs de Talents, découpé en trois étapes lors des premières années de vie professionnelle du collaborateur arrivé chez nous. La première, c'est une intégration avec rencontre avec la direction générale pour une présentation du groupe, son ambition, ses projets, sa culture. La deuxième, c'est une formation dispensée par des organismes extérieurs pour permettre au collaborateur de développer sa personnalité. Et la troisième étape, c'est une formation au management traitant des différentes modalités et typologies et de la façon dont chacun fonctionne face à ce management. Tout le monde passe par ce programme. Il n'y a pas une personne qui ne suive le cursus. Les jeunes diplômés en particulier se rendent compte à cette occasion qu'ils intègrent un groupe avec une dimension humaine importante.
Par ailleurs, dans le cadre du plan de formation individuelle, chaque année, nos cadres choisissent des formations qui vont les aider, soit à atteindre leurs objectifs, soit à développer leurs compétences, soit à préparer des prises de fonctions nouvelles.

 

La mobilité est une notion très forte au sein de l'entreprise ?
N. S. : C'est effectivement pour nous un sujet important. Nous avons mis en place des plates-formes mobilité qui se réunissent toutes les 4 à 6 semaines. Cela fait partie d'une politique globale de mobilité, tant transversale, d'un métier à l'autre, que d'une division à l'autre. Tout le monde y gagne. Les gens développent leurs compétences et sont aux meilleurs d'eux-mêmes. Et c'est aussi un moyen de fidélisation. Notre taux de turn-over n'est pas très élevé. Il tourne en France autour de 3 %. C'est bien le gage et la preuve que les modalités développées tant en terme de formation que de mobilité interne sont de réels facteurs de fidélisation de nos collaborateurs.

 

Zoom sur Nicolas Schang
Riche d'un DESS Energie, Nicolas Schang intègre Legrand à la sortie de l'université en 1995. Il entame son cursus au sein du groupe par des responsabilités commerciales. Il devient quelques années plus tard Campus Manager, autrement dit responsable des relations avec les écoles et de la communication du recrutement. Pendant quelques temps, il se voit confier une mission opérationnelle de Responsable des Ressources Humaines, avant de reprendre ses fonctions de Campus Manager.

La rédaction Cadremploi
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